Coupes en santé: des syndiqués dénoncent l'austérité

Des syndiqués ont protesté contre les mesures d'austérité... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Des syndiqués ont protesté contre les mesures d'austérité supplémentaires que souhaiterait implanter le gouvernement de Philippe Couillard dans le secteur de la santé.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Une trentaine de syndiqués membres du Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) ont bravé la tempête, mercredi matin, devant l'hôpital de Jonquière. Ils ont protesté contre les mesures d'austérité supplémentaires que souhaiterait implanter le gouvernement de Philippe Couillard dans le secteur de la santé.

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Les syndiqués, parmi lesquels on comptait Sonia Éthier, vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Claire Montour, présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ), et Nathalie Savard, présidente du SIISNEQ, ont tenu à rappeler qu'elles entendent demeurer vigilantes, au cours des prochains mois, afin de combattre toute nouvelle mesure d'austérité que seraient tentés d'appliquer Québec et le ministre Gaétan Barrette.

«On croit que la population va continuer à faire les frais de la politique d'austérité aveugle, en particulier les personnes âgées qui pourraient avoir à se déplacer à des points de services de plus en plus éloignés ainsi que les proches aidants. Ce sont souvent des femmes qui sont pénalisées», a déclaré Mme Savard.

Cette dernière reconnaît que, pour le moment, il n'y a pas de départements affectés, mais il n'est jamais possible de savoir quand des fusions de départements seront décidées, quand une révision de décision viendra réduire le personnel disponible pour soigner les malades. Mme Savard évoque des compressions budgétaires de 18 M$, dont 1 M$ uniquement cette année qui s'ajoute à des coupes robustes dans le passé.

«La tendance actuelle est qu'il y a de moins en moins de personnel pour accomplir de plus en plus de tâches, et ce, dans le nouveau contexte de la création du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS). La création des CIUSSS est là pour faire économiser des frais de gestion. On craint que les gens aient à se déplacer de plus en plus pour obtenir des services», ajoute Mme Savard.

Les syndiqués entendent demeurer en alerte face au démantèlement appréhendé des services publics au profit du secteur privé ainsi qu'à la possibilité que les citoyens aient à mettre la main de plus en plus profondément dans leur poche pour avoir accès à des services publics.

Le SIISNEQ soutient que la population régionale ne doit pas croire qu'elle sera épargnée par de nouvelles compressions parce le premier ministre Philippe Couillard est un élu de la région. «La population s'est battue par le passé pour défendre son droit à recevoir des soins de santé de qualité sur son territoire et elle reprendra la bataille pour obliger les libéraux à mettre fin à leur programme d'austérité qui n'a jamais reçu l'assentiment des citoyens», conclut Mme Savard.

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