Une soirée mordante de vérité

Avec son spectacle qu'on pourrait qualifier de marathon... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Avec son spectacle qu'on pourrait qualifier de marathon couru à la vitesse d'un sprint, nul doute qu'Olivier Martineau est parfaitement à l'aise sous les projecteurs.

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En nommant son premier spectacle Nul n'est à l'abri, Olivier Martineau annonçait à l'avance où il s'en allait. Il a tenu promesse, samedi soir, en tirant sur tout ce qui bouge.

«Le monde est cave», ont été les premiers mots de l'humoriste lancés aux nombreux spectateurs réunis au Théâtre Banque Nationale. Son numéro d'ouverture a d'ailleurs sérieusement réchauffé l'assistance, avant qu'il n'entre dans le vif du sujet.

Olivier Martineau a averti tout le monde dès le départ; il était là pour être honnête et il a demandé la même chose à son public, avec qui il a conservé une belle interaction tout au long de la soirée.

«Quand tu ris d'une ''joke'' qui n'est pas drôle, c'est comme dire à une grosse que son col roulé lui va bien. Tu n'aides personne», a-t-il scandé.

Dès lors, la soirée s'annonçait mordante de vérité. Le look élégant du grand jeune homme contrastait sérieusement avec son langage un peu cru, sans toutefois dépasser la limite.

De la vendeuse du magasin à son coiffeur un peu trop joyeux à son goût, en passant pour son dentiste (secrétaire incluse), personne n'a été épargné. Olivier Martineau a même critiqué son propre physique. «Si je sors dehors avec un poncho, je risque de partir au vent», a-t-il prédit.

Olivier Martineau... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay) - image 2.0

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Olivier Martineau

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Il a conclu sa première partie avec un segment de farces «pas de lien», en badinant quelques blagues un peu faciles, mais toujours efficaces.

Si certains s'attendaient à ce que la vedette de la soirée change de thème dans sa deuxième portion, ils ont été déçus...ou comblés. «Le monde est cave», a-t-il répété à son retour sur scène.

Après une reprise relativement tranquille, Olivier Martineau n'a pas tardé à repartir de plus belle en parlant des policiers, de son célibat, des rencontres dans les bars, de la mode et même des enfants.

Avec son spectacle qu'on pourrait de qualifier de marathon couru à la vitesse d'un sprint, nul doute que l'humoriste est parfaitement à l'aise sous les projecteurs. Un premier spectacle bien rodé, qui devrait plaire à tout le monde qui a envie de rire un bon coup sans nécessairement avoir à se casser les méninges pour comprendre une blague.

Même lorsqu'il abordait un sujet qui aurait pu être glissant, par exemple la censure dans les médias, il a rapidement pris une autre direction.

Pour ceux et celles qui ont raté le rendez-vous d'hier, sachez qu'Olivier Martineau sera de passage à la salle Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassinni jeudi, avant de revenir dans la région le 23 avril, à la salle Michel-Côté d'Alma.

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