Crise forestière canadienne

Résolu rejette toutes les critiques

Le président de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le président de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau

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La direction de la papetière Résolu considère que le Forest Stewarship Council International (FSC) tente en ce moment de l'isoler et de lui faire porter toute la responsabilité de la crise qui sévit en ce moment au Canada et qui risque de faire tomber des dizaines de certificats de cette norme à court et moyen terme en raison de l'interprétation qu'en font certains groupes, dont les communautés autochtones.

Dans un premier temps, Résolu explique que ses représentants ont informé le FSC, le 18 décembre, de son intention de participer activement à un processus de médiation équitable. Une telle démarche, selon le président Richard Garneau, ne pouvait se dérouler autrement que sous la responsabilité des gouvernements du Québec et de l'Ontario qui ont l'entière juridiction sur les politiques d'exploitation forestière.

Nombreuses questions

Résolu rejette les commentaires du directeur général du FSC, Kim Carstensen, à l'effet que la papetière ne fait qu'émettre des signaux négatifs à l'étranger en lien avec les problèmes d'application de la norme. «Résolu et les autres participants ont exprimé légitimement leurs préoccupations au FSC, et ce, à plusieurs reprises. Pourquoi le FSC n'a-t-il jamais pris la peine de les aborder de façon concrète?», interroge la papetière.

Dans son communiqué émis pour annoncer que des mesures allaient être prises contre Résolu, le patron de FSC insinue que la papetière entretient des relations acrimonieuses avec des groupes environnementaux et des communautés autochtones. Ces accusations sont tout simplement fausses, rétorque M. Garneau, puisque la papetière entretient d'excellentes relations avec de nombreuses communautés autochtones.

Greenpeace montré du doigt

Quant aux groupes environnementaux dont FSC fait état dans son communiqué, la papetière identifie clairement Greenpeace. Résolu répond à cette affirmation en soulignant que l'organisme a choisi de la prendre pour cible et de l'utiliser dans sa campagne de financement.

«Nous présumons que le FSC fait référence à Greenpeace, dont la campagne de financement prend Résolu pour cible et trompe le public au sujet de la santé de la forêt boréale canadienne. Résolu n'a eu d'autres choix que de défendre sa réputation, comme celle de ses employés et partenaires. Étant donné que la cause est devant les tribunaux, l'intervention du FSC est inacceptable», précise la papetière.

«Richard Garneau soutient le FSC depuis fort longtemps. Il a mis de l'avant la certification à la norme FSC, et depuis, Résolu soutient fermement la norme de certification. Ce n'est que lorsque Greenpeace a commencé à attaquer Résolu sur plusieurs fronts, y compris sur celui des certificats FSC, que les problèmes sont survenus», ajoute la papetière dans sa critique des arguments de FSC International.

La crise pourrait perdurer

La réponse de Résolu au communiqué de FSC laisse supposer que la crise de la certification risque de se prolonger au Québec et au Canada. La suspension des certificats relève d'éléments sous la juridiction des gouvernements provinciaux et fédéral. La papetière affirme qu'elle n'est pas la seule à devoir faire face à ces problématiques et que d'autres entreprises sont confrontées à l'impossibilité d'appliquer la norme boréale de façon similaire sur tout le territoire concerné.

En ce moment, le gouvernement du Québec, le Conseil de l'industrie forestière (CIFQ) et Résolu s'entendent pour dire que les problèmes à la source de la suspension des certificats FSC relèvent de la responsabilité du gouvernement du Québec puisque c'est lui qui gère la forêt, les plans de coupe et les politiques de protection des espèces. C'est aussi Québec qui a la responsabilité des relations de gouvernement à gouvernement avec les communautés autochtones et non les papetières.

L'expulsion de Résolu à titre de membre du FSC signifierait pour l'organisme la perte de son deuxième plus important détenteur d'hectares certifiés avec la norme boréale au Canada.

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