Conflit automobile: l'heure de se prononcer a sonné

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Les 450 membres du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean affilié à la CSD se prononceront aujourd'hui sur un contrat de travail de six ans qui contient de nouvelles dispositions sur la semaine de travail. Ce vote pourrait donc mettre un terme au plus long lock-out de l'histoire de la région.

L'entente de principe intervenue juste avant l'entrée en vigueur de la loi spéciale adoptée par le gouvernement du Québec sera dévoilée ce matin en assemblée générale. Certaines informations ont toutefois filtré depuis la conclusion de l'accord. Le rejet de cette entente ne changerait rien à l'obligation légale pour les parties d'entreprendre le retour au travail des mécaniciens et employés de service à partir de cette semaine puisque les délais de la loi fixaient le retour dans les garages pour la fin janvier au plus tard.

Le contenu de l'entente prévoit des semaines de travail avec un nombre d'heures différent en fonction de la grosseur de l'entreprise. Les concessionnaires de 10 employés et moins pourront mettre en place des horaires de deux semaines de 32 heures par mois et deux semaines de 40 heures. Les horaires de 36 heures seront maintenus pour les garages de 10 employés et plus.

Dans les documents déposés en cour lors de la contestation de la loi spéciale, les concessionnaires avaient cité d'autres éléments qui, selon leur prétention, mettaient en péril le fonctionnement économique des entreprises. Il s'agissait des dispositions de rappel au travail de mécaniciens pour les surplus de travail. L'employeur devait payer la totalité du salaire hebdomadaire lorsque ces situations se présentaient. Aucune information n'a transpiré relativement à cette dimension du contrat de travail en vigueur lors du déclenchement du lock-out.

L'assemblée de ce matin risque de donner lieu à des débats animés. Les questions les plus difficiles concernent le nombre de mécaniciens qui pourront réintégrer les ateliers la semaine prochaine.

Il est possible que certains garages jugent préférable de reprendre les opérations avec des équipes réduites. Il est déjà prévu que des carrossiers seront congédiés avec l'annonce en fin de conflit de la fermeture d'au moins un atelier spécialisé dans ce travail.

Fermeture du OK Pneu: les rumeurs démenties

La direction du commerce OK Pneus dément les... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 3.0

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La direction du commerce OK Pneus dément les rumeurs de fermeture.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Denis Villeneuve - Dans la perspective d'une reprise possible du travail chez les employés de garage en lock-out depuis 34 mois, le commerce OK Pneus, du boulevard Saint-Paul à Chicoutimi, fait l'objet de rumeurs depuis quelques jours. Une éventuelle fermeture a cependant été vite démentie par la direction du commerce.

Le directeur général, Patrick Singher, est en poste depuis mars 2015. Il précise qu'il a été embauché par le président fondateur Serge Gagnon pour oeuvrer comme redresseur d'entreprise à titre de consultant et spécialiste des processus de production. «Il y a déjà eu une franchise OK Pneus à Chicoutimi. M. Gagnon a voulu récupérer la bannière qui compte 300 membres au Canada», précise M. Singher.

Ce dernier reprend les arguments des concessionnaires automobiles voulant que l'entretien mécanique des automobiles n'est pas un secteur payant puisque les fabricants automobiles imposent leurs normes et tarifications en fonction des tâches à effectuer sur les automobiles bénéficiant de garanties. «Nous, on travaille avec des employés non syndiqués qui ont tout de même de bonnes conditions puisqu'ils sont payés selon le décret sur l'industrie automobile. Ce sont des gens plus performants qui peuvent effectuer jusqu'à huit alignements par jour comparativement à deux pour des syndiqués. Ce sont des gens qui doivent entretenir toutes les marques de voitures.»

Le long lock-out a eu pour effet que plusieurs concessionnaires ont «saupoudrer» le travail à accomplir pour leurs clients à travers un réseau de garages de quartier ou en fonction de leur spécialité.

Avec le règlement du conflit de travail, M. Singher croit que les clients ayant acquis un véhicule neuf pendant le conflit auront des craintes de faire l'objet de représailles de la part des travailleurs en se présentant chez leur concessionnaire pour faire honorer leur garantie. Toutefois, plusieurs retourneront à leur garage de quartier, une fois la garantie expirée.

Mises à pied

Dans le cadre du mandat qui lui a été confié, M. Singher reconnaît qu'il a dû procéder à des mises à pied massives afin de s'adapter au volume de travail en mettant temporairement à pied 13 des 25 employés qui y oeuvrent, ce qui a possiblement donné naissance aux rumeurs de fermeture.

Le redresseur d'entreprise mentionne que l'entreprise continue d'ajuster ses activités en fonction de certains créneaux, et ce, en développant un réseau de fournisseurs connexes. Il croit que le chiffre d'affaires est appelé à croître en dépit du caractère cyclique et saisonnier du volume d'activités.

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