Un adulte sur cinq fume encore

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Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, un adulte sur cinq fume. La prévalence était la même en 2006. En 1998, 30% des adultes fumaient.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Un adulte sur cinq fume au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce sont les 25 à 34 ans qui ont le plus de misère à écraser et il y a encore 12% des jeunes de moins de 18 ans qui consomment des produits du tabac.

Publicités-chocs, campagnes de prévention; la Semaine pour un Québec sans tabac, une initiative du Conseil québécois sur le tabac et la santé, avec l'appui du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, bat actuellement son plein.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les statistiques n'ont pas beaucoup changé au cours des 10 dernières années. Encore aujourd'hui, 20% des adultes grillent une cigarette, que ce soit régulièrement ou occasionnellement. Chez les 25 à 34 ans, ce pourcentage grimpe à 26%. Ce sont les 65 ans et plus qui consomment le moins, avec un pourcentage de 9%. Chez les jeunes du secondaire, un adolescent sur 10 consomme la cigarette ou le cigare.

«Les pourcentages n'ont pas beaucoup changé depuis 2006. Et nous sommes dans la moyenne provinciale. On ne fume pas moins, mais on ne fume pas plus qu'ailleurs au Québec», a indiqué le responsable de la lutte contre le tabac au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, André Marchand.

À titre d'exemple, en 2013, c'était également 12% des jeunes âgés de 18 ans et moins qui fumaient. La différence, c'est qu'aujourd'hui, il faut ajouter un 4 à 6% des jeunes qui consomment, régulièrement ou occasionnellement, la cigarette électronique.

Difficile toutefois de dire si ces jeunes se tourneront ensuite vers le tabac régulier.

«Nous considérons la cigarette électronique comme un produit du tabac, puisqu'elle est maintenant comprise dans la Loi sur le tabac. Tant et aussi longtemps qu'on n'en saura pas davantage sur les risques, il y aura une mise en garde sur ce produit, au même titre que la cigarette ou le cigarillo. Nous comprenons que certaines personnes réussissent à arrêter le tabac grâce à la cigarette électronique, mais nous ne la recommanderons pas tant que nous ne connaitrons pas les impacts sur la santé», a expliqué M. Marchand.

Centres d'abandon

Images-chocs sur les paquets de cigarettes et publicités télévisuelles percutantes; les multiples campagnes de prévention gouvernementales font tranquillement leur chemin, mais semblent parfois laisser les irréductibles fumeurs indifférents.

«Les actions font bouger les choses et nous avons bon espoir que les pourcentages diminueront encore au cours des prochaines années. On ne dira jamais assez que la cigarette est nocive pour la santé. Il y a de plus en plus de services offerts à ceux et celles qui désirent cesser de fumer, comme les produits pharmacologiques remboursés par le gouvernement et les centres d'abandon du tabagisme. D'ailleurs, dans la région, nous avons plusieurs de ces centres et les services sont gratuits», a affirmé André Marchand. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, environ 500 personnes fréquentent ces centres chaque année. Ils sont situés dans les CSLC.

Paquets neutres

Après l'adoption de la nouvelle loi sur le tabac en 2015, dans laquelle il est désormais interdit, entre autres, de fumer sur les terrasses et en voiture si nous sommes en compagnie d'une jeune de 16 ans et moins, quelle est la prochaine étape?

«Ce que nous demandons, c'est l'instauration des paquets de cigarettes neutres. C'est-à-dire que tous les paquets auraient la même couleur et nous verrions seulement le nom de la compagnie en petit, accompagné d'une image et d'un message préventif comme nous en voyons actuellement», a expliqué André Marchand.

Les paquets neutres ont d'ailleurs été adoptés en France l'automne dernier. C'est en mai prochain que les premiers paquets de ce genre apparaîtront sur les tablettes. En France, des études ont démontré que ces paquets seraient moins attirants chez les jeunes, notamment.

«Nous influençons le gouvernement pour que les paquets neutres soient adoptés ici également», a ajouté André Marchand.

Aujourd'hui, les mises en garde illustrées couvrent 75%... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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Aujourd'hui, les mises en garde illustrées couvrent 75% des paquets de cigarette.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

La Lutte contre le tabac en quelques dates

- 1950: Les premières études modernes portant sur le lien entre le tabagisme et le cancer du poumon sont publiées

- 1972: Les fabricants de tabac mettent un terme à la publicité directe de leurs produits à la radio et à la télévision, et inscrivent une mise en garde discrète sur le côté des paquets de cigarettes

- 1988: La Loi réglementant les produits du tabac est adoptée, interdisant la publicité sur le tabac

- 1989: Les mises en garde couvrent 20 % des faces avant et arrière des paquets de cigarettes

- 1993: La Loi sur la vente de tabac aux jeunes est adoptée afin de porter de 16 à 18 ans l'âge minimum requis par le gouvernement fédéral pour acheter des produits du tabac

- 1994: Les mises en garde en noir et blanc couvrent désormais 35 % des faces avant et arrière des paquets

- 2000: Les mises en garde sont maintenant illustrées et recouvrent 50% des paquets. Une première mondiale

- 2003: Les commandites des compagnies de tabac sont interdites

- 2012: Les mises en garde illustrées sont plus percutantes et couvrent 75% des paquets

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