Malix accouché par deux policières

Le petit Malix est en pleine santé. Un... (Photo courtoisie)

Agrandir

Le petit Malix est en pleine santé. Un jour, il racontera sûrement en riant qu'il a été accouché par deux policières.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Girard
Le Quotidien

Deux policières de Saguenay ont vécu une nouvelle expérience dans leur carrière, dans la nuit de mardi à mercredi: elles ont assisté l'accouchement du petit Malix Fournier à sa maison.

La mère Chrystelle a posé avec son petit... (Photo courtoisie) - image 1.0

Agrandir

La mère Chrystelle a posé avec son petit Malix dans sa chambre à l'hôpital de Chicoutimi.

Photo courtoisie

Le petit garçon est né en pleine santé en prenant par surprise ses parents, David-Manuel Fournier et Chrystelle Lévesque, qui n'ont pas eu le temps de se rendre à l'hôpital.

« Ma blonde a eu des contractions vers 11 h 50. C'est son quatrième bébé et normalement elle les accouche en quinze minutes. Je le savais en lui voyant la face qu'elle n'allait pas se rendre à l'hôpital, a raconté au téléphone le père de famille, qui a vécu la frénésie des médias, mercredi. En appelant le 911, ma blonde a perdu ses eaux. »

Initialement, le père s'attendait à voir arriver les ambulanciers en premier à sa résidence de Chicoutimi-Nord. « Les ambulanciers venaient de traverser de Chicoutimi-Nord à Chicoutimi avant mon appel. Aussitôt que les policières sont arrivées, je leur ai donné la relève sur ma blonde. Ç'a pris une à deux minutes », a-t-il poursuivi.

M comme mielleux

Malix est venu rejoindre ses frères Mathéo, cinq ans, et Manoé, deux ans, ainsi que sa soeur Mila, quatre ans. Pour ceux qui auraient remarqué la tendance, c'est pour assurer une lignée familiale, a expliqué le papa.

« Mon grand-père s'appelle Marcel, mon père Marc et moi les gens m'appellent Manuel. Et les noms en M c'est comme mielleux et ça donne des personnalités plus relaxes », a indiqué celui qui est bien placé pour l'affirmer.

Il ne s'agissait pas de la première fois chez les Fournier qu'un tel accouchement non prévu se déroulait. « Mon frère plus vieux a accouché sa fille à la maison. Je savais un peu à quoi m'attendre! »

« C'était magique »

« C'était magique. C'était tout un privilège! »

C'est en ces termes évocateurs que la policière Audrey Simard, de la Sécurité publique de Saguenay, a raconté son expérience au Quotidien.

« Quand on a reçu l'appel, c'était pour assistance aux ambulanciers. On s'est rendues sur place en urgence et on a vu qu'on était les premières arrivées. Le père s'attendait à voir arriver les ambulanciers. Quand il nous a vues, il a dit à sa blonde "B'bé c'est des filles", pour la rassurer. Mon sergent est arrivé 30 secondes après nous et le père a demandé de laisser faire les filles », a raconté en entrevue téléphonique la policière, elle-même mère de famille, tout comme sa collègue. Mais il s'agissait évidemment d'une première pour elles. « Disons qu'on ne nous enseigne pas ça à l'école », a-t-elle poursuivi en riant.

« Quand ma collègue a vu que c'était imminent, elle l'a tournée sur le dos. On lui a enlevé le pyjama. Moi j'étais au bout du lit. À la première poussée, la tête est sortie. À la deuxième le bébé est sorti. J'ai reçu le bébé. Ç'a tellement bien été. C'était super émouvant. Je me sentais privilégiée d'avoir vécu ça avec eux autres », a-t-elle enchaîné.

Les ambulanciers ont transporté la mère et le petit Malix à l'hôpital. Les policières les ont accompagnés, répondant même à quelques questions du médecin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer