Selon Louise Malaison et Ghislain Tremblay

Gentilesse et authenticité

(FILES) Canadian singer Celine Dion and husband Rene... (AFP PHOTO VALERY HACHE)

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(FILES) Canadian singer Celine Dion and husband Rene Angelil pose upon arrival at the Palais des Festivals in Cannes, southern France, 26 January 2008 to attend the 2008 NRJ Music Awards. Dion is 14 weeks pregnant with twins, it was reported on May 31, 2010. AFP PHOTO VALERY HACHE

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Cofondateurs du diffuseur Producson avec Richard Charbonneau, Louise Malaison et Ghislain Tremblay ne gardent que de bons souvenirs de chacune des quatre présences de Céline Dion et de son mari et gérant René Angélil à Jonquière, entre les années 1988 et 1996. «Je pense qu'on a connu notre apogée avec Céline Dion et René Angélil», estime Mme Malaison, qui retient la gentillesse et l'authenticité du regretté agent artistique.

«René Angélil, c'est quelqu'un de très attachant qui nous a fait devenir meilleurs», retient Mme Malaison qui a eu une pensée pour la peine de tous ces gens qui ont fait partie de l'équipe Dion-Angélil au fil des décennies. «Même si on sait que c'est une mort annoncée, c'est un livre qui se ferme avec lui. C'est un couple qui s'épaulait beaucoup. Ce que tu voyais, c'était ce que c'était.»

INCOGNITO

Céline Dion, qui venait de sortir son album Incognito, fait partie des trois premiers spectacles présentés par Producson (1987-2000) à sa première saison de diffusion à la salle François-Brassard en novembre 1988. «On avait rencontré son agent de l'époque, Jean-Claude L'Espérance d'Avanti, et on avait signé un contrat. Quand on a vendu les billets, ç'a été la fureur», se souvient-elle.

«Ça avait mis la table avec René et Céline. Ç'a été dès le départ une très belle rencontre et Céline est revenue trois (autres) fois, pour plus d'une représentation. (...) Ces trois ou quatre fois ont compté dans le fait de nous accorder une soirée de spectacle en 1996 (au Palais des sports). Les T-shirts de la tournée Falling Into You, on pouvait voir Sydney, Los Angeles, Berlin et il y avait Jonquière dans la liste. On était complètement impressionnés. Je dirais qu'on a gagné cinq ans d'expérience en une journée. Cent cinquante personnes sont débarquées pour monter ce spectacle. Tout était en blanc, la loge et l'arrière de la scène», relate la dame concernant la dernière prestation de la diva à Jonquière et dans la région.

UN FÉLIX À L'ADISQ

«Cette année-là, on a gagné le Félix à l'ADISQ probablement à cause de tout ça. Nous étions à la soirée de l'industrie et René Angélil nous avait présentés à Daniel Lemay de La Presse à qui il avait vanté notre accueil. C'était vraiment pour nous redonner. On s'est comme affranchi de notre rôle de diffuseur avec Céline Dion. Ça nous a donné du galon. Même si ç'a été un privilège de produire ces spectacles, René Angélil a toujours été quelqu'un de très reconnaissant. On a été chanceux de vivre ça. Ç'a été un grand moment de notre carrière. C'est ce qui nous a mis au monde et comme on avait gagné le Félix, tout le monde avait une espèce de respect parce que René Angélil avait dit de nous: «voici les meilleurs diffuseur au Québec».»

LES MOINDRES DÉTAILS

L'homme était affable, mais veillait aux moindres détails du spectacle. Autant l'équipe Dion-Angélil se rendait disponible pour les fans après le spectacle, autant elle s'est assurée que les billets pour le spectacle au Palais des sports soient accessibles. «L'organisation avait insisté pour que les billets soient le moins cher possible (35$, 45$ et 55$ dans une salle de 3300 places).»

Pour sa part, Ghislain Tremblay se souvient particulièrement de la gentillesse et l'affabilité de l'homme, comme en témoigne cette anecdote survenue en 1990. Alors que l'organisation du Téléthon des Étoiles avait tenu une activité et l'un des représentants l'avait appelé pour demander si Céline pouvait venir faire une apparition à l'activité tenue à Chicoutimi. M. Tremblay a donc soumis la demande à René Angélil, mais ce dernier, contrairement à d'autres agents ou gérants, s'est chargé lui-même de rappeler le responsable du club pour les remercier d'avoir pensé à Céline, lui a expliqué pourquoi elle ne pouvait être disponible et de l'excuser auprès des personnes présentes. «René Angélil, c'était de la classe. Elle n'y est pas allée, mais le gars était ravi!»

jstpierre@lequotidien.com

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