L'AMF enquête sur les fraudes alléguées

L'ancienne usine Cascades de Jonquière a été acquise... (Archives Le Quotidien)

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L'ancienne usine Cascades de Jonquière a été acquise par une compagnie à numéro ontarienne.

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L'Autorité des marchés financiers (AMF) et le syndic de la Chambre de la sécurité financière du Québec ont débuté des vérifications en lien avec les fraudes alléguées au sein d'un groupe d'ex-travailleurs de l'entreprise Graphic Packaging qui ont cru faire des rendements astronomiques en se fiant à un conseiller financier peu scrupuleux.

Selon ce que Le Quotidien a rapporté dans son édition de samedi, des ex-travailleurs de l'entreprise qui a fermé ses portes il y a quelques mois ont accepté de confier à un individu qui avait gagné leur confiance depuis plusieurs années des sommes importantes dans le but d'un placement particulier pour des rendements rapides et élevés. Certains ont même effectué des retraits dans les comptes REER Bâtirente pour tenter de les faire fructifier plus rapidement.

L'individu en question n'a finalement jamais été en mesure de remplir ses promesses puisqu'il a tout simplement dépensé l'argent.

Le porte-parole de l'Autorité des marchés financiers, Sylvain Théberge, a indiqué au Quotidien que les responsables des investigations étudiaient le dossier pour le moment. Ils doivent déterminer si des manoeuvres frauduleuses ont été utilisées pour effectuer les opérations de placement. Il faudra attendre quelques semaines avant de connaître la conclusion de cette investigation. Pour le moment, l'AMF refuse d'identifier l'entreprise concernée par les plaintes.

La Chambre de la sécurité financière traitera quant à elle le comportement déontologique de l'individu visé par la plainte. La semaine dernière, la direction de Bâtirente a rencontré la syndique de la Chambre pour transmettre les informations relatives à ce dossier. Il appartient maintenant à la syndique de vérifier les allégations portées à son intention afin de déterminer si le cas sera soumis au comité de discipline. Ce n'est qu'à ce moment que le nom de l'individu sera rendu public, selon la responsable des communications de la chambre, Julie Chevrette.

Une vingtaine de victimes

Selon les dernières informations recueillies par Le Quotidien en lien avec cette histoire, le nombre de victimes alléguées du conseiller financier serait maintenant d'une vingtaine d'ex-travailleurs au lieu de 10 comme c'était le cas dans les informations publiées en fin de semaine. Il est même possible que des personnes ne faisant pas partie des ex-travailleurs de Graphic Packaging aient été contactés par l'individu pour participer à l'opération financière.

Parmi le groupe, certains auraient cru bon de faire des dénonciations à la police. Dans ce cas, il faudra attendre le dépôt éventuel d'accusations avant de dévoiler l'identité de l'individu.

Pour l'instant, l'homme visé par les plaintes n'a plus le droit de faire des représentations pour Bâtirente. Les dirigeants du système de retraite de la CSN ont informé l'Autorité des marchés financiers que l'individu ne faisait plus partie de leur cabinet pour la représentation auprès de groupes ou individus.

Dans le présent cas, le conseiller financier avait géré pendant plusieurs années les assurances collectives des travailleurs syndiqués de Cascades et Graphic Packaging. Il avait procédé pendant cette période au transfert des comptes REER des syndiqués vers Bâtirente. L'individu n'avait pas accès aux comptes REER et ce sont les détenteurs de compte qui ont effectué les retraits pour lui remettre les sommes d'argent à placer sans en informer personne.

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