Malix et ses parents disent merci aux policières

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Les policières Chantal Morrier et Audrey Simard entourent les parents du petit Malix, Daniel-Manuel Fournier et de Chrystel Lévesque. Les agentes ont aidé la dame à accoucher.

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Le petit Malix n'a que deux semaines de vie, mais il retient déjà l'attention autour de lui. Il est devenu, sans le vouloir, la vedette régionale et il fait aussi la fierté de la police de Saguenay.

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L'agente Chantal Morrier était bien heureuse de pouvoir prendre le petit Malix.

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Le quatrième enfant du couple Daniel-Manuel Fournier et Chrystel Lévesque est venu au monde dans les bras des policières Chantal Morrier et Audrey Simard, le soir du 27 janvier.

La naissance s'est bien déroulée, même si le poupon est sorti du ventre de sa maman dans le lit de la chambre des parents et que ce sont des policières de Saguenay qui l'ont eu en premier dans les bras. Mercredi matin, Malix et ses parents ont rendu visite aux policières, au Quartier général de la Sécurité publique de Saguenay. Le trio voulait les remercier officiellement de l'excellent travail qu'elles ont effectué ce soir-là.

Si le papa a fabriqué de petits souvenirs aux deux patrouilleuses, celles-ci avaient aussi un petit présent pour le poupon, soit une voiture de police.

« Ça fait du bien de pouvoir raconter une histoire familiale positive. On ne voit que du négatif dans les médias lorsqu'il est question des familles, mais cette fois, c'est autre chose », a lancé la maman.

Et c'est l'une des raisons pour lesquelles le couple voulait faire connaître toute cette aventure d'un accouchement à la maison qui s'est bien déroulée et qui s'est bien terminée.

« On a vu que la maman n'était pas stressée. Et nous ne l'étions pas. Lorsque nous sommes arrivées dans la chambre, elle avait les jambes serrées et elle nous a dit que la tête était sortie. On lui a dit de laisser aller. J'ai tiré le bas du pyjama et le bébé est arrivé », a raconté la policière Chantale Morrier. Tout le monde gardera un bon souvenir de cet événement.

« Tout a bien été. Lorsque j'ai eu le bébé dans les bras, j'ai entendu un petit cri, mais il ne pleurait pas. J'ai fait bouger les petites mains et les petits pieds et là, le bébé a pleuré. Je me suis dit que tout était correct et ce fut le plus beau moment », a mentionné l'agente Audrey Simard. Les policières ont reçu une lettre de félicitations de l'état major de la police, car, comme l'a souligné le capitaine Marc Sénéchal, ce n'est pas tous les jours qu'une action comme celle-là est faite.

« Et ça permet de voir autrement le rôle du policier, qui en est souvent un de répression. Nous sommes fiers de nos policières et elles ont su maîtriser la situation », a-t-il dit.

Le petit Zachary, le fils de la policière... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 4.0

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Le petit Zachary, le fils de la policière Audrey Simard, regardait avec attention le cadeau offert par les parents du petit bébé.

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Le policier masculin doit rester sur le seuil de la porte

Deux semaines après avoir vu deux policières de Saguenay aider sa conjointe à accoucher de leur quatrième enfant, Daniel-Manuel Fournier ne sait toujours pas comment il aurait réagi si des policiers masculins étaient arrivés chez lui le soir du 27 janvier.

« Je me suis posé la question en me dirigeant vers le Quartier général de la police. J'en parlais avec ma conjointe et je ne sais vraiment pas ce que j'aurais fait », a mentionné M. Fournier.

Le soir de l'accouchement imprévu à la maison, M. Fournier a clairement fait savoir au policier Jean-François Imbeau de rester sur le seuil de la porte de la chambre, qu'il n'avait pas à y entrer.

« Faut tout de même se garder une certaine intimité. Même à l'hôpital, je trouve qu'il y a souvent trop de monde », a indiqué le papa.

Lors de son rapport en soirée, le policier Imbeau a fait savoir à son sergent que le message avait été clair.

Malgré la présence de deux policières, Chrystel Lévesque s'est montrée un peu surprise. En fait, elle attendait plutôt les ambulanciers.

« J'ai su très vite que je n'aurais pas le temps de me rendre à l'hôpital. Tout ça s'est fait rapidement. Heureusement que le bébé était bien positionné, que ce n'était pas un siège ou qu'il n'avait pas un bras de travers. En fait, il est sorti tout seul et les policières m'ont aidée », a repris Mme Lévesque, dont les trois autres enfants sont âgés de cinq, quatre et deux ans.

Ceux-ci ne se sont d'ailleurs pas réveillés malgré tout le bruit et le va-et-vient qu'il y avait dans la maison.

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