Les écoles de Saguenay en bon état

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Dans la foulée de la publication de photographies troublantes prises dans des écoles de la région de Montréal la semaine dernière, témoignant de la vétusté de certains bâtiments, Le Progrès-Dimanche a voulu savoir comment se portent les établissements du Saguenay. Selon les directions des commissions scolaires des Rives-du-Saguenay et De La Jonquière, les écoles primaires et secondaires sont en bonne santé et ne présentent aucun danger pour les élèves.

Sébastien Malenfant, directeur adjoint aux ressources matérielles de... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 1.0

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Sébastien Malenfant, directeur adjoint aux ressources matérielles de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, et Martin Deschênes, directeur des ressources matérielles, montrent les plans des travaux à réaliser à l'école Saint-Denis.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

La priorité du directeur des ressources matérielles de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay est on ne peut plus simple: «Il ne faut pas qu'il mouille sur la tête des élèves».

C'est en ces termes que Martin Deschênes met la table pour expliquer les efforts déployés pour s'assurer que les 47 immeubles de son territoire demeurent sains, fonctionnels et dépourvus de dangers pour les jeunes.

Trois fois par année, des évaluations sont réalisées sur le terrain et des professionnels posent des diagnostics. Ils évaluent les toilettes, les systèmes d'égouts, la ventilation, la fenestration, les toitures, les finis intérieurs et extérieurs, les planchers, les plafonds, les vestiaires et l'éclairage. Une liste de demandes est formulée, par ordre de priorités, et acheminée au ministère de l'Éducation pour approbation. Toutes les commissions scolaires du Québec doivent procéder au même exercice et prouver qu'ils ont à l'oeil l'état de leurs actifs.

Les toilettes de l'école Saint-Denis font dur. La... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Les toilettes de l'école Saint-Denis font dur. La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay en a fait une priorité dans ses demandes financières acheminées au ministère pour l'année 2015-2016.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Grâce à un logiciel lié aux terminaux du gouvernement, les projets sont enregistrés. À côté de chacun d'entre eux figure un code de couleur: vert, jaune ou rouge. Les éléments en rouge sont considérés comme étant urgents. En plus des 2 millions$ que lui accorde Québec annuellement pour l'amélioration, le maintien d'actifs et la transformation (programme AMT), la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay obtient environ 3,6 millions$ pour des projets visant à garder ses bâtiments en ordre. Pour 2015-2016, dix «codes rouges» ont été acheminés au ministère. Ils concernent autant d'écoles primaires et secondaires et vont de la réfection des toilettes (écoles l'Horizon, Saint-Denis, Médéric-Gravel et Félix-Antoine-Savard) au remplacement des fenêtres et des portes (Georges-Vanier).

Dans un monde idéal, plus d'argent serait investi pour l'amélioration des bâtisses, dont certaines ont plus 60 ans. Mais Martin Deschênes estime que le parc immobilier de la CS des Rives-du-Saguenay a bonne mine. Le directeur évalue à environ 80 pour cent le nombre d'écoles dont la toiture a été revue et seulement trois ou quatre écoles seraient en attente de nouvelles fenêtres.

Quant aux moisissures, un fléau dans certains établissements âgés, le directeur adjoint aux ressources matérielles, Sébastien Malenfant, précise qu'une firme spécialisée procède à l'analyse de la qualité de l'air dans toutes les écoles chaque année. Jusqu'ici, tout baigne dans l'huile, assure-t-il.

Commission scolaire de La Jonquière: 25 ans de planification

La direction de la Commission scolaire De La Jonquière croit que la décrépitude constatée dans certains établissements de Montréal n'a rien à voir avec le portrait de situation sur son territoire.

Il y a une vingtaine d'années, la CS a créé une banque de projets afin de dresser la liste de ses priorités à long terme. Environ 1000 projets ont été réalisés jusqu'à maintenant.

La direction des ressources matérielles a défini un plan de match pour maintenir des milieux sains et propices à l'enseignement.

