Saguenay n'a pas à payer, dit le Camping Jonquière

La conseillère municipale Christine Boivin.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La conseillère municipale Christine Boivin.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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La Corporation du Camping Jonquière demande au conseil de ville de Saguenay de refuser de payer les frais de la conseillère Christine Boivin dans la poursuite de 425 000 $ engagée contre elle par l'organisme de Lac-Kénogami et son directeur général Richard Brabant.

En date du 15 janvier, le président de la corporation, Raynald Harvey, a adressé une lettre au maire Jean Tremblay, dont le Quotidien a obtenu copie. Il y est écrit que les propos diffamatoires que Mme Boivin est accusée d'avoir tenus « ont débuté avant même son élection » et « n'ont jamais eu qu'un seul but, celui de mener une vendetta personnelle » à l'égard de M. Brabant et d'une ancienne administratrice du camping, vraisemblablement la belle-mère de la conseillère. À ce titre, les citoyens ne devraient pas avoir « à payer pour les fautes personnelles » de l'élue.

En tant qu'homme d'affaires, M. Harvey souligne à quel point il est « choquant [...] de devoir supporter ces frais avec [ses] taxes », alors que Christine Boivin use des services d'un avocat de Québec. Ce dernier serait la seule personne qui la « bâillonne » actuellement en lui interdisant de répondre publiquement de ses actes, une référence à la sortie de la conseillère qui estimait que la poursuite visait à brimer son droit de représenter les citoyens. Cela n'a jamais été l'intention du Camping Jonquière, poursuit son président, qui croit qu'une simple rétractation des propos aurait pu mener à un règlement à l'amiable.

Une demande introductive d'instance en dommages et intérêts a été déposée mercredi au greffe de la Cour supérieure du Québec. M. Brabant réclame pour sa part 275 000 $, notamment pour atteinte à sa réputation, des dommages exemplaires et des préjudices moraux. Dans la lettre, il est mentionné qu'il paiera lui-même une « partie significative » des frais, alors que le Camping Jonquière puisera dans ses revenus d'opération, et non dans les subventions données par la Ville, pour le reste.

Par le biais des communications de son parti, l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Christine Boivin a indiqué qu'elle ne commenterait pas le contenu de la missive et qu'elle se référait à la Loi des cités et des villes, selon laquelle toute municipalité doit assumer la défense d'un membre du conseil « dans une procédure dont est saisi un tribunal et qui est fondée sur l'allégation d'un acte ou d'une omission dans l'exercice des fonctions de la personne ».

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