PME: la place de Saguenay plaît au maire

Le maire Jean Tremblay est relativement satisfait de... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Le maire Jean Tremblay est relativement satisfait de la place qu'occupe Saguenay dans le palmarès des villes ayant les meilleures structures d'accueil des PME.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Normand Boivin
Le Quotidien

Le maire Jean Tremblay n'est pas mécontent de la place qu'occupe Saguenay dans le palmarès des villes ayant les meilleures structures d'accueil des PME, dont les grandes lignes ont été publiées dans notre édition de jeudi. Toutefois, il ne veut pas dormir sur ses lauriers et entend tout faire pour améliorer les choses.

«Moi, je me compare aux villes de ma taille; celles de 100 000 habitants et plus. Et dans ce groupe, nous sommes troisièmes sur 10. Seules Québec et Laval nous dépassent. Nous sommes en avant de Trois-Rivières, Sherbrooke, Lévis et Gatineau. C'est certain que j'aurais aimé être deuxième, mais il faut être réaliste: compétitionner Québec ou Laval, ce n'est pas évident. Québec jouit d'avantages que nous n'aurons jamais. C'est la capitale nationale, elle a des budgets et une renommée internationale supérieurs. Et Laval est une ville qui a connu une forte croissance.»

Cela dit, le maire de Saguenay ne baisse pas les bras et, à défaut d'espérer grimper dans le palmarès, il entend tout de même améliorer les choses.

«J'ai lu le rapport et il est très intéressant. Très complet. Nous serions bêtes de ne pas nous en servir. J'ai donc demandé qu'on l'analyse en profondeur afin de voir ce qu'on fait de bon et ce qu'on pourrait améliorer», dit-il.

Jean Tremblay se montre ouvert à tous les bons trucs, même dans les villes qui se classent moins bien que la sienne. Comme il le dit lui-même, une municipalité qui arrive dixième ou onzième ne fait pas que des mauvaises choses. Elle peut avoir un mauvais classement, mais avoir de bonnes idées sur certains points.

«J'ai visité le centre économique de Drummondville et j'ai été impressionné. À Trois-Rivières, les services comme les pompiers et les travaux publics sont très forts. Il n'y a pas que nous qui faisons de bons coups. Il faut aller voir ailleurs. Et moi, je n'ai pas honte de copier ce qui se fait de bon, même si on me traite de copieur.»

Le maire de Saguenay rappelle que sa stratégie de développement économique repose sur la mise en place de conditions gagnantes pour attirer les entreprises. Ce classement confirme donc qu'il a frappé la cible.

Étude

Le palmarès établi par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) dans le cadre d'un vaste sondage et d'entrevues réalisés l'été dernier portait sur les éléments réglementaires qui préoccupent le plus les entrepreneurs comme les permis de construction et de rénovation, l'affichage, les stationnements, etc.

Selon les données fournies, une part importante d'entrepreneurs et de propriétaires d'entreprises considèrent la réglementation municipale comme une contrainte, ce qui a incité la FCEI à évaluer les atouts et les faiblesses des 100 plus grandes villes du Québec en fonction d'un indice.

Cet indice inclut des données concernant l'accès et la qualité de l'information transmise aux entrepreneurs ainsi que le cadre réglementaire des villes étudiées.

Saguenay avait obtenu une note de 39,5 sur 100, arrivant au troisième rang des villes de 100 000 habitants et plus, derrière Laval (49/100) et Québec (44,7/100).

Aucune des 100 municipalités concernées n'obtient le score parfait de 100. Le plus haut total a été obtenu par Victoriaville avec 68, ce qui indique, selon l'étude, que toutes les villes ont des efforts à déployer pour améliorer l'environnement d'affaires. Westmount affiche la pire performance avec 7,5 sur 100.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer