L'austérité, cheval de bataille du PQ

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Le Parti québécois a profité du caucus de l'aile parlementaire souverainiste tenu à Jonquière pour prendre le pouls de la région à l'aube de la campagne partielle dans Chicoutimi, à la suite du départ de Stéphane Bédard.

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Le Parti québécois a visiblement l'intention de profiter de la prochaine élection partielle dans Chicoutimi pour convaincre les électeurs que le dogmatisme de l'austérité est la seule politique économique valable au sein du gouvernement de Philippe Couillard.

Selon le parti, le Québec s'enfonce plus rapidement que les autres États dans le marasme avec des indicateurs encore plus sombres que les prévisions du ministre des Finances.

Au terme du caucus de l'aile parlementaire souverainiste tenu à Jonquière, les députés Sylvain Gaudreault et Alexandre Cloutier estiment avoir atteint les objectifs.

Le Parti québécois voulait profiter de cet exercice régulier dans la vie parlementaire pour prendre le pouls de la région à l'aube de la campagne partielle dans Chicoutimi et lancer certains messages, dont celui de l'économie.

« On ne pourra pas faire le bilan du gouvernement Couillard dans le domaine de l'économie lors de l'élection partielle puisque c'est tout simplement un non-bilan », a déclaré Sylvain Gaudreault en entrevue avec Le Quotidien. Il cherche tant bien que mal les réalisations économiques du gouvernement et ne constate que des échecs, des coupes dans les services publics et surtout l'absence d'un projet économique articulé.

« J'ai eu l'occasion de montrer le site de Novelis à Arvida à mon collègue Nicolas Marceau. Il n'en revenait pas que des infrastructures de cette qualité ne soient pas récupérées », a ajouté le député de Jonquière.

Sommet

Au sujet du sommet économique régional tenu par le gouvernement libéral, Alexandre Cloutier entend revenir sur les résultats de l'exercice, que les citoyens de la région attendent toujours alors que les reprises de maisons se multiplient, que la démographie s'essouffle et que la grande entreprise est toujours sur les freins pour les grands projets industriels d'Alma II et AP60.

« Le sommet économique n'a pas duré 24 heures. C'est une opération de relations publiques et on est toujours en attente de réalisations », insiste le député de Lac-Saint-Jean.

Il note au passage que la région continue de s'appauvrir avec la disparition des emplois dans la réforme de la santé et les risques qui planent sur le monde scolaire. « Le premier ministre du Québec accepte que les gens de sa région soient réduits au silence dans la réforme des commissions scolaires. C'est tout un bilan. »

Le critique péquiste en matière de finance et d'économie, Nicolas Marceau, avait préparé la table aux deux députés de la région en dressant un portrait peu reluisant de la situation économique générale du Québec. Il rappelle que Philippe Couillard a vendu aux Québécois pendant la dernière campagne électorale la grande compétence de l'équipe économique libérale dont les résultats sont aujourd'hui largement sous les engagements.

« Inévitablement, ces engagements finissent par le rappeler. C'est Philippe Couillard qui a dit toutes ces folies en campagne électorale. C'est le ministre Martin Coiteux et le dogme de l'austérité qui ont pris le contrôle de la politique économique. »

En plus de ne pas avoir de plan, a repris Nicolas Marceau, Philippe Couillard a aggravé la situation en menaçant de rompre un contrat signé par le gouvernement pour l'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti. Ce geste, poursuit le député Marceau, ne fait que créer de l'incertitude auprès d'éventuels investisseurs qui vont se méfier de la parole du premier ministre.

Les péquistes ont profité de l'occasion pour soulever le doute sur les annonces effectuées à Davos par le premier ministre du Québec Philippe Couillard. Le Québec a vu plusieurs projets annoncés à ce forum se conclure en queue de poisson.

Les derniers chiffres économiques annoncent le pire, selon le PQ. Les projections d'investissements privés n'augmenteront que de 2,5 % pendant l'année alors qu'ils ont été de 9 % l'an dernier.

Le Parti québécois ne comprend pas comment, dans une telle situation, le ministre des Finances peut soutenir que la croissance du PIB nominal du Québec sera de plus de 3 % par année alors que tous les spécialistes avancent des chiffres inférieurs à 3 %.

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