Pêche blanche: l'autorité de Saguenay contestée

Les retards dans l'ouverture des villages de pêche blanche sur la baie des Ha!... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les retards dans l'ouverture des villages de pêche blanche sur la baie des Ha! Ha!, combinés à l'éviction par les autorités municipales de quatre pêcheurs munis d'installations lourdes en dehors des zones prévues, créent un vent de mécontentement chez certains amateurs qui remettent en question le mode de gestion établi par Saguenay avec Contact Nature.

Jeudi, une pétition initiée par le citoyen Jean-François Simard est apparue sur Facebook. Elle vise à remettre en question le modèle de gestion utilisé par la Ville en dehors des limites des villages de pêche.

Selon le libellé de la pétition, Saguenay ne prend aucunement en compte la réalité des pêcheurs locaux dans la gestion de l'activité de pêche blanche tout en ne prenant pas les bons moyens pour promouvoir et mettre en valeur l'activité de pêche récréative.

Gestion limitative

Il est reproché à Saguenay d'effectuer une gestion limitative et répressive des eaux fédérales hors des zones délimitées pour les villages de cabanes. On y fait état que des pêcheurs locaux se sentent harcelés par les autorités municipales sur des règlements qui semblent avoir peu de valeur juridique et que le droit de pêcher y est brimé en contravention de la loi provinciale sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

Interpellé par Le Quotidien, M. Simard a refusé de commenter davantage la pétition qu'il a mise en ligne tout en affirmant qu'il se retrouve pris entre deux feux et muselé. « Actuellement, je ne sais pas à quoi m'en tenir. Je vais devoir gérer ça à l'interne », a-t-il simplement commenté.

Selon les informations qui circulent dans le milieu, la gestion des glaces de la baie des Ha! Ha! est passée d'un mode très permissif peu réglementé, où l'embarquement était effectué selon les connaissances de tout un chacun, à un mode très restrictif et réglementé avec des mesures exactes des épaisseurs de glace, prises de relevés.

L'une des solutions suggérées par les pêcheurs serait qu'en attendant l'épaisseur de 12 pouces réglementaires, les pêcheurs munis de petits abris temporaires déplaçables par la seule force musculaire puissent accéder aux glaces.

Réglementation claire

En vertu d'un communiqué de presse émis par le conseiller Luc Boivin, la carte des zones à risque incluse dans l'entente intervenue avec Pêches et Océans Canada prévoit trois zones, soit les villages de pêche où il est permis d'installer des cabanes lorsque l'épaisseur atteint douze pouces.

Les secondes zones définies comme étant à risque sont accessibles à pied, en motoneige ou en VTT, et font l'objet d'une tolérance par la Ville. C'est le cas pour les abris temporaires, définis comme étant des abris pour une période quotidienne, qui peuvent être mus par la seule force musculaire d'une personne. Saguenay ne procédant pas à des analyses des zones, elle ne peut garantir la sécurité sur les glaces.

Quant aux zones interdites, elles sont concentrées le long de la voie navigable et à proximité du pavillon des croisières.

La Ville demande de collaborer et de bien s'informer sur les zones accessibles ou non.

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