Conduite hivernale: les deux mains sur le volant

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Le journaliste Rémi-Gilles Tremblay, au volant, en compagnie du moniteur pour l'occasion, Yan Latour.

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La consigne était claire et répétée très souvent : « Les deux mains sur le volant. » Mais ici, oubliez la politique. « C'est une simple question de sécurité », m'a redit plusieurs fois Yan Latour, celui qui me guidait lors des essais routiers, mercredi, en compagnie d'une collègue journaliste. Notre guide faisait ainsi écho aux propos de Carl Nadeau, un peu plus tôt, pour qui avoir les deux mains sur le volant « est la seule façon de survivre ».

Car après une petite séance d'une vingtaine de minutes destinée à nous rafraîchir la mémoire sur les diverses techniques permettant de nous éviter le pire sur des routes enneigées, nous avions droit à une mise en pratique sur une piste aménagée à l'aide de cônes derrière le centre Georges-Vézina.

Au volant d'un des véhicules mis à notre disposition par Mitsubishi Canada pour l'occasion, des Outlander GT 2016, les apprentis-pilotes devaient effectuer plusieurs fois les différentes boucles et ainsi mettre en pratique les enseignements du « maître » Carl Nadeau, pilote aguerri, qui enseigne d'ailleurs le pilotage professionnel depuis plus d'une dizaine d'années.

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Pour l'exercice d'hier, une partie du stationnement du centre Georges-Vézina avait été convertie en piste d'essai.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Outre de garder les mains sur le volant, plusieurs autres consignes, bien appliquées, assurent une plus grande sécurité en conduite automobile. Et d'adopter une bonne position de conduite est de loin celle qui permet d'optimiser nos réactions devant les aléas de la route.

Sans aller jusqu'à donner un cours, disons qu'une fois assis au volant, bien adossé à notre siège, bras et jambes ne doivent jamais être totalement tendus.

« C'est impossible d'effectuer des manoeuvres précises à bout de bras. Sans compter que cette position nous rend crispés et nous prive d'un bon contact avec la route », explique M. Nadeau.

300 kilomètres-heure

« En sport automobile, on applique les techniques de base le plus parfaitement possible. Et si c'est bon à trois cents kilomètres-heure, imagine à une vitesse normale. »

Carl Nadeau s'en remet toujours à la base pour s'assurer d'une conduite automobile sécuritaire. Une bonne position au volant, le regard tourné vers l'horizon.

Et il faut se le rappeler souvent, assure-t-il.

« Les mauvaises habitudes prennent vite le dessus. Surtout en vieillissant. Là, on a tendance à privilégier le confort à la sécurité. Ça peut faire une différence. »

Avant de s'élancer sur la piste, le pilote... (Photo Le Quotidien, Rémi-Gilles Tremblay) - image 3.0

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Avant de s'élancer sur la piste, le pilote professionnel Carl Nadeau y est allé de quelques conseils à l'intention des apprentis-pilotes.

Photo Le Quotidien, Rémi-Gilles Tremblay

Des habitués de la neige

Sans dire que les conducteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont parfaits, ce que l'on aurait de toute manière du mal à croire, le fait qu'ils soient confrontés régulièrement à des conditions climatiques dignes du pôle Nord les rend plus à l'aise sur des routes enneigées.

«On peut toujours corriger des choses, mais dans l'ensemble, les gens de votre région adoptent déjà plusieurs des comportements que l'on enseigne ailleurs», explique Carl Nadeau, qui compte déjà plusieurs tournées du genre à son actif.

«À Toronto, donne-t-il en exemple, les conducteurs se sentent beaucoup moins en confiance dans des conditions climatiques hivernales. Ils ne réagissent évidemment pas de la même manière. On leur propose alors des correctifs pour leur permettre de mieux faire face aux différentes situations. Mais ici, ajoute le pilote, les gens appliquent pour la plupart tout naturellement ces correctifs.»

Même si les statistiques semblent lui donner tort, M. Nadeau s'empresse d'ajouter que les conditions routières difficiles, de même que divers autres éléments, dont l'alcool au volant, peuvent aussi peser lourd sur le bilan routier.

Mais il ne faut pas croire que les conducteurs parfaits pullulent sur nos routes. «On peut toujours corriger des choses», renchérit-il.

Pour bien démontrer les possibilités du système de... (Photo Le Quotidien, Rémi-Gilles Tremblay) - image 4.0

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Pour bien démontrer les possibilités du système de traction sophistiqué de l'Outlander de Mitsubishi, deux des quatre pneus de ce véhicule avaient été recouverts d'un revêtement de plastique.

Photo Le Quotidien, Rémi-Gilles Tremblay

Première d'une série de quatre

L'activité tenue mercredi par Mitsubishi Canada était la première d'une série d'événements d'une journée portant sur la formation et les techniques de conduite hivernale. Outre Saguenay, la tournée s'arrêtera aussi à Québec le 22 janvier, à Sherbrooke le 26 janvier et à Brossard le 28 janvier.

Le but de l'exercice est d'abord « d'aider à affiner les connaissances et les compétences de conduite en hiver grâce à l'expertise du pilote professionnel, animateur télé, instructeur de conduite préventive et de pilotage Carl Nadeau ».

Mais ce n'est évidemment pas un hasard si Mitsubishi Canada y est associée. On désire effectivement mettre de l'avant le tout dernier Outlander GT 2016, un véhicule particulièrement bien adapté à la conduite hivernale.

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