FIQ: Régine Laurent explique l'entente

La présidente de la FIQ, Régine Laurent, et... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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La présidente de la FIQ, Régine Laurent, et la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de santé (SPSS), Audrey Blackburn, ont détaillé l'entente de principe à quelque 540 membres, réunis mardi à Alma.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

À quelques jours du vote référendaire sur l'entente de principe conclue avec le gouvernement du Québec, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, était de passage à Alma, mardi, pour rencontrer ses troupes. Quelque 540 infirmières de la MRC Lac-Saint-Jean-Est ont pu en apprendre davantage sur l'offre du Conseil du trésor qui prévoit notamment des hausses de salaire pouvant dépasser 12% sur cinq ans dans certains cas.

«On a eu une très belle entente de principe. Mais au-delà des gains historiques qui ont été faits, il faut prendre le temps d'expliquer l'entente. Les gens ont plusieurs questions», laisse tomber la présidente de l'organisation qui compte près de 3000 membres au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Chaque personne veut savoir quelles hausses correspondent à leur échelon. Parce que certaines ont entendu qu'elles pourraient obtenir une augmentation de 12 à 14% dans l'exercice. Pour une personne du huitième échelon, qu'est-ce que ça représente?», ajoute Mme Laurent, quelques minutes avant d'aller rencontrer les membres réunis à l'Hôtel Universel d'Alma.

Le vote jeudi

Le vote se tiendra le 4 février. Les organisations syndicales auront jusqu'à 22 h pour faire parvenir les résultats au siège social de la FIQ.

«Les gens se montrent positifs face à l'entente. Mais les membres ont hâte d'avoir l'information juste. Parce que beaucoup de choses ont coulé depuis décembre», constate Audrey Blackburn, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de santé Lac-Saint-Jean-Est.

Le plus important gain dans l'entente demeure le changement de rangement, selon la présidente de la FIQ. En effet, le gouvernement versera une augmentation de salaire moyenne de 5% aux infirmières qui changeront de rangement, et ce, en plus des autres hausses salariales prévues dans l'entente. En échange, la FIQ a accepté d'abandonner les plaintes en matière d'équité salariale. Une décision critiquée par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). L'organisation qui représente également des infirmières refuse d'annuler les plaintes en cette matière. Cette fédération a d'ailleurs demandé à ses membres de voter contre l'entente de principe.

«Chaque organisation a ses stratégies et je respecte ça. Mais pour nous, le gain principal est d'avoir réussi à faire une conciliation pour que la catégorie 1 puisse changer de rangement et chaque fois qu'on change de rangement, c'est une hausse de salaire de 5%. Depuis 2010, on était en contestation pour des plaintes en matière d'équité salariale. On a donc trouvé cette fenêtre pour le régler. Aller en justice, on n'a aucune garantie. Et ce sont des plaintes individuelles. Mais comme nos membres nous ont donné le mandat de les représenter, on pouvait les régler collectivement», précise Mme Laurent, qui représente près de 65 000 infirmières au Québec.

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