Relais du mont Apica: prêt pour la visite

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Le Relais nouvellement aménagé est accessible via le sentier provincial 23 ainsi que par la route 169.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Un nouvel élément de fierté situé au coeur de la Réserve faunique des Laurentides a été inauguré, cette semaine. Le passage des membres du conseil d'administration de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) a été l'occasion pour les administrateurs du Club des motoneigistes Lac-Saint-Jean, les représentants de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean et Le Quotidien d'effectuer une virée au mont Apica. Les nouvelles infrastructures touristiques du relais et l'aménagement d'un point d'observation sur l'ancien site ayant accueilli une base radar militaire des Forces armées canadiennes ont été présentés.

Parti de l'hôtel Delta de Jonquière, le convoi formé d'une quinzaine de motoneigistes circule dans les coulées longeant la route 170 afin d'emprunter les sentiers 83 et 368. Ce n'est qu'une fois sortis des gouffres que les membres du cortège prennent conscience de la force du vent et de la poudrerie dans les champs s'apparentant à des déserts blancs.

Après une absence d'une bonne dizaine d'années dans les sentiers, l'auteur de ces lignes redécouvre les joies de pratiquer la motoneige maintenant amputée des fortes odeurs d'huile carbonisée et des fumées toxiques qui en émanaient autrefois. Le développement des moteurs quatre temps et autres technologies surprenantes constitue une grande avancée.

On circule sur les routes blanches jusqu'à l'atteinte de l'orée de la Réserve faunique des Laurentides. Peu importe qu'on soit pour ou contre la pratique de l'invention de J. Armand Bombardier, la motoneige demeure l'engin le mieux adapté pour découvrir autrement le vaste pays que l'on habite. C'est le cas pour les montagnes de la réserve faunique, habitués que nous sommes à admirer le paysage à partir de la route 175.

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Au sommet du Mont-Apica, considéré comme le toit de la Réserve faunique des Laurentides, il est possible d'apercevoir les éoliennes du parc éolien Rivière-du-Moulin lorsque le ciel est dégagé, ce qui n'était pas le cas lors de notre passage.

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Gilles Larouche, de Labrecque, assure une présence au Relais du Mont-Apica 24 heures pour préparer les repas aux nombreux visiteurs.

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Après 64 kilomètres de route, la jonction du 368 et de la provinciale 23 est surmontée par l'immense arche souhaitant la bienvenue aux visiteurs. Nous sommes aux limites d'entretien des Clubs Saguenay et Lac-Saint-Jean. Comme une oasis dans le désert, le petit refuge muni d'une fournaise à l'huile est le bienvenu pour réchauffer les corps et débarrasser les visières de leur couche de glace aveuglante.

Encore 26 kilomètres de route et nous voilà au pied du mont Apica, le long de la route 169.

Dans ce secteur, un choix difficile doit être fait entre aller siroter une bonne bière autour d'un repas préparé par Gilles Larouche et son équipe au nouveau relais du mont Apica ou encore de parcourir cinq kilomètres de plus afin d'atteindre le sommet de cette montagne où l'on peut apercevoir, par beau temps, les éoliennes du parc Rivière-du-Moulin. Pourquoi ne pas effectuer les deux visites?

En pleine heure du midi, un mardi, le relais est plein de motoneigistes en train de se restaurer. Présent avec le groupe, Gaétan Gagné, président du Club de motoneigistes Lac-Saint-Jean, est très fier du nouveau relais implanté à 75 km de distance de l'Étape. Il reconnaît que même pour les motoneigistes les plus endurants, les distances sont longues et il était nécessaire d'aménager un établissement de qualité. «La façon de fonctionner avec des roulottes était devenue désuète», confie-t-il.

Attirer les touristes

Maxime Saint-Laurent, porte-parole de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, reconnaît lui aussi la grande amélioration des installations, tout en affirmant qu'elles sont de nature à mieux apprivoiser les motoneigistes de la région de Québec et de Saint-Raymond de Portneuf.

Selon lui, la Ville de Québec collabore bien aux promotions touristiques ciblées pour les motoneigistes même si Québec possède un pouvoir d'attrait international indéniable avec son château, sa terrasse et sa partie ancienne reconnue par l'UNESCO.

Le rêve de certains serait de pouvoir entraîner les motoneigistes jusqu'au port de Québec, une mission pratiquement impossible.

Rivière aux Écorces

L'autre dossier important dans les cartons pour le Club Lac-Saint-Jean concerne la construction d'un pont pour la traversée de la rivière aux Écorces, un projet de 1,2 M$ visant à prolonger la saison sur le sentier 368. Actuellement, le club a des engagements pour une valeur de 600 000$ auprès de Développement économique Canada. «Il reste à obtenir des engagements du provincial. On a frappé à la porte du ministère des Transports et de Québec. On attend pour voir ce qu'ils vont dire.»

Incitation à respecter la signalisation

Les motoneigistes qui circulent dans les sentiers fédérés ont intérêt à respecter les panneaux de signalisation, des outils qui livrent 24 heures par jour de l'information permettant d'assurer leur sécurité et de sauver des vies.

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De passage dans la région dans le cadre de la conférence de presse annuelle de la Sûreté du Québec, tenue conjointement avec la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), le nouveau directeur général, Stéphane Desroches, croit qu'il faut insister sur cet aspect de la sécurité. «Je suis bénévole au sein de la fédération et je fais de la patrouille. Je pense qu'il faut mettre l'emphase auprès des motoneigistes afin qu'ils adaptent leur conduite en fonction de la signalisation en place.»

M. Desroches rappelle que la signalisation n'est pas présente comme décoration le long des sentiers puisqu'elle livre de l'information cruciale. «On aide les clubs de la province à établir une signalisation respectant la réglementation. Si on place une affiche d'une courbe à 90%, c'est que c'est nécessaire à la sécurité.»

Opérations policières

Outre cet aspect, la conférence de presse a permis d'informer que les patrouilleurs de la Sûreté du Québec effectueront une série d'opérations au cours des prochaines semaines, dans les sentiers et aux abords de ceux-ci, ainsi que dans les autres lieux autorisés à circuler. Ces opérations seront effectuées en partenariat avec la Fédération québécoise des clubs de quads et la FCMQ. Dès cette fin de semaine, plus de 250 opérations sont prévues à travers la province.

Lors de la période hivernale 2014-2015, 34 collisions mortelles sont survenues sur le territoire de la Sûreté du Québec, dont 32 impliquaient des motoneigistes. C'est pourquoi les patrouilleurs intensifieront leurs interventions, de concert avec les agents de surveillance des sentiers, afin de diminuer le nombre de décès et de blessés graves.

Ces derniers interviendront s'ils constatent qu'une infraction est commise, que ce soit en vertu du Code criminel, du Code de la sécurité routière ou de la Loi sur les véhicules hors route. La vitesse et la capacité de conduite affaiblie par l'alcool ou la drogue ou une combinaison des deux demeurent les principales causes de collisions mortelles et avec blessés graves.

Rappelons que la vitesse à respecter pour les motoneigistes est de 70 km/h, alors qu'elle est de 50 km/h pour les utilisateurs de véhicules tout terrain (VTT), à moins que la signalisation ne l'indique autrement.

Également, pendant la période hivernale, les patrouilleurs seront présents dans les relais, les endroits licenciés, et autres afin de sensibiliser les utilisateurs de motoneige et de VTT sur les principales causes de collision.

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