La fermeture du Palace fait mal

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La fermeture du Palace force des artistes à se tourner vers des producteurs privés, déplore Diffusion Saguenay.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Diffusion Saguenay planche sur une stratégie qui lui permettra d'amoindrir les contrecoups financiers provoqués par la fermeture prolongée du Théâtre Palace Arvida.

La directrice des communications de Diffusion Saguenay, Claudine Bourdages, relève que depuis la fermeture à l'automne 2014, des artistes ont écarté Saguenay de leur itinéraire de tournée parce qu'ils ne peuvent se produire devant un public debout ou dans une petite salle. Cette situation, exprime la directrice, fait en sorte que certains d'entre eux se tournent vers des promoteurs privés ce qui ne fait pas l'affaire du diffuseur.

«On est en train d'élaborer une stratégie pour arrêter ça. On a besoin de présenter ces artistes-là pour faire des sous. Si on perd des spectacles très payants, ça devient difficile de prendre des risques et d'investir dans des spectacles moins populaires», dit Claudine Bourdages, faisant référence à la danse et au théâtre, des domaines qui peinent à se frayer un chemin dans la programmation du diffuseur.

«Cet argent-là, on ne l'a pas. Ça coûte de l'argent une bâtisse fermée. Même si elle est vide, il y a des coûts. Il faut être prudents», renchérit la porte-parole de l'organisme qui détient le statut de diffuseur majeur reconnu par le ministère de la Culture du Québec.

Cette particularité fait en sorte que l'organisme reçoit du financement pour présenter certains types de spectacles considérés moins «populaires». Il a également le mandat de promouvoir la relève artistique. Claudine Bourdages croit que l'absence du Palace rend les choses extrêmement difficiles à ce chapitre.

«Qu'on pense à Philippe Brach ou à Tire le Coyote, c'est difficile de mettre des gens comme ça dans une salle de 800 sièges comme le Théâtre du Palais municipal ou le Théâtre Banque Nationale. On est soutenus pour encourager ces artistes-là, mais on est de moins en moins en mesure de le faire», affirme-t-elle.

Un partenariat a été établi avec le Côté-Cour de Jonquière, une salle de 120 places. Claudine Bourdages mentionne que l'hôtel La Saguenéenne et le Vieux-Théâtre de La Baie font partie des options envisagées par Diffusion Saguenay dans le cadre de sa nouvelle stratégie.

Rencontre

Dans un autre ordre d'idées, le président Pierre Mazurette se réjouit du fait que la députée de Jonquière, Karine Trudel, ait discuté de la relance du Palace avec la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. Si le président ne perd pas espoir dans ce dossier, il convient que dénicher les 3 millions$ nécessaires à la rénovation de l'immeuble patrimonial du boulevard Mellon s'avère un véritable casse-tête.

«C'est comme un jeu de domino. Dans ce cas-ci, le premier est très difficile à faire tomber», image-t-il, insinuant qu'à partir du moment où un palier de gouvernement décidera de s'engager financièrement, les autres risquent fort de suivre.

Corporation du Théâtre du Palais municipal

L'annexion de la Corporation du Théâtre du Palais municipal de La Baie (TPMLB) à Diffusion Saguenay n'est qu'une question de semaines, assure le président du conseil d'administration de l'organisme de diffusion culturelle, Pierre Mazurette.

Le comité exécutif de Saguenay a récemment demandé à la firme comptable Mallette de se pencher sur la question des taxes de vente du TPMLB. Selon le président, il s'agit du dernier mandat qui permettra d'arrimer le statut fiscal des deux corporations, nécessaire à l'annexion.

Au Registraire des entreprises du Québec (REQ), la Corporation du Théâtre du Palais municipal de La Baie est toujours active, même si son conseil d'administration ne siège plus depuis des années. Saguenay a versé la dernière tranche de sa subvention de 2015, 200 000$, en décembre. L'automne dernier, le conseil municipal a donné son aval à un règlement d'emprunt de 3 millions $ dans le but d'éponger la dette accumulée de la Corporation, principalement provoquée par la refonte de la Fabuleuse histoire d'un Royaume lors de son 20e anniversaire et par la réalisation d'onéreux travaux d'amélioration au bâtiment.

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