Russel-Aurore presque candidate

Russel-Aurore Bouchard songe à se lancer en politique... (Archives Le Progrès-Dimanche)

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Russel-Aurore Bouchard songe à se lancer en politique pour dénoncer la création d'un registre québécois des armes à feu.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'historienne Russel-Aurore Bouchard songe à se présenter dans la circonscription de Chicoutimi lors des élections provinciales partielles qui seront déclenchées dans le but de remplacer le député démissionnaire Stéphane Bédard. Sa motivation première: dénoncer la création d'un registre québécois des armes à feu.

Depuis l'annonce du ministre Pierre Moreau avant les Fêtes, Mme Bouchard s'est prononcée contre le projet de loi 64 publiquement à plusieurs reprises.

Jointe par Le Progrès-Dimanche, l'auteure et ardente défenderesse des droits des Métis a confié avoir été sollicitée par un groupe d'intervenants qui sont contre la mise en place d'un registre. Elle confirme qu'une candidature comme indépendante devient de plus en plus probable.

«Si le mouvement qui m'a approchée s'accentue, oui je vais y aller et ça va nous servir de tribune pour dire au gouvernement que ce n'est pas vrai qu'il y a consensus. Se lancer en élections est une belle tribune, ça va mêler les cartes et drainer l'électorat et ce n'est pas dit que je ne gagnerai pas parce que j'ai énormément de crédibilité dans ma société et les gens sont écoeurés de payer pour des projets de loi qui sont faits pour favoriser Montréal et qui ne répondent pas à nos besoins. Si j'y vais, c'est dans l'optique de gagner», martèle la colorée auteure de nombreux ouvrages.

Qualifiant le projet de loi de «contre-productif» et de «complètement en dehors de la ''track''», Madame Bouchard estime qu'il radicalise les positions. «C'est un projet d'immatriculation et non pas d'enregistrement. Ce qui veut dire qu'ils vont charger un prix à l'année et ce sont tous les détenteurs d'armes à feu qui vont être pris pour payer. On sait très bien qu'ils vont en arriver avec une taxe annuelle sur chacune des armes à feu alors les chasseurs sportifs, les tireurs sportifs et les collectionneurs vont être triplement pénalisés», met en relief celle qui dénonce l'absence de consultation par le gouvernement dans ce dossier.

Parti?

La Chicoutimienne exprime qu'elle n'est pas fermée à l'idée de porter les couleurs d'un parti, mais sous certaines conditions. Elle mentionne, au passage, la Coalition avenir Québec (CAQ). L'option de joindre les rangs d'un parti semble toutefois peu probable puisque le projet de loi 64 a rallié l'ensemble des députés de l'Assemblée nationale.

«Il faudrait d'abord qu'on mette cartes sur table. Il faudrait que ce soit clair que je ne serais pas muselée et que j'aurais l'appui du parti dans ma contestation et dans ma vision et que nous aurions le droit de voter selon notre conscience et qu'il n'y aurait pas de ligne de parti. Je ne pense pas qu'on en soit là. Les partis sont trop centralisateurs», pointe l'historienne.

Femme à part entière

Russel-Aurore Bouchard pourrait devenir l'une des premières femmes transgenres à se lancer en politique au Québec. Elle accorde peu d'importance à ce fait et ne veut pas «qu'on instrumentalise» le débat.

«Il n'y a pas de genre en politique. Je suis une femme à part entière. Si je me lance, c'est pour débattre mes idées et c'est pour mener un combat. Et ils vont trouver une guerrière sur leur chemin», martèle Russel-Aurore Bouchard.

La date de l'élection partielle dans Chicoutimi n'est pas encore connue.

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