Isle-Maligne: Québec pressé d'accélérer les travaux

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Près de 20 000 véhicules, voitures et camions lourds traversent le quartier Isle-Maligne chaque jour.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le comité des citoyens d'Isle-Maligne demande au premier ministre Philippe Couillard de devancer la construction de la voie de contournement de ce quartier almatois, dont les premiers travaux sont prévus en 2017. Il en va de la sécurité de tous, plaide le président du regroupement, Ludger Côté, rappelant que 20 000 véhicules traversent chaque jour ce secteur résidentiel et patrimonial.

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Le responsable des communications et le président du comité de citoyens d'Isle-Maligne, Marc Lamirande et Ludger Côté, demandent à Québec d'accélérer la construction de la voie de contournement pour une question de sécurité.

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L'échéancier de ce projet, dont les coûts devraient frôler les 70 millions $, a été modifié plusieurs fois depuis que le gouvernement a donné son aval, à l'aube des années 2000. Selon les plus récentes annonces du ministère des Transports du Québec (MTQ), la nouvelle route pourrait ouvrir en 2019 si les travaux débutent bel et bien en 2017.

Accidents

Mais deux récents accidents, survenus en l'espace de six mois sur la même portion de la route, poussent les responsables du comité de citoyens à sonner l'alarme et à réclamer l'accélération des travaux.

« Les deux incidents, qui auraient pu avoir des conséquences tragiques, ont mis en évidence le caractère de dangerosité de la situation. Un camion-citerne s'est couché sur le côté après un tête-à-queue. C'est la neige, accumulée près de la piste cyclable, qui a arrêté sa course, à quelques mètres d'une résidence pour personnes âgées. Quelques mois plus tard, un fardier a glissé dans le fossé, après avoir évité un automobiliste. Heureusement, il n'y a eu que des dommages matériels. On peut dire qu'on a été bénis des dieux. Mais est-ce qu'on le sera la prochaine fois? », questionne M. Côté, rappelant que cette voie de contournement est réclamée depuis les années 70.

« On craint une catastrophe, je ne le cacherai pas. Sans vouloir être prophète de malheur, l'annonce du début des travaux de l'élargissement de la 175 a été faite à la suite de graves accidents. Il ne faudrait pas en arriver là », pointe le président du comité.

Avec de la volonté politique, il croit que la construction pourrait commencer dès 2016. Si le gouvernement procède immédiatement à l'acquisition des terrains non occupés, soit la partie centrale de la voie projetée, une première levée de terre serait possible à l'été 2016. Ce qui permettrait une ouverture du nouveau tronçon plus tôt.

« Les experts du MTQ disent que c'est faisable de commencer par le centre. La décision revient toutefois au politique. Si on accélère les travaux, on comprend bien que ça n'ouvrira pas demain matin. Mais si on peut sauver un hiver, c'est au moins ça de gagner pour la sécurité de la population », exprime le président du comité, assurant que les plans et devis des travaux préparatoires sont déjà réalisés.

Expropriations

Un peu plus d'une dizaine de résidences d'Alma et de Saint-Nazaire sont visées dans les expropriations. Jusqu'à maintenant, une seule maison a été achetée et démolie en vue de la construction de cette voie de cinq kilomètres. La route, rappelons-le, sera aménagée entre le pont Jean-F.-Grenon et l'entrée de Saint-Nazaire. La voie aura des airs d'autoroute avec un dénivelé de 32 mètres. Deux carrefours giratoires seront construits aux extrémités du nouveau tronçon.

À l'extérieur du pays, le premier ministre et député de Roberval n'a pas pu répondre à la demande des citoyens. Au bureau du ministre des Transports du Québec, on confirme que le projet est encore à l'étape des expropriations.

« Nous sommes présentement dans le processus d'acquisition, un processus qui demande du temps en raison du nombre de dossiers à traiter. Le ministère a reçu à la mi-octobre 2015 le décret gouvernemental d'expropriation, lequel représente une étape cruciale du processus d'acquisition. Le Ministère avait estimé qu'une période minimale de deux ans serait nécessaire pour compléter tous les dossiers d'expropriation. Ceci étant, nous sommes en train d'évaluer de quelle manière nous pourrions optimiser l'échéancier », répond par courriel Anne-Catherine Couture, attachée de presse au cabinet du ministre des Transports.

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