Le MTQ s'en remet à l'article 626

Le ministère des Transports rappelle que les municipalités ont le pouvoir... (Archives Le Quotidien)

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Le ministère des Transports rappelle que les municipalités ont le pouvoir depuis 2007 de modifier les limites de vitesse sur leur territoire, mais ce n'est pas suffisant pour le conseiller de Saguenay Marc Pettersen, qui croit que la ville ne pourra jamais « avoir le dernier mot ».

Selon l'article 626 du Code de la sécurité routière, une municipalité peut par règlement « fixer la vitesse minimale ou maximale des véhicules routiers dans son territoire [...] sauf sur les chemins publics dont l'entretien est sous la responsabilité du ministre des Transports ». Cela exclut les autoroutes et les routes numérotées. Pour ces dernières, M. Pettersen aimerait que la ville détienne le même pouvoir que pour les autres artères sous sa juridiction. « On ne peut même pas mettre des pancartes plus grosses pour améliorer la signalisation », donne-t-il en exemple.

Même pour les rues des quartiers ou les simples boulevards, le conseiller juge qu'il y a trop de restrictions. La loi exige que chaque règlement qui modifie les limites de vitesse soit envoyé au ministère dans les 15 jours suivant son adoption, « accompagné d'un plan d'information et de signalisation ». Il entrera en vigueur « 90 jours après son adoption à moins d'avoir fait l'objet d'un avis de désaveu du ministre publié à la Gazette officielle du Québec ».

Le pouvoir de désaveu est utilisé « si la sécurité du public est en jeu », précise la responsable des communications au ministère des Transports du Québec (MTQ), Véronique Lalancette. Or, selon Marc Pettersen, il a déjà été exercé quand Saguenay voulait réduire les limites de vitesse, ce qui est « sûr de ne pas nuire aux citoyens, ça les protège encore plus même ».

Quant aux boulevards Sainte-Geneviève (route 172), dans le secteur de Canton-Tremblay, et de l'Université à Chicoutimi, où les limites de vitesse ont été questionnées après que trois accidents, dont un mortel, se soient produits dans les dernières semaines, le MTQ affirme n'avoir jamais reçu de résolution officielle de la part de Saguenay dans les années précédentes pour qu'elles soient réduites. Depuis la modification au Code de la sécurité routière en 2007, ce n'est plus nécessaire pour le boulevard de l'Université, alors que l'article 626 s'applique. Mme Lalancette rappelle que c'est la ville, en 1996, qui a voulu que la limite passe de 70 à 90 km/h, ce que le ministère a accepté après avoir tenu une étude de sécurité.

En 2011, le MTQ a aussi procédé à des travaux dans le secteur problématique des deux courbes de la route 172. La clarté de la signalisation a été améliorée, des balises ont été installées en bordure pour mieux voir le détour et la pente transversale a été corrigée. « Le ministère s'assure d'intervenir sur le réseau lorsque c'est nécessaire », clarifie Véronique Lalancette.

Marc Pettersen.... (Archives Le Quotidien) - image 2.0

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Marc Pettersen.

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Pettersen souhaite une résolution

Le conseiller municipal Marc