Le «bac de sable des étudiants»

Une grande cuve de simulation des eaux souterraines... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Une grande cuve de simulation des eaux souterraines est aménagée au Laboratoire d'hydrogéologie de l'UQAC.

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PAGE UQAC / Les sciences appliquées seront à l'honneur ce mois-ci dans la page dédiée aux recherches de l'Université du Québec à Chicoutimi.

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Le professeur Romain Chesnaux, coordonnateur du Groupe de recherche risque ressource eau (R2Eau) de l'UQAC, pose ici devant un modèle permettant de visualiser le parcours des eaux souterraines. 

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Cuve de simulation des eaux souterraines

Les étudiants de l'UQAC en génie et en géologie pourront bientôt utiliser l'une des plus grandes cuves de simulation des eaux souterraines de la province.

L'aménagement de l'imposant équipement a débuté cet automne au Laboratoire d'hydrogéologie de l'université. «On l'appelle le bac de sable des étudiants!» lance Romain Chesnaux, professeur en génie et en sciences de la Terre.

La cuve, qui ressemble à une grande piscine en béton, sera effectivement remplie de couches de sable. L'immense cuve permettra de recréer des environnements géologiques. «C'est un outil qui permet de comprendre l'écoulement des eaux souterraines en contrôlant les paramètres étudiés», explique M. Chesnaux. La cuve en béton sera un atout pour la formation en génie et en géologie à l'UQAC, peu d'universités disposant d'un tel équipement en laboratoire. L'École polytechnique de Montréal en utilise une semblable. La cuve, qui nécessite un investissent de 25 000$, sera prête à être utilisée cet été, principalement pour l'enseignement. En laboratoire, les étudiants devront, par exemple, faire des essais de pompage. Elle sera aussi utilisée pour différents projets de recherche.

Le Laboratoire d'hydrogéologie fait partie du Groupe de recherche risque ressource eau (R2Eau), qui se consacre à l'étude des eaux souterraines et de surface. Le groupe se penche aussi sur l'analyse des risques liés à la contamination de l'eau, aux risques d'inondation, en plus d'étudier les risques de glissement de terrain. Six professeurs y sont reliés.

Quelques projets du R2Eau

Gaz de schiste

Le Groupe de recherche risque ressource eau (R2Eau) dirige une étude sur l'impact de l'exploitation du gaz de schiste sur les eaux souterraines. Les premiers travaux de terrain débuteront cet été au nord-est de la Colombie-Britannique, près de l'Alberta. L'étude se penche aussi sur les impacts de l'injection dans le sous-sol des déchets dans les réservoirs gaziers et sur les risques de contamination des eaux souterraines. Cette étude est réalisée en partenariat avec les Premières Nations de Fort Nelson et la Fondation David Suzuki, notamment.

Changements climatiques

Les changements climatiques pourraient entraîner une diminution de l'eau potable disponible sur les côtes des continents. L'augmentation du niveau des mers, en raison de la fonte des glaciers, amène une intrusion d'eau salée dans les nappes d'eau potable des côtes continentales. Le R2Eau estime que la perte d'eau potable qui en suivra pourrait être de 10 à 20% dans les 50 prochaines années. «On peut considérer que c'est alarmant, mais ces données dépendent de l'augmentation de la température mondiale», note Romain Chesnaux, coordonnateur du groupe de recherche.

Eaux souterraines

Le R2Eau poursuit l'analyse des données du grand projet d'étude visant à faire le portrait de la qualité des eaux souterraines du Saguenay, de la Haute-Côte-Nord et de Charlevoix entamé il y a quelques années. «Ces données pourront être utilisées pour cibler de nouvelles sources d'eau potable et mieux orienter les recherches sur le terrain», mentionne M. Chesneaux. Il avait déjà été souligné que l'eau de la région dépassait les normes pour certains minéraux, le fluor et le manganèse. «Les caractéristiques de l'eau varient selon les caractéristiques géologiques. Par exemple, en Abitibi, on retrouve davantage une présence plus élevée de cyanure», précise le chercheur.

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