L'école primaire Notre-Dame-du-Sourire, à Arvida, a besoin de... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 4.0

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L'école primaire Notre-Dame-du-Sourire, à Arvida, a besoin de travaux importants au chapitre des fenêtres et de la toiture.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

«On s'y est attaqué doucement sans se décourager. On a mis beaucoup d'argent pour des couvertures et de la fenestration. En 2005-2006, il y a eu un réinvestissement du gouvernement pour récupérer le retard d'entretien du patrimoine bâti. Ça nous a donné plus de marge de manoeuvre et on est allés plus loin dans notre stratégie. En 2010, une réflexion a été amorcée et on a pu commencer à penser un peu plus à l'entretien de l'intérieur de nos immeubles», met en contexte Claude Fortin, directeur des ressources matérielles et informatiques à la CS De La Jonquière. Selon lui, il était impensable, avant 2005, de songer à la refonte complète de blocs sanitaires, une opération pouvant atteindre 750 000$.

La Commission scolaire De La Jonquière ne veut pas tomber dans les comparaisons ni critiquer les organisations de Montréal, où certaines écoles ont un indice de défavorisation très élevé.

Investissements

Pour 2015-2016, la Commission scolaire De La Jonquière demande un peu plus de 3 millions$ au ministère pour des travaux considérés prioritaires. L'auditorium de la Polyvalente Jonquière sera mis au goût du jour, un projet d'environ 800 000$ qui permettra de mieux servir les besoins des élèves en Arts et métiers de la scène (AMS). Les fenêtres de l'école Notre-Dame-de-l'Assomption seront changées. Des travaux sont également prévus à l'école Notre-Dame-du-Sourire, mais la présence d'amiante complique la donne et les travaux n'auront pas lieu avant l'été 2017. La CS recevra aussi 1,5 million$ d'argent gouvernemental dans le cadre du programme d'amélioration, maintien d'actifs et transformation (AMT) du ministère.

«Les commentaires sont bons sur notre parc immobilier. Les gens de l'extérieur nous le disent et on a pu le constater lors de la tenue de la finale des Jeux du Québec. On travaille d'arrache-pied pour garder le contrôle de nos immeubles. C'est du travail de longue haleine», note Claude Fortin. La CS de la Jonquière compte 27 bâtiments.

10 millions $ investis

Le ministère de l'Éducation du Québec a donné son aval à un investissement de plus 10 millions$ pour des travaux majeurs aux écoles Saint-David (Falardeau) et Jean-Fortin (Saint-Honoré). Les plans seront présentés aux fonctionnaires en début de semaine à Québec.

Un gymnase neuf verra le jour et 12... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 6.0

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Un gymnase neuf verra le jour et 12 salles de classe seront ajoutées, pour une facture totale de 5,6 millions$, à l'école Jean-Fortin-La-Source de Saint-Honoré.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

À Saint-David-de-Falardeau, où 3,7 millions$ seront injectés, un nouveau gymnase sera construit. Le projet était attendu depuis de nombreuses années.

Environ 7,1 millions $ seront injectés à l'école... (Photo courtoisie) - image 7.0

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Environ 7,1 millions $ seront injectés à l'école Jean-Fortin.

Photo courtoisie

L'école de Saint-David-de-Falardeau sera le théâtre d'un investissement... (Photo courtoisie) - image 7.1

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L'école de Saint-David-de-Falardeau sera le théâtre d'un investissement de 3,7 millions $ au cours des prochains mois.

Photo courtoisie

À Saint-Honoré, l'école Jean-Fortin-La Source déborde littéralement. Là aussi, un gymnase neuf verra le jour et 12 salles de classe seront ajoutées, pour une facture totale de 5,6 millions$.

Dès l'approbation des plans et devis par le ministère de l'Éducation, les appels d'offres seront lancés par la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

Plaidoyer pour le maintien des commissions scolaires

Le président de la CS des Rives-du-Saguenay livre un véritable plaidoyer en faveur du maintien des commissions scolaires. Saisissant la balle au bond, Antonin Simard croit que le sujet du présent reportage démontre de façon concrète à quel point ces instances sont utiles.

«Nous avons des équipes qui travaillent fort sur le terrain avec le souci d'améliorer les installations. Régulièrement, on procède à des travaux nous-mêmes, ce qui coûte moins cher que si on le faisait faire au privé», note Antonin Simard, qui suit de très près les débats entourant le projet de loi 86 sur la réforme de l'Organisation scolaire au Québec

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