Douze employés en lock-out chez Métaux GBL

Métaux GBL de Dolbeau-Mistassini a mis en lock-out... (Photo Louis Potvin, Archives Le Quotidien)

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Métaux GBL de Dolbeau-Mistassini a mis en lock-out une douzaine d'employés.

Photo Louis Potvin, Archives Le Quotidien

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Louis Potvin
Le Quotidien

Douze employés de Métaux GBL de Dolbeau-Mistassini se retrouvent en lock-out.

Lundi matin, les syndiqués affiliés à Unifor ont eu cette surprise à leur entrée au travail. « Les patrons leur ont remis une lettre même pas signée qu'ils ne rentraient pas au travail. Les gars ne comprenaient pas trop. La lettre n'était pas claire. Finalement, leur avocat m'a confirmé cet après-midi (hier) que c'était un véritable lock-out », a déclaré le président de la section locale 2004Q d'Unifor, Gervais Martin.

Ce dernier trouve cavalière la façon de faire de l'employeur. « C'est une drôle de décision. On négociait avec eux et nous avons toujours démontré de l'ouverture pour nous entendre. Ils vont voir que nous sommes un syndicat qui se tient et on va se défendre », a-t-il lancé.

Une rencontre a eu lieu lundi soir pour préparer le piquetage et expliquer les droits des syndiqués. Dès mardi matin, une roulotte et des employés vont faire du piquetage. « On veut s'assurer qu'aucune pièce fabriquée ne sorte de l'usine. Les vitres de l'usine ont été bouchées pour ne pas voir se qui se passe à l'intérieur », a informé Martin.

Heures supplémentaires

Les heures supplémentaires sont au coeur du litige. L'employeur exige jusqu'à 10 heures supplémentaires obligatoires par semaine lorsque les carnets de commandes le justifient pour une semaine de travail totale de 50 heures. Ces heures se font autant le soir que les fins de semaine. Le syndicat avait présenté une offre afin de ramener ce seuil à 45 heures semaine, soit cinq heures supplémentaires, et de rendre ces heures supplémentaires volontaires les week-ends.

« Ce n'est pas une proposition qui diffère vraiment. De toute façon, jamais dans le passé l'employeur n'a eu de la difficulté à trouver des gars pour faire du temps supplémentaire. Comme il y a beaucoup de pères de famille, on trouvait que de rendre ça obligatoire la fin de semaine était exagéré », a-t-il mentionné. D'ailleurs, les travailleurs s'étaient donné un droit de grève à utiliser le temps opportun, si les négociations du nouveau contrat de travail piétinaient trop. 

Pourtant, le syndicat ne pensait pas que les négociations se trouvaient dans une impasse. « Une négociation, ça se fait à deux. Là, l'employeur est complètement intransigeant. Il nous dit "c'est à prendre ou à laisser", il n'y a aucune place à la négociation. Mais on le rappelle, ce conflit devra se régler à la table de négociation. Nous, on est disponibles pour discuter d'un règlement et on invite l'employeur à faire de même », a proposé le dirigeant syndical. 

Métaux GBL se spécialise dans la conception, la fabrication et l'installation de structures en acier.

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