Péladeau exige une stratégie pour la transformation de l'aluminium

Pierre Karl Péladeau et le député Alexandre Cloutier... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Pierre Karl Péladeau et le député Alexandre Cloutier ont fait une entrée commune à la salle de banquets de l'Hôtel Delta.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, réclame que le gouvernement de Philippe Couillard cesse ses discours creux et se mette au travail afin d'élaborer une véritable stratégie de seconde et troisième transformation de l'aluminium et du fer constituant une part importante des ressources naturelles du Québec.

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Jean-Pierre Blackburn a assisté au discours du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

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Pierre Karl Péladeau échange avec Josée Néron.

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De passage lors d'un dîner organisé par la Chambre de commerce de Saguenay sous le thème «Les ressources naturelles: leur place dans l'économie du Québec et de ses régions», le chef de l'opposition officielle s'est livré devant les 130 personnes présentes à un discours politique et économique ponctué d'anecdotes portant sur ses expériences d'affaires.

D'entrée de jeu, M. Péladeau a vanté les mérites de son critique en matière d'éducation, Alexandre Cloutier, tout en dénonçant les coupes faites dans le secteur de l'éducation avant de s'attaquer au bilan gouvernemental au chapitre de la création d'emplois. «Le premier ministre Couillard s'était engagé à créer 250 000 emplois pendant son mandat. En décembre, il y a eu perte de 9100 emplois alors que la reprise est forte aux États-Unis. Ici dans la région, l'emploi stagne et le ministre de l'Emploi ne fait que réviser à la baisse ses prévisions avec une perte de revenus autonomes de 200 M$. Il n'y a pas de vision économique à l'intérieur de ce gouvernement, pas de stratégie de développement économique et pas d'expertise à l'économie.»

Il s'en est pris également à la décision du gouvernement d'investir 1,3 G$ dans la CSeries de Bombardier plutôt que dans la société Bombardier Transport et l'aéronautique. Il a rappelé que le Québec dispose d'outils financiers importants avec Investissement Québec, la Société générale de financement, les fonds d'actions syndicaux de même que la ressource hydroélectrique. Il a souligné l'implication de la Caisse de dépôt du Québec dans l'achat de Vidéotron de la famille Chagnon ainsi que la vente de Provigo qui a entraîné le départ du siège social du Québec vers Toronto.

«Mon père m'a appris qu'il vaut mieux être propriétaire que locataire.» Des critiques à l'endroit du gouvernement fédéral, qui appuie le projet de développement hydroélectrique du Bas-Churchill par Terre-Neuve, le programme d'électrification des transports financé à 426 M$ ainsi que le Plan Nord dévoilé par M. Couillard, qualifié de copie du plan Charest, ont fait l'objet de critiques.

M. Péladeau y est allé d'une critique à peine voilée à l'endroit de Rio Tinto en déplorant que dans le dossier de l'exploitation des ressources naturelles, les décisions appartiennent à des gens dont le siège social est à l'extérieur du Québec. «Y a pas de critique à l'endroit de Rio Tinto. Est-ce que le siège social est à Chicoutimi ou à Québec? Il est à Londres. Lorsque vous avez un siège social éloigné, les gens ne sont pas toujours en mesure de considérer le développement économique dans nos milieux. A-t-on pris les moyens pour développer la transformation de l'aluminium? On exporte notre électricité par le biais de lingots alors que l'aluminium est un métal d'avenir. Où en est-on avec le projet des F150? On a tous les attributs pour réussir. Avoir une étiquette à l'effet qu'on produit un aluminium vert comme l'a fait l'industrie des pâtes et papiers avec la protection environnementale, mais y a pas de vision», a affirmé le chef du PQ.

Ce dernier a laissé son audience sur son appétit en affirmant avoir en tête une recette dans le dossier des ressources naturelles qu'il refuse de dévoiler de crainte que les libéraux ne la lui volent.

Le séjour dans la région de M. Péladeau s'est poursuivi dans l'après-midi avec une visite des installations de Rio Tinto à Arvida ainsi qu'une rencontre avec Alain Gagnon du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA) et une assemblée citoyenne à la Boîte à bleuets d'Alma.

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Alain Gagnon.

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Rencontre avec Alain Gagnon

Le chef du Parti québecois, Pierre Karl Péladeau, a eu droit à un cours de Complexe Jonquière 101, lors d'une rencontre d'une quarantaine de minutes tenue avec le président du Syndicat national des employés de l'Aluminium d'Arvida (SNEAA).

