Vincent Lachance ose le monde des affaires

Vincent Lachance, fondateur de l'entreprise Montréal Frais... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Vincent Lachance, fondateur de l'entreprise Montréal Frais

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Vincent Lachance n'a que 19 ans, mais il possède une véritable volonté de réussir. Et il entend tout faire pour partager sa passion de faire des affaires au Québec.

Président et fondateur de l'entreprise Montréal Frais, le jeune homme de Dolbeau-Mistassini est venu livrer des conférences, lundi, à Saguenay. Des rencontres avec de jeunes entrepreneurs régionaux de la Jeune chambre de commerce du Saguenay, mais aussi avec des élèves de sixième année.

Montréal Frais est une entreprise spécialisée dans la livraison de produits d'épicerie locaux à domicile. 

« Les clients commandent en ligne, nous effectuons les achats et nous livrons à domicile. Je crois qu'il y a un fort potentiel, car neuf personnes sur 10 n'ont jamais commandé d'aliments en ligne (sur Internet) », lance le Dolmissois.

Vincent Lachance a été découvert lors de l'émission Les Dragons. Il n'avait alors que 18 ans et 10 jours. Il a eu besoin de l'autorisation de ses parents pour participer à l'émission télévisée.

Mais son projet a notamment suscité l'intérêt du Dragon Alexandre Taillefer. Celui-ci est devenu actionnaire de l'entreprise.

« Je me suis inscrit à l'émission quatre jours après avoir assisté à la conférence de Serge Beauchemin (un autre Dragon). Il a dit que nous étions jeunes et que nous n'avions rien à perdre, qu'il fallait se botter le derrière. Je l'ai pris aux mots », commence par expliquer Vincent Lachance.

« Je m'inspire de cette conférence afin d'aider les jeunes à faire de même, à se lancer en affaire, à ne pas hésiter à passer à l'action », dit-il.

Le jeune entrepreneur est conscient que la culture de l'entrepreneuriat n'est pas véritablement valorisée au Québec. Les jeunes doivent faire face à une pression sociale importante, la crainte de se « planter » et d'entendre les gens leur dire qu'ils ne réussiront pas.

« Je retiens que l'échec est une occasion d'essayer à nouveau, d'apprendre de ses erreurs et de s'améliorer la fois suivante. Car des échecs, j'en ai eu. Je me suis acheté un camion complètement inutile et j'ai perdu 10 000 $. Lors de l'une de mes premières conférences, devant 300 personnes qui avaient payé 250 $, je devais faire 15 minutes. Je ne m'étais pas préparé. Après une minute, j'ai eu un blanc. Ma conférence a duré 90 secondes. J'ai appris. Maintenant je me prépare », précise le jeune homme.

Parlant de pression sociale, Vincent Lachance se souvient du moment où il a annoncé à ses parents qu'il quittait le cégep et qu'il se lançait en affaires.

« Ils n'étaient pas d'accord, mais je leur ai dit que je ne demandais pas leur opinion. Ils ne voulaient pas, parce qu'ils avaient peur que j'échoue. Ils ne voulaient pas que je me blesse dans l'aventure. Aujourd'hui, je pense qu'ils sont fiers de moi. »

Vincent Lachance espère que les jeunes oseront aller plus loin avec leur brin de folie, car il est persuadé que les défis sont grands pour tout le Québec et qu'il vaut la peine de tenter sa chance.

« On peut faire des erreurs. L'important, c'est d'apprendre et de ne pas répéter la même erreur », a conclu le jeune entrepreneur.

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