Touche pas à mes régions: forte concentration primordiale

Philippe Dumont, Réjean Dumais, Pierre Dostie, Engelbert Cottenoir... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Philippe Dumont, Réjean Dumais, Pierre Dostie, Engelbert Cottenoir et Éric Dubois se sont réunis mardi soir dans le cadre du collectif Touche pas à mes régions.

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«Notre région est un peu comme une automobile qui a de gros problèmes mécaniques, il y a des réparations à effectuer, mais on nous enlève le coffre à outils pour s'en occuper.»

Ce commentaire d'Éric Dubois résume parfaitement le sentiment du collectif régional Touche pas à mes régions, qui s'est rassemblé mardi soir. Issus de différents secteurs, cinq hommes ont échangé sur différents sujets, tout en s'inquiétant de l'avenir des régions si le gouvernement fédéral ne redonne pas des outils de concertation dignes de ce nom, comme la Conférence régionale des élus, abolie le 1er mars 2015.

«S'il n'y a plus d'instances et d'organisations, on a un sérieux problème, surtout avec les problématiques que vit notre région, craint Éric Dubois, citoyen membre du collectif régional, citant en exemple la restructuration économique et les coupes dans différents services. Qui va vérifier que ces coupes ne touchent aux services s'il n'y a pas de mandat pour le faire?»

Selon le groupe de citoyens rencontré, le gouvernement de Philippe Couillard néglige les besoins des régions.

«Personne n'a la vraie vérité à lui seul et c'est ce qui est dangereux avec cette dérive autoritaire, observe Pierre Dostie. Le gouvernement s'octroie tous les pouvoirs à partir de sa propre vision.»

Le collectif régional Touche pas à mes régions est un groupe de discussion réunissant des citoyens qui désirent s'impliquer et faire valoir leur point de vue. Mardi, les domaines syndical, environnemental, de la santé, de l'ingénierie et de l'éducation étaient représentés. «On est des citoyens avant tout qui veulent faire changer des choses», soutient Engelbert Cottenoir, président régional à la CSN. 

«On souhaite que la société civile soit partie prenante d'une nouvelle instance, peu importe la forme qu'elle peut prendre», souhaite quant à lui Éric Dubois.

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