Les travailleurs ont encore des réserves

Denis Bergeron (Chicoutimi Chrysler)... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Denis Bergeron (Chicoutimi Chrysler)

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Plusieurs lock-outés ignoraient l'entente de principe intervenue entre leur syndicat et la Corporation des concessionnaires, jeudi, de sorte que peu de temps après l'annonce, ce sont les médias venus recueillir leurs commentaires qui les ont informés de la situation. D'autres l'ont appris par la radio ou les médias sociaux. Si tous sont heureux de la nouvelle, plusieurs préfèrent cependant attendre de connaître le contenu de l'entente qui leur sera présenté en assemblée générale le 23 janvier avant de se réjouir pleinement de ce dénouement après presque trois ans de conflit.

Denis Bergeron (Chicoutimi Chrysler)

«On ne sait rien, on ne sait pas où ça bloquait. (...) On va voir à la réunion du 23 (janvier) pour savoir ce qui a été donné, parce qu'on rentrait avec la convention qu'on avait (avant le conflit) si c'était le règlement imposé par la loi. On sait qu'on a une dette à payer, mais on ne connaît pas le montant à donner. Ils devraient nous le dire le 23, concède M. Bergeron qui s'attend à ce que l'ambiance soit froide lors du retour au travail. Il s'est dit des affaires qui vont rester; même si ce n'est pas écrit, la mémoire est là, mais on va s'adapter. Aucune des deux parties n'a intérêt à faire des crottes.»

Martine Dufresne (Chicoutimi Chrysler)... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Martine Dufresne (Chicoutimi Chrysler)

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Martine Dufresne (Chicoutimi Chrysler)

«Le retour au travail va mieux se faire avec une entente négociée, mais on va attendre le déroulement. On se garde des réserves. C'est sûr qu'on s'attend à ce que ce soit raide un peu, mais si c'est une entente négociée, ça va être mieux. On va se sentir moins intrus quand on va rentrer. (...) Le hourra, je vais le lancer quand je vais prendre connaissance de la convention collective, car on a probablement perdu des plumes, commente la dame qui estime que le conflit, qui aurait atteint les 36 mois le 5 mars, a duré trop longtemps. On a l'impression d'avoir été les cobayes. Ils ne pouvaient pas le faire à Québec parce que c'était trop gros. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on est renommé pour ça.»

Yvon Fortin (L'Ami Junior Mazda)... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 3.0

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Yvon Fortin (L'Ami Junior Mazda)

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Yvon Fortin (L'Ami Junior Mazda)

«On a reçu un appel pour dire qu'il y avait eu une entente, mais on n'en sait pas plus. On a hâte de savoir le contenu. On espère rentrer avec une ambiance de travail apaisante pour tout le monde. Dans un conflit de trois ans, il y a des choses. Avec la loi que le gouvernement a imposée, on voyait que ce n'était pas nécessairement du côté syndical que ça bloquait. (...) On a vraiment hâte de savoir ce qui s'est négocié et je pense que M. (Georges) Bouchard a fait au mieux. On a un bon président, c'est un gars humain. Il avait un mandat clair de ses membres quand on est sorti en conflit. Y'a ben du monde qui ont parlé contre lui. Moi je l'ai vu aller. Il avait un mandat de ses membres et il a tenu jusqu'au bout pour livrer la marchandise.»

Yves Auclair (Honda Léo Automobiles)... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 4.0

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Yves Auclair (Honda Léo Automobiles)

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Yves Auclair (Honda Léo Automobiles)

«C'est sûr qu'on attend la réunion du 23 (janvier) pour connaître les détails et savoir si c'est vraiment une bonne nouvelle ou pas. On a eu tellement de déceptions pendant trois ans. Je pense que les concessionnaires étaient au pied du mur et qu'il valait mieux pour eux de régler une entente entre les deux parties qu'une entente imposée par la loi. (...) Si on a exactement la même convention, après trois ans dehors, on serait déçus. Si on rentre dans les mêmes conditions, ça aura été stupide de faire ça.»

Nelson Durand (Honda Léo Automobiles)... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 5.0

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Nelson Durand (Honda Léo Automobiles)

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Nelson Durand (Honda Léo Automobiles)

«Pour l'instant, on ne sait rien. On va travailler et on va être obligés de vivre avec. Moi, en plus, je suis au département de carrosserie qu'ils ont fermé peu avant Noël. Dans cinq concessionnaires (au Saguenay), les employés ont reçu une lettre les informant qu'ils fermaient le département et une journée après, un huissier est venu nous remettre un chèque de préavis en fonction du nombre d'années travaillées. On n'a endossé aucun chèque. On les a remis à notre syndicat et on attend de savoir ce qui va se passer. Nous, les carrossiers, la majorité sont dans les 50 ans et plus. (Le 23), on va savoir où on s'oriente et s'il y a une lumière au bout du tunnel.»

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