Disparition d'Isabelle Lévesque: les plongeurs de la SQ en renfort

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Les forts vents et la présence de glace aux abords de la rivière Saguenay ont ralenti le travail des experts lundi.

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Arrivés lundi midi à la Marina de Chicoutimi, les plongeurs de la Sûreté du Québec devront attendre à mardi matin avant de se mettre à l'oeuvre dans le but de retrouver Isabelle Lévesque.

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Dimanche, des traces de pas, sans retour, ont été observées près de la rivière Saguenay.

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Les forts vents et la présence de glace aux abords de la rivière Saguenay ont ralenti le travail des experts. La Sécurité publique de Saguenay (SPS) a fait état de la situation à l'équipe de recherche et il a été convenu que les manoeuvres allaient débuter vers 8h mardi.

«Vous comprendrez que les conditions sont difficiles, donc c'est préférable d'attendre à demain (mardi), a expliqué Bruno Cormier, responsable des affaires publiques de la SPS. On a remarqué qu'il faudra nettoyer la rampe d'embarquement ou encore utiliser un camion-grue pour descendre le bateau de type Zodiak sur les eaux. On va prendre le temps de bien s'installer, puisque c'est important de le faire de façon sécuritaire. De notre côté, on va faire le nécessaire pour faciliter le travail des plongeurs.»

Une équipe de quatre spécialistes est présente sur place dans le but de coordonner les opérations. Pour l'instant, le périmètre des recherches n'est pas établi.

«Des discussions à ce sujet auront lieu avec le bureau d'enquêtes criminelles de la SPS qui est rattaché au dossier et le service de la Sûreté du Québec», a souligné Bruno Cormier.

Si la température de lundi a posé problème, la situation devrait se résorber mardi. Malgré un temps froid, les vents devraient avoir considérablement diminué.

La disparition de la jeune femme de 32 ans a été constatée jeudi après-midi, à l'hôpital de Chicoutimi, où elle était hospitalisée depuis quelques jours pour traiter une dépression. Elle a été aperçue une dernière fois sur l'heure du dîner, à la sortie de l'établissement.

 Dimanche, des traces de pas, sans retour, avaient été observées près de la rivière Saguenay, d'où l'appel logé aux plongeurs de la SQ par la SPS. Toute information pouvant faire avancer l'enquête peut être acheminée à la SPS au 418-699-6000.

Le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay,... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 4.0

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Le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, estime que les conditions météorologiques seront plus favorables aujourd'hui et qu'elles permettront aux plongeurs d'effectuer leur travail.

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(Stéphane Bégin) - Les policiers de Saguenay ont fait tout en leur possible pour retrouver Isabelle Lévesque, mais ils ne pouvaient refaire les mêmes recherches uniquement pour bien paraître.

Les dirigeants de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont fait le point sur le dossier de la dame disparue de l'Hôpital de Chicoutimi depuis jeudi.

Au cours de la fin de semaine, les membres de la famille de la disparue ont fait part de leur déception devant le peu d'aide en provenance des policiers de Saguenay.

Le capitaine Steeve Gilbert a voulu rectifier les faits et préciser le boulot accompli par les enquêteurs, patrouilleurs et autres membres du corps policier depuis la plainte de disparition.

«Au cours de la soirée de jeudi, après avoir reçu la plainte, nos patrouilleurs ont été avisés de circuler dans le secteur de l'hôpital et du centre-ville de Chicoutimi et d'être aux aguets, même si la noirceur était là. Ce fut la même chose pour le quart de travail de nuit. Nous savions que la dame n'avait pas de voiture, ni d'argent, ni de carte de crédit et ni de cellulaire. Cela ne nous a pas donné beaucoup d'éléments pour la retracer», note M. Gilbert.

«Vendredi matin, les enquêteurs ont pris la relève. Ils ont pu analyser les images des caméras de surveillance de l'hôpital. Ils ont pu voir que la dame se dirigeait vers le centre-ville. C'est là que nous avons concentré nos recherches.»

Les agents, lors de la battue, ont fouillé les bancs de neige, les poubelles et les commerces et sont montés sur des toits d'édifice.

«Nous avons aussi fait une battue sur les berges de la rivière Saguenay entre le pont Dubuc et le Parasol. Il n'y avait rien. Nous avons donc abandonné les recherches sur le terrain. Pour les reprendre, il nous fallait de nouveaux indices», a ajouté le capitaine Gilbert.

Même si la police de Saguenay n'a pas mis d'effectifs supplémentaires sur le terrain samedi et dimanche, cela ne signifie pas que les agents avaient complètement abandonné la partie.

Les patrouilleurs ont été mis à profit afin de vérifier des informations et pour tenter de retracer la dame.

«Nous avons reçu sept ou huit informations. Une dame qui faisait du pouce vers Québec a été interrogée, mais ce n'était pas Mme Lévesque. Nous avons fait des vérifications dans un bar d'Alma. Même résultat. Tout a été vérifié.»

«Nous ne voulons pas empêcher la famille et les amis de faire des recherches, mais de notre côté, il n'était pas question d'être là uniquement pour bien paraître. Nous ne pouvions refaire les mêmes secteurs sans nouvelles informations ou nouveaux indices. D'ailleurs, dimanche, nous avons demandé aux pompiers de sortir le Zodiak pour fouiller le bord de la rivière, car des traces de pas y ont été remarquées. Nous analysons toutes les pistes sérieuses qui nous sont soumises», précise le capitaine, qui trouve cette situation bien triste.

Les policiers de Saguenay traitent bon an mal an 200 plaintes de disparition sur leur territoire.

Le conseiller Carl Dufour avait peu de réponses

(Denis Villeneuve) - Le président de la Commission de la sécurité publique de Saguenay, Carl Dufour, avait bien peu de réponses à apporter concernant le nombre d'effectifs policiers déployés à la suite de la disparition d'Isabelle Lévesque, cette jeune femme qui a quitté l'hôpital de Chicoutimi et dont on est sans nouvelles depuis.

Interrogé après la séance publique du conseil municipal, lundi, le conseiller a semblé bien surpris que l'ensemble des journalistes présents l'interroge à la suite des critiques soulevées par la famille dans les derniers jours.

M. Dufour a commencé par répondre que du travail avait été effectué et que la stratégie des policiers était de peut-être de recommencer des recherches en début de semaine. Il a par la suite ajouté qu'il devait vérifier certains éléments. Interrogé sur le fait que s'il avait été question de la disparition d'un enfant, M. Dufour a indiqué qu'il existe des procédures en de telles situations, comme c'est le cas pour l'alerte AMBER. Quant à la possibilité que le peu d'effectifs policiers présents en support aux recherches soit dû à des coupes budgétaires ou à l'absence de stratégies, M. Dufour n'avait aucune réponse à apporter.

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