Selon Russel-Aurore Bouchard

Registre des armes à feu: un geste de mépris

L'historienne Russel-Aurore Bouchard s'est rendue à Québec, hier,... (Archives Le Quotidien)

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L'historienne Russel-Aurore Bouchard s'est rendue à Québec, hier, afin de participer à la manifestation contre le registre des armes à feu. Elle était accompagnée de l'ancien député de Jonquière, Claude Patry.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

« Ce n'est pas vrai qu'on est des arriérés parce qu'on porte une arme. » L'historienne Russel-Aurore Bouchard, qui songe sérieusement à se présenter comme candidate indépendante dans Chicoutimi, a pris part à la manifestation contre le registre des armes à feu, hier, à Québec. Elle a de nouveau dénoncé le mépris qu'a le gouvernement québécois envers les tireurs sportifs et les chasseurs, en plus d'estimer que les policiers qui se disent en faveur du registre font de l'ingérence politique.

Russel-Aurore Bouchard avait décidé de se rendre à Québec, hier, alors qu'une manifestation était organisée devant les bureaux de la députée libérale de Chauveau, Véronyque Tremblay. L'historienne était accompagnée de l'ancien député de Jonquière, Claude Patry. Ce dernier s'était ouvertement opposé à la création d'un registre québécois.

« Honnêtement, je pensais qu'il y aurait une trentaine de personnes. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait au moins 250 personnes et plusieurs journalistes. J'étais ravie, puisqu'il est temps que les gens se lèvent et dénoncent ce projet de loi, qui méprise les tireurs sportifs et les chasseurs », a indiqué Mme Bouchard, lors d'un entretien téléphonique accordé au Quotidien, hier en soirée.

Discours

Celle qui songe de plus en plus à se lancer en politique provinciale pour défendre son point de vue a d'ailleurs été invitée à prononcer un discours devant les dizaines de manifestants.

« Ce qui me heurte le plus, c'est de voir des policiers prendre position dans le débat [le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, avait salué le dépôt du projet de loi 64, au début du mois de décembre]. Ils n'ont pas à prendre parti, c'est de l'ingérence politique et je ne comprends pas que personne ne dénonce ça », a affirmé Russel-Aurore Bouchard, qui qualifie le projet de loi 64 de contre-productif et de « complètement en dehors de la track ».

Par ailleurs, depuis l'annonce de sa possible candidature il y a une semaine, l'historienne a reçu des centaines d'appuis via les médias sociaux. Mais elle veut des appuis concrets avant d'annoncer ses intentions.

« Si la tendance se poursuit, je vais y aller. J'ai reçu des centaines de messages. D'hommes et de femmes. Maintenant, il me faut des appuis solides sur le terrain. Une fois que je les aurai, c'est évident que je vais me lancer. Surtout si le gouvernement ne change pas d'avis sur le registre », a affirmé la dame, qui n'avait jamais vraiment songé à se lancer en politique.

« J'ai vu mon père se donner corps et âme pour la politique. Il était dans l'organisation libérale et il est décédé à 59 ans, car il avait trop mis d'énergie dans la politique. Ça m'a toujours fait peur. Mais, à mon âge, je crois avoir la sagesse et l'expérience pour faire un bon travail. Et si j'y vais, c'est pour gagner. Je vais donner à la région sa première députée indépendante. Les gens sont tannés des députés qui s'écrasent devant les lignes de parti », a affirmé Mme Bouchard.

« Je vais rester simple et noble. Et mes adversaires vont voir comment je suis préparée et fougueuse. Vous savez, un lion reste un lion, crinière ou pas », a ajouté celle qui serait la première candidate transgenre du Québec.

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