Marc-André Chantal choisit la prison

Marc-André Chantal savait très bien qu'il avait contrevenu à sa probation en... (Archives Le Quotidien)

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Marc-André Chantal savait très bien qu'il avait contrevenu à sa probation en raccrochant mal son téléphone. Il jure pourtant qu'il ne l'a pas fait intentionnellement. Pour expier sa faute, il a lui-même suggéré au juge de terminer sa sentence en prison, lui qui n'avait plus quatre jours à patienter avant la fin de sa probation.

L'individu, qui est habituellement représenté par Me Dominic Bouchard, en était à son troisième manquement depuis sa condamnation en janvier 2015. Il avait alors reçu une peine de 12 mois de prison en société. Il était assigné à domicile 24 heures sur 24 durant un certain temps et devait répondre à tous les appels téléphoniques de son agent de probation.

La première fois, il a omis de décrocher le combiné, pour confirmer sa présence à la maison, en avril 2015. Il avait alors vu sa liberté être suspendue durant sept jours.

Il a récidivé en mai. Cette fois, le tribunal avait allongé son assignation à domicile de 24 heures sur 24.

Et le 19 janvier, la probation a tenté de le joindre à trois reprises entre 22h et 23h. Jamais il n'a répondu. Chaque fois, la ligne était occupée.

«Je suis allé couper du bois à mon érablière sur les monts Valin toute la journée. Lorsque je suis revenu à la maison, j'étais brûlé et je me suis couché à 20h30. Vers 21h45, ma conjointe m'a appelé pour me dire qu'elle rentrerait plus tard. Ça a duré le temps de le dire. J'ai mal raccroché le téléphone et je m'en suis rendu compte seulement vers 1h45 lorsque je me suis réveillé», a tenté d'expliquer Marc-André Chantal au juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec.

«J'ai pensé appeler mon agent de probation pour lui laisser un message, mais je savais que ça ne donnerait rien étant donné que j'avais enfreint ma condition de libération. Je ne l'ai pas fait exprès. Il aurait fallu juste un imbécile pour ne pas raccrocher son téléphone volontairement à cinq ou six jours de la fin de la probation», a ajouté l'individu.

Chantal a appris mercredi après-midi qu'il était recherché sous mandat. Il a immédiatement pris ses jambes à son cou pour se rendre au palais de justice.

Le juge Lortie a mentionné qu'il ne pouvait lancer une pièce de monnaie dans les airs pour rendre une nouvelle sentence. Il se devait d'entendre la preuve de la Couronne et suggérait à l'accusé de faire appel à un avocat pour le défendre.

C'est à ce moment que le prévenu y est allé de sa propre suggestion. Plutôt que de l'envoyer passer la nuit à Roberval, de le ramener jeudi matin et de le retourner jeudi après-midi, l'accusé a préféré régler le tout immédiatement.

«On devrait me révoquer ma liberté jusqu'à la fin de la probation, soit samedi», a suggéré Marc-André Chantal.

La suggestion a été retenue par le juge Lortie et recommandée par Me Nicole Ouellet, de la Couronne.

L'accusé est donc parti vers la prison de Roberval mercredi après-midi et pourra en ressortir samedi.

«J'ai vraiment cru que je pourrais passer au travers ma probation sans problème», a conclu l'individu avant de sortir de la salle d'audience.

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