STS: nouveau circuit sur la rive nord

La Société de transport du Saguenay (STS) exploitera un 28e circuit d'autobus.... (Archives Le Quotidien)

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La Société de transport du Saguenay (STS) exploitera un 28e circuit d'autobus. Il permettra de faire une boucle complète dans le secteur nord de Chicoutimi et ainsi d',éviter aux utilisateurs de ce territoire de se rendre sur la rive sud pour se rendre ailleurs sur la rive nord.

Le nouveau circuit sera exploité à partir de lundi matin et passera par des endroits à forte concentration d'activités de façon à répondre au plus grand nombre d'utilisateurs. Il s'agit d'une première initiative mise en place pour tenter de faire baisser la pression de la circulation automobile sur le pont Dubuc.

«On peut vous annoncer dès maintenant qu'il risque d'y avoir du retard à partir du printemps lorsque les travaux reprendront sur le pont Dubuc. L'an dernier, avec les travaux aux approches du pont, nous avons été dans l'obligation d'ajouter des autobus pour les connexions à Chicoutimi puisqu'il y avait des retards. La société a investi 35 000$ pour donner le service aux gens qui manquaient les transferts au terminus de Chicoutimi», a déclaré le directeur général de la STS, Jacques Munger.

Le directeur de l'exploitation Jean-Luc Roberge... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

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Le directeur de l'exploitation Jean-Luc Roberge

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Utiliser le pont de Sainte-Anne

Le nouveau circuit permettra de circuler sur la rive nord et offrira un point de débarquement à l'entrée du pont de Sainte-Anne. L'expérience vécue lors de la fermeture du pont Dubuc a démontré que plusieurs travailleurs ou étudiants pouvaient se rendre à ce point de débarquement pour traverser le pont à pied et se rendre au bureau ou même au terminus pour prendre un autre autobus. L'idée est de permettre aux travailleurs, étudiants et autres utilisateurs potentiels de laisser la voiture à la maison pour désengorger le pont Dubuc qui fera l'objet de travaux majeurs pour les quatre prochaines années.

Le circuit comprendra quatre autobus le matin, deux le midi et deux en fin d'après-midi. Le matin, le circuit débutera à partir du Tim Hortons du boulevard Tadoussac. Sur l'heure du midi, le premier autobus partira de la polyvalente Charles-Gravel afin de desservir la clientèle étudiante. Les jeunes qui voudront se rendre à la maison pour le repas du midi disposeront de 30 minutes pour manger. La STS compte récupérer une partie de la clientèle perdue à la suite d'une décision de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

La boucle 28 ne passe pas par tous les quartiers du secteur nord. Cependant, selon les explications fournies par le directeur de l'exploitation Jean-Luc Roberge, au moins trois autres circuits d'autobus qui desservent des quartiers vont permettre aux utilisateurs de faire des correspondances avec le nouveau circuit.

La STS a mené un sondage auprès de 3000 citoyens du secteur nord avant de mettre en place son nouveau circuit. La société a obtenu un taux de réponse de l'ordre de 60% et les citoyens ont démontré de l'intérêt pour le projet. Pour la STS, le nouveau circuit n'est qu'un départ dans une démarche plus vaste pour déployer son réseau sur la rive nord du Saguenay avec l'expansion des municipalités comme Saint-Honoré et Saint-Fulgence.

La séquence des travaux de réfection du pont Dubuc constitue un enjeu majeur pour la STS. Les départs à l'heure et surtout l'arrivée à l'heure pour les transferts au terminus de Chicoutimi sont à la base du transport en commun. La société doit être en mesure de garantir à ces usagers qu'elle respecte les horaires.

Au cours des prochaines semaines, la STS va procéder à une campagne d'information auprès des organismes, entreprises et services publics du secteur nord pour faire connaître son nouveau tracé et tenter d'apporter des améliorations. En matière de transport en commun, les analyses de clientèle sont importantes afin de synchroniser les circuits pour rendre le service accessible au plus grand bassin possible.

La STS vise à autofinancer la nouvelle boucle. Le ministère des Transports n'accorde pas d'aide financière pour ce service, même si sa mise en place découle de la problématique du ralentissement du trafic pendant les travaux de réfection du pont Dubuc.

Une étude sur la clientèle au printemps

La Société de transport du Saguenay aura entre les mains dès le printemps les résultats d'une étude «origine-destination». Elle lui permettra de raffiner l'analyse des besoins de la clientèle du territoire afin d'apporter les modifications à son réseau et ainsi espérer augmenter l'utilisation du transport en commun.

La STS était la seule organisation de transport en commun du Québec à ne pas avoir d'étude détaillée sur la clientèle qui utilise les différents circuits du territoire. Selon directeur général de la STS, Jacques Munger, cet outil permettra de mener les différentes analyses en lien avec les problématiques de déplacement, dont celle plus pointue de la fluidité sur le pont Dubuc pendant les heures de pointe.

«On ne verra probablement pas de notre vivant la construction d'un deuxième pont sur le Saguenay. On doit développer des mesures qui vont permettre d'améliorer la circulation. On pense à des navettes en provenance des municipalités de la rive nord incluant des stationnements pour les utilisateurs. Saint-Fulgence a déjà annoncé cette mesure», évoque le directeur général de la STS quand il identifie les enjeux du futur pour la société.

Les éléments mis en place pour tenter de diminuer les impacts associés aux travaux actuels sur le pont Dubuc risquent ainsi d'avoir un caractère permanent. Il n'est donc pas impossible que le secteur nord accueille à moyen terme un terminus sur le modèle de celui de La Baie.

Un projet de cette nature sera réalisé à Shipshaw au coût de 300 000$ au cours de prochains mois. Le terrain appartient à la Ville et toutes les autorisations ont été données à la société pour aller en appel d'offres.

Le ministère des Transports va de plus clarifier la réglementation en ce qui concerne le transport des écoliers. Il y avait une interprétation différente entre les transporteurs scolaires privés et les transporteurs publics sur qui fait quoi dans ce secteur. Jacques Munger plaide évidemment pour une utilisation optimale des autobus, que ce soit par la clientèle scolaire ou la population en général.

Un autre volet important du transport en commun est celui de l'électrification des véhicules. Selon Jacques Munger, les conditions climatiques au Saguenay rendent l'utilisation des véhicules hybrident moins intéressante puisque les batteries prennent trop de temps à se réchauffer. Une flotte de véhicules au gaz naturel serait beaucoup plus avantageuse pour la société.

La STS souhaite d'autre part se doter d'autobus plus petits pour le service local. En ce moment, les véhicules en service sont d'une longueur de 40 pieds. La société dispose de petits autobus que le directeur général compare à des charrettes avec des portes trop étroites et surtout trois marches qui rendent leur utilisation plus difficile pour la clientèle à mobilité réduite.

La STS entend se doter de véhicules de 30 pieds de long, mais conçus exactement comme ceux de 40 pieds. Ces véhicules seraient déployés dans les circuits locaux. Les autobus de 40 pieds vont demeurer en service pour relier La Baie à Chicoutimi et Jonquière pour les circuits dits interurbains.

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