Cette rencontre, qui a suivi la visite des installations, a été l'occasion de faire part à M. Péladeau de tous les défis auxquels sont confrontés les travailleurs, dont le remplacement des salles de cuves précuites, l'expansion du lac de boues rouges et la survie de l'usine Vaudreuil et des investissements dans l'expansion de l'usine-pilote AP60. «Je l'ai informé que nous effectuons des démarches autant avec des députés de l'opposition que ceux du pouvoir. Je pense que ç'a été une bonne rencontre. Vu de l'extérieur et quand on ne connaît pas le dossier, quand on parle de Vaudreuil, plusieurs pensent à Vaudreuil-Dorion», a mentionné M. Gagnon.

Des discussions ont été tenues concernant la 2e et 3e transformation de l'aluminium. On a fait valoir à M. Péladeau que les travailleurs se sont battus pour ne pas calquer le modèle de l'aluminerie Alouette, où ne sortent de l'usine que des gueuses sans valeur ajoutée. «Ici, on fait des produits à valeur ajoutée dans les centres de coulée avec de la billette et des plaques, ce qui emploie de 70 à 80 personnes par quart de travail. Je lui ai montré qu'on tente de promouvoir des projets pour la production de tabliers de pont, de la poutrelle, qu'il se développait dans la région des procédés de soudage par friction-malaxage avec l'UQAC alors qu'avant, on montait un pont d'aluminium avec des rivets.»

Le dossier du laminoir fermé par Novelis pouvait faire l'objet d'une tentative de relance.

M. Gagnon a également tenté d'influencer M. Péladeau pour que l'octroi de blocs d'énergie hydroélectrique soit désormais associé à la création d'emplois liée ou non à la deuxième ou troisième transformation.

Mireille Jean, accompagnée de Sabin Gaudreault, a confirmé... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 3.0

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Mireille Jean, accompagnée de Sabin Gaudreault, a confirmé sa candidature à l'investiture du parti lors de sa rencontre avec Pierre Karl Péladeau, de passage dans la région dernièrement.

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Mireille Jean poursuit sa réflexion

Le chef du Parti québécois est bien conscient que sa formation politique devra tenter de poursuivre la tradition péquiste établie dans Chicoutimi depuis 1973 lors de l'élection partielle qui sera déclenchée au plus tard en avril prochain.

M. Péladeau a mentionné qu'il n'a pas d'échéancier quant à la désignation d'un nouveau candidat appelé à succéder à Stéphane Bédard. «Le Parti québécois est démocratique, ce qui constitue sa fibre fondamentale. On va maintenir cette tradition. Nous serons heureux d'accueillir les présentations de bulletins de candidature.»

Présente mercredi, la femme d'affaires Mireille Jean ne cache pas qu'elle poursuit sa réflexion en vue de se présenter candidate et qu'elle a même commencé à constituer une équipe. Au cours des prochains jours, elle tiendra des rencontres avec des groupes de partisans afin de prendre le pouls sur les priorités de la circonscription.

Tout indique que Mme Jean devrait déposer sa candidature.

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Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, a tenu à entendre le discours du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

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Serge Simard reste sur son appétit

Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, ne s'attendait pas à ce que le chef péquiste Pierre Karl Péladeau livre un discours politique devant la Chambre de commerce de Saguenay, mais plutôt à ce qu'il livre sa vision du développement des ressources naturelles. C'est pourquoi il est resté sur son appétit.

Il est plutôt inhabituel qu'un député au pouvoir assiste au discours d'un chef de l'opposition, mais le député Serge Simard a décidé d'aller entendre son adversaire présent à l'Hôtel Delta. «Je voulais entendre la vision d'un autre politicien sur le développement des ressources naturelles, mais j'ai entendu un discours politique.»

M. Simard constate que M. Péladeau a complètement ignoré de parler du dossier de la foresterie, un secteur pourtant névralgique au Saguenay-Lac-Saint-Jean, tout en ignorant de parler des efforts faits pour aider à la deuxième et troisième transformation de l'aluminium. «On vient d'accorder 750 000$ à la Société de la vallée de l'aluminium pour la deuxième et troisième transformation et on a formé plusieurs comités sur le sujet.»

Outre M, Simard, d'autres visages connus de la politique étaient présents, dont l'ex-député conservateur Jean-Pierre Blackburn, Robert Bouchard, ex-député bloquiste, Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean, plusieurs maires du Bas-Saguenay de même que le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard. L'ex-député Stéphane Bédard et le maire Jean Tremblay brillaient par leur absence.

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Alexandre Cloutier et Pierre Karl Péladeau.

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PKP à Alma

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a rencontré des militants, mercredi soir, à la Boîte à bleuets d'Alma.

Une centaine de personnes s'étaient déplacées pour échanger avec le chef et lui poser des questions. M. Péladeau était accompagné du député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier.

Les gens présents ont semblé apprécier leur rencontre avec les deux politiciens.

Patricia Rainville, prainville@lequotidien.com

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