Voleur trahi par le GPS du taxi

Le propriétaire du taxi volé, Hugo Lapointe.... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le propriétaire du taxi volé, Hugo Lapointe.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Un chauffeur de taxi s'est fait voler son véhicule sous son nez. Jonathan Desbiens-Renaud a pris le volant du véhicule en marche qui se trouvait devant le stand à taxis situé sur la rue Racine. Le chauffeur se trouvait tout près de la voiture, mais n'a rien pu faire pour arrêter le malfaiteur.

La technologie a toutefois permis aux policiers de retracer l'individu de 27 ans rapidement. Taxis-Unis a installé un nouveau système GPS qui permet de suivre en direct tous les véhicules du groupe. 

«En collaboration avec la compagnie, on a pu suivre le taxi en temps réel. On s'est approché de la voiture. Les policiers suivaient cependant à grande distance, car le conducteur roulait à grande vitesse. On ne voulait pas causer un accident pour un vol de voiture. Mais à un certain moment, le conducteur a décidé de faire un demi-tour et il s'est enlisé dans la neige. C'est à ce moment que les policiers ont pu procéder à son arrestation», détaille Bruno Cormier, porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay.

L'homme semblait intoxiqué à son arrestation. Il a refusé de se soumettre à l'ivressomètre. Il est demeuré détenu plusieurs heures avant sa comparution au Palais de justice de Chicoutimi (voir autre texte).

Le propriétaire du taxi, Hugo Lapointe, était quant à lui soulagé de retrouver son véhicule sans trop de dommages.

«Il a arraché certaines choses du tableau de bord. Il ne voulait pas se faire repérer, donc il a également arraché le dôme sur le dessus du taxi. Mais si on ne l'avait pas retracé aussi rapidement, je ne sais pas dans quel état la voiture aurait été», exprime M. Lapointe, qui a été informé en pleine nuit de l'événement par son chauffeur.

L'incident pousse ce dernier à modifier certaines habitudes. Les chauffeurs ne laisseront plus leur véhicule en marche avec les portes déverrouillées. «Mon chauffeur réchauffait la voiture en pleine nuit. Pendant ce temps, il faisait une petite marche sur la rue. C'est une de ses habitudes. Mais on ne pourra plus faire ça. S'il faut réchauffer la voiture, il devra avoir deux clés pour barrer les portes. Ça prend souvent juste un incident pour nous obliger à resserrer nos façons de faire», laisse tomber M. Lapointe.

Entrevue avec Hugo Lapointe

Sans avocat, l'accusé plaide non-coupable

(STÉPHANE BÉGIN) Jonathan Desbiens-Renaud a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité au vol d'un véhicule de taxi, à une conduite sous influence de la drogue et d'avoir refusé d'obtempérer aux ordres des policiers.

L'individu de 27 ans, du 21 rue Price à Chicoutimi, a même décidé de se représenter seul devant le tribunal. Vendredi matin, le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a accepté la demande de la Couronne de garder l'individu sous les verrous jusqu'à lundi. Il devra répondre de nouvelles accusations d'introduction par effraction dans un commerce et de possession de stupéfiants.

Desbiens-Renaud a manifesté à trois ou quatre reprises sa volonté de ne pas avoir recours à un avocat, même s'il a tenté de joindre le bureau des avocats Cantin, Bouchard et Boulianne aux petites heures vendredi matin.

Durant la lecture des faits et des accusations déposées contre lui par Me Nicole Ouellet, de la Couronne, l'accusé s'est permis de l'interrompre en précisant qu'il n'avait pas consommé d'alcool. 

« J'ai soufflé dans la machine et ça a indiqué zéro. Je n'étais pas saoul », a-t-il lancé. 

Sauf que Desbiens-Renaud a refusé de se soumettre à un agent évaluateur pour les stupéfiants.

D'ailleurs, Me Ouellet a précisé que les accusations de facultés affaiblies par les stupéfiants peuvent faire l'objet d'une accusation. 

Desbiens-Renaud aurait bien voulu faire avancer plus rapidement son dossier. Lorsque la Couronne a demandé le délai de trois jours avant la tenue de l'enquête caution, l'accusé a repris la parole en direction du magistrat. 

« On peut pas juger ça là? (sic) Je vous répète que je ne veux pas d'avocat, mais que je voudrais que ça avance », mentionne-t-il. 

Le juge Daoust lui a précisé qu'il ne pourrait tenir son enquête de remise en liberté ni son procès vendredi, d'autant plus que Me Ouellet a laissé voir que l'accusé était en attente de nouvelles comparutions à la suite d'une promesse policière. Ces comparutions devaient se dérouler dans les semaines à venir, mais elles seront devancées à lundi. Un autre élément pourrait jouer en défaveur de Desbiens-Renaud pour sa remise en liberté, lundi. Il possède un antécédent judiciaire en matière de vol de voiture et il avait écopé d'une peine de 45 jours de prison dans le district judiciaire de Roberval.

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