Poursuite: Christine Boivin se sent bâillonnée

Christine Boivin.... (Archives Le Quotidien)

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Christine Boivin.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

La conseillère municipale Christine Boivin estime que la poursuite de 425 000$ déposée contre elle par le Camping Jonquière et Richard Brabant vise à la bâillonner et à brimer son droit de représenter les intérêts des citoyens.

Christine Boivin a appris dans l'édition du journal Le Quotidien de jeudi le dépôt d'une poursuite à son endroit. La conseillère municipale a réagi à la nouvelle dans un communiqué en fin de journée jeudi. Elle n'accordera pas d'entrevue, sous recommandation de son avocat.

«Comme conseillère municipale, j'ai agi avec rigueur et probité pour défendre les intérêts des contribuables de Saguenay et pour m'assurer que les taxes soient employées selon les lois en vigueur. Le Camping de Jonquière est une corporation qui a reçu plus d'un million de dollars en subvention de la Ville de Saguenay au cours des cinq dernières années. Ils doivent rendre des comptes en vertu de la loi. Mon travail d'élue est de m'assurer qu'ils le fassent. Comme conseillère municipale, j'ai l'obligation de m'assurer que les fonds publics soient bien gérés», affirme-t-elle.

La conseillère déplore également que les procédures engendreront des frais pour les contribuables, «le Camping Jonquière étant largement subventionné par la Ville» et ses frais d'avocats pour se défendre étant payés par Saguenay en vertu de la loi.

La représentante de Lac-Kénogami rappelle que les faits qui lui sont reprochés lui ont déjà valu une mise en demeure pour diffamation et atteinte à la réputation de Richard Brabant et du Camping Jonquière en avril 2015.

Le Camping Jonquière demandait à Mme Boivin de présenter des excuses dans un délai de 10 jours.

«Ils m'ont demandé de m'excuser, mais je ne pouvais pas m'excuser d'avoir exercé mon rôle de conseillère municipale et d'avoir fait demander des états financiers pour voter des subventions à un organisme à but non lucratif», estime Christine Boivin.

Le 1er mai dernier, Me Vincent Gingras, avocat de Christine Boivin, avait répondu à la mise en demeure dans une lettre de huit pages adressée à Me Charles Cantin, alors avocat au dossier pour le Camping Jonquière.

La lettre fait notamment état des obligations du Camping Jonquière envers la Ville. Les enquêtes concernant le Camping Jonquière y sont également évoquées.

«Nous réfutons fortement les accusations publiques que vos clients ont propagées à plusieurs reprises dans les médias à l'effet que c'est notre cliente qui serait à la base des plaintes et des enquêtes concernant vos clients et en insinuant qu'il y aurait une campagne de salissage organisée contre vos clients par Christine Boivin», est-il inscrit. «Soyez donc avisé que tout recours intenté contre Christine Boivin sera vigoureusement contesté et que nous devrons alors considérer qu'un tel recours est un recours bâillon (...)»

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