Un projet de chaire industrielle

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Brahim Meddeb, directeur du Laboratoire d'expertise et de recherche carrefour d'analyse des innovations et de soutien aux entreprises

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PAGE UQAC / Nous vous présentons cette semaine deux organisations de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), le Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage (CEE-UQAC) et le Laboratoire d'expertise et de recherche carrefour d'analyse des innovations et de soutien aux entreprises, qui oeuvrent auprès des entreprises, qu'elles soient naissantes, en développement de nouvelles technologies ou en recherche d'efficacité.

Le Laboratoire d'expertise et de recherche carrefour d'analyse des innovations et de soutien aux entreprises (CAISEN) pourrait se transformer en chaire de recherche industrielle.

Il s'agit du projet que caresse son directeur, Brahim Meddeb. Il estime que le laboratoire de recherche appliquée qu'il a fondé il y a une douzaine d'années pourrait poursuivre ses activités plus aisément sous cette nouvelle forme.

Comme plusieurs autres chercheurs, M. Medded constate qu'il est de plus en plus difficile d'obtenir des subventions de recherche des organismes subventionnaires provinciaux et fédéraux.

La transformation du CAISEN vers une chaire de recherche industrielle permettrait, grâce à un partenariat établi avec différentes entreprises privées, d'assurer une base de financement à l'organisme.

«Notre organisation a des bases solides, elle est à l'adolescence, et je crois qu'elle est prête à une telle transformation. J'ai commencé à discuter avec l'UQAC de ce projet cet été, qui est accueilli positivement», souligne le professeur de management.

La mission du CAISEN se poursuivrait à travers la nouvelle chaire de recherche industrielle, en faisant de la recherche intervention-action.

Le laboratoire accompagne, par exemple, des entreprises du secteur manufacturier, ou des organisations du secteur public à développer des innovations organisationnelles, technologiques, ou en gestion des ressources humaines.

«Nous aidons les entreprises à innover pour créer de la valeur ajoutée et de la performance économique, sociohumaine et durable», souligne M. Meddeb.

Les interventions visent à améliorer la productivité des entreprises, en passant autant par l'introduction d'une nouvelle technologie, l'implantation d'un plan stratégique, ou par l'adoption de nouvelles techniques de gestion du personnel. «L'autorité ne peut plus rien faire. Il faut maintenant adopter un style de management approprié», pointe le professeur.

Louis Dussault, directeur général du CEE-UQAC, pose au... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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Louis Dussault, directeur général du CEE-UQAC, pose au Centre de soudage par friction-malaxage.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Une expertise développée

Si le CEE-UQAC est reconnu pour son expertise dans la promotion de l'entrepreneuriat et le soutien au démarrage d'entreprise dans le milieu collégial et universitaire, l'organisation s'impose maintenant comme une ressource régionale dans la mise sur pied de centres de transfert technologique.

Le CEE-UQAC a commencé à porter ce nouveau chapeau en agissant comme partenaire dans la réalisation du Centre de développement technologique en jeux vidéo et en informatique, inauguré en 2010.

Les centres de transfert technologique et de connaissance comme celui-ci visent à soutenir la formation universitaire et collégiale, la recherche, le démarrage d'entreprises et la collaboration avec des PME.

«Après ce premier centre de développement, nous avons reçu le mandat de réfléchir sur ce qui pouvait être fait pour l'aluminium et les entreprises régionales», explique en entrevue Louis Dussault, directeur général du CEE-UQAC. C'est ainsi que le Centre de soudage par friction-malaxage, fruit d'un nouveau partenariat, a vu le jour à la fin 2014.

«Le CEE-UQAC a développé une expertise et une crédibilité dans la gestion de ces projets, pointe M. Dussault. Dans tous nos dossiers, nous n'avons pas eu de dépassement de coûts.»

L'organisme à but non lucratif qui fête cette année ses 18 ans travaillait en parallèle à la réalisation d'un projet d'envergure: le Centre de transfert en extrusion. Situé à Alma, le centre, propriété du CEE-UQAC, est opéré par le groupe Pexal Tecalum Canada, une entreprise incubée. D'une superficie de 410 m2, le centre entré en opération à l'été 2015 permet de concevoir des pièces d'extrusion allant jusqu'à 60 pieds.

Une telle implication économique d'un organisme à but non lucratif dont la mission première est la promotion de l'entrepreneuriat est chose plutôt rare dans la province. «Le CEE-UQAC devient un partenaire économique régional important pour la communauté universitaire et collégiale, ainsi que pour le monde des affaires», ajoute le directeur général.

Le CEE-UQAC mène d'autres projets de centres de transfert technologique, dont la nature est liée par des ententes de confidentialité.

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