Pas de hausse pour les étudiants étrangers à l'UQAC

Le recteur de l'UQAC, Martin Gauthier.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le recteur de l'UQAC, Martin Gauthier.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La décision du recteur Martin Gauthier de ne pas hausser les droits de scolarité des étudiants étrangers tel que s'apprête à le suggérer le gouvernement du Québec satisfait le Mouvement des associations générales étudiantes de l'UQAC (MAGE-UQAC) et son vice-président aux affaires externes, Dominic Dion.

Interrogé sur la position adoptée par la direction, M. Dion croit qu'il s'agit d'une décision salutaire d'autant plus que l'UQAC compte 900 étudiants provenant de l'étranger qui contribuent à l'enrichissement de la vie étudiante et à l'enseignement, en plus de compenser les problèmes démographiques que connaît la région.

Le représentant étudiant rappelle que l'UQAC compte deux types d'étudiants étrangers en fonction des ententes de collaboration signées entre les divers pays. Certains paient des droits directement à leur université d'origine tandis que d'autres paient à l'UQAC. Il rappelle que les étudiants originaires de France ont subi des hausses de 300 % des frais d'inscription dans la dernière année. 

« On compte une grosse population d'étudiants étrangers. Ces étudiants contribuent à faire fonctionner de plus petits programmes qui, autrement, pourraient se transformer en de simples centres de formation sans contribution à la recherche et au développement », affirme M. Dion.

Manoeuvre politique

En permettant que les directions d'universités puissent hausser les frais de scolarité, M. Dion croit qu'il y a là une manoeuvre politique de la part du gouvernement qui souhaiterait faire avaler la pilule de nouvelles compressions en permettant de telles hausses. 

Les associations étudiantes soutiennent que les coupes déjà appliquées ont des effets directs sur la clientèle étudiante avec la présence de classes plus surchargées, la soumission à des examens de moindre qualité parce que les professeurs prennent plus de temps de correction, etc.

Le MAGE-UQAC souhaite que le gouvernement actuel modifie son approche avec le milieu universitaire, les communautés qu'elles desservent en faisant davantage preuve d'ouverture en entamant un dialogue constructif qui permettrait d'apporter des solutions différentes. « Notre système d'éducation est l'une de nos fiertés au niveau national. On est en train de le détruire », conclut M. Dion.

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