Péladeau rencontre des jeunes

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Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a rencontré les étudiants de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), mardi.

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Le chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, a rencontré les étudiants de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), mardi midi, pour parler d'éducation, un droit qu'il veut « constitutionnaliser », mais le discours sur l'indépendance a dominé une bonne partie de sa conférence.

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Plusieurs militants du Parti québécois étaient présents lors du discours, ainsi que l'ancien ministre de l'Environnement Daniel Breton, l'ex-député Robert Bouchard, le président de la CSN régionale Engelbert Cottenoir et une possible candidate à l'élection partielle dans Chicoutimi, Mireille Jean.

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Le chef de l'opposition officielle et les députés de son parti parcourent la région, cette semaine, alors que le caucus national pour préparer la rentrée parlementaire se tient à Jonquière jusqu'au 21 janvier. Devant une foule d'étudiants et de militants péquistes plus âgés, il s'est d'abord dit « indigné » des coupes dans l'éducation par le gouvernement libéral, qui « place sa doctrine économique au-dessus du bien commun ».

M. Péladeau a martelé l'importance de maintenir les investissements et de préserver les spécialités des institutions pour qu'elles continuent d'attirer les jeunes, ce qui a un impact sur la vitalité des régions. L'État doit faire de l'éducation sa « priorité absolue » et les entreprises ont aussi un rôle à jouer, mais ce « maillage » sera possible seulement si les compagnies gardent leur siège social dans la province.

« Comme employeur, le gouvernement doit aussi donner l'exemple en offrant une plus grande place à la nouvelle génération dans la fonction publique, poursuit le député de Saint-Jérôme. Le Québec a besoin des idées et de la créativité des jeunes, ce sont les meilleures réponses aux nombreux défis qui nous attendent. »

Mondialisation

Le chef péquiste a enchaîné avec le défi de la mondialisation, qui justifie à son avis l'indépendance du Québec en raison des difficultés de faire valoir des intérêts précis au sein d'une fédération diversifiée, dans un contexte où le libre-échange s'intensifie.  Durant plusieurs minutes, il a décrit les désavantages d'un Québec à l'intérieur du Canada et a souligné les tendances souverainistes ailleurs dans le monde.

Durant la période de questions, un étudiant a demandé des mesures concrètes à Pierre Karl Péladeau pour la relance économique de la région, alors que les revenus disponibles sont inférieurs à la moyenne québécoise, elle-même en dessous de celle canadienne. L'élu a repris la partie de son discours sur la péréquation, qu'il juge insuffisante vis-à-vis des « 50 G$ que le Québec envoie » et qui sont investis dans « les pétrolières albertaines ou l'industrie automobile de l'Ontario », au lieu de la foresterie par exemple.

D'autres élèves ont estimé que le chef est totalement passé à côté dans sa réponse à une question sur les pertes d'emplois qui nuisent à la retraite et à une autre sur la peur d'un référendum. « J'étais présent pour entendre parler d'éducation, mais c'était un sujet trop effleuré. On n'a pas entendu de projets. L'indépendance, c'est intéressant, mais ça aurait pu être amené sous l'angle de l'éducation au lieu de la mondialisation », confie un étudiant en histoire. « Ç'a répondu à mes questions sur la faisabilité économique de l'indépendance », indique une autre.

Pierre Karl Péladeau a par la suite rencontré le recteur de l'UQAC, Martin Gauthier, visité le Consortium de recherche sur la forêt boréale commerciale et l'entreprise STAS. Il a aussi tenu une assemblée citoyenne à l'hôtel Le Montagnais en soirée.

Une investiture à préparer

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, s'attend à un processus d'investiture pour désigner le candidat qui se présentera à l'élection partielle de Chicoutimi, un «signe de la richesse démocratique» du PQ selon lui.

Sans nommer qui que ce soit, il a affirmé qu'il y avait plusieurs bonnes candidatures, dans une mêlée de presse qui a suivi son discours devant les étudiants de l'UQAC. La femme d'affaires Mireille Jean et la candidate bloquiste au dernier scrutin fédéral Élise Gauthier y étaient d'ailleurs présentes, toutes deux en réflexion pour tenter de remplacer le député démissionnaire Stéphane Bédard.

En début de soirée, ce dernier s'est rendu au souper du caucus du parti en tant que militant et a serré la main de M. Péladeau. Interrogé sur la future campagne électorale, il a répondu en riant qu'il n'était plus politicien et qu'il laissait cette partie à ses anciens collègues.

Plusieurs estiment que le départ de M. Bédard, qui a été relevé de ses fonctions de leader parlementaire, est dû à de mauvaises relations avec le nouveau chef, mais le député de Jonquière Sylvain Gaudreault nie que cela pourrait nuire au parti durant l'élection partielle. «La question qu'il faut se poser, c'est qu'est-ce que ça va changer pour la région si un candidat libéral est élu, alors que le premier ministre Philippe Couillard, député de Roberval, n'a rien livré depuis le début de son mandat?»

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