La page est enfin tournée

Robin Parent, mécanicien chez Rocoto Toyota, avoue avoir... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Robin Parent, mécanicien chez Rocoto Toyota, avoue avoir eu quelques papillons dans l'estomac avant d'entrer au travail lundi matin.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Lundi matin, une page du long lock-out chez les 26 concessionnaires automobiles de la région a été tournée. Plusieurs dizaines de travailleurs sont retournés dans leur atelier après avoir ratifié, samedi, l'entente de principe intervenue plus tôt.

À l'occasion d'une tournée effectuée par Le Quotidien chez différents concessionnaires des boulevards Talbot et du Royaume, il a été permis de constater qu'autant chez les représentants des ventes, les membres des directions que chez le personnel administratif, le retour au travail s'est fait dans le respect et la bonne humeur.

Soulignons que certains employeurs ont refusé de commenter le retour au travail et, dans un cas, on nous a indiqué la porte de sortie. Certains ont invoqué le fait qu'ils étaient en réunion ou en formation avec leur personnel nouvellement entré. «Pour le moment, on souhaite conserver les choses à l'interne. Nous reprenons notre monde. Le focus a été mis sur les gens samedi à la suite de l'assemblée générale. Ça se déroule bien. On a des choses à établir. Il faut retrouver notre monde et se réajuster. Tout se passe très bien. On vous demande de ne pas aller déranger», a indiqué Hugues Larouche, concessionnaire Nissan.

M. Larouche ajoute ne pas avoir eu d'appréhension face au retour au travail de ses employés tout en mentionnant qu'il avait hâte de retrouver une concession qui travaille avec des effectifs complets. «Un concessionnaire sans département des pièces et service... On avait très hâte de bâtir sur de nouvelles fondations.»

Chez Rocoto Toyota, Carole Bergeron a indiqué que quatre mécaniciens et deux commis aux pièces ont repris le travail. «Nous allons réintégrer les employés graduellement. Cette semaine, il y aura beaucoup de formation. Le retour au travail se fera en fonction de la demande de la clientèle et du fait qu'en janvier et février, les activités sont plus tranquilles.» Mme Bergeron avoue ne pas avoir entretenu de crainte face au retour des employés en lock-out. «On les a accueillis comme il faut. J'ai senti un peu de nervosité chez eux, mais je pense qu'ils ont été surpris.»

Ne demandant pas qu'on la croie sur parole, Mme Bergeron nous a permis d'accéder à l'atelier afin de nous entretenir avec son personnel en poste soit Robin Parent, Benoît Brassard et Alain Lapointe. «Le retour au travail s'est bien déroulé. L'accueil a été fait à bras ouverts. Ils sont prêts à nous donner la formation pour nous mettre à jour sur certaines spécificités des véhicules. Ça redémarre tranquillement pas vite», témoigne Robin Parent, mécanicien.

Le travailleur confirme qu'il était nerveux lundi matin et que le déjeuner a été avalé un peu de travers.

Parmi les messages que les travailleurs ont livrés, ces derniers ont dit souhaiter que la clientèle du concessionnaire soit présente en masse chez leur employeur tout en se montrant rassurant face aux gens qui auraient acquis un véhicule neuf pendant le conflit. «C'est certain qu'on ne commencera pas à faire des représailles. Il est bien que les gens sachent que les clients ne seront pas pénalisés. On attend les gens à bras ouverts. On comprend qu'il y a des gens qui ont fait face à des fins de location», exprime de son côté Benoît Brassard.

Remboursement

En ce qui a trait au remboursement du fonds de grève d'une somme d'environ 25 000$, les travailleurs ont mentionné qu'ils étaient parfaitement informés de la situation pendant le conflit de sorte qu'ils paieront leur dû. «On a reçu des montants supplémentaires. On va payer. Il va en rester plus en travaillant que sur le bord du chemin» affirme M. Parent.

Dans plusieurs garages, l'accueil des employés a été fait par les membres de la direction eux-mêmes, selon ce qui nous a été rapporté. «On a reçu un bon accueil dans un cadre amical et chaleureux sans qu'il n'y ait de rancoeur», a témoigné la préposée à la réception chez Paul Albert qui en était à sa première journée de travail après presque trois ans sur la ligne de piquetage.

Agnès Larouche, représentante aux ventes chez Nissan, s'est dite contente de ne plus avoir à penser au conflit, mais surtout heureuse de revoir ses collègues dans les murs de l'établissement qui n'est tout de même pas de la taille d'une grande usine.

Chez Perron Automobiles, on nous a indiqué que le volume d'appels téléphoniques est normal, tout en précisant que les clients se montrent compréhensifs tout en s'assurant qu'ils pourraient être accueillis pour des rappels d'entretien.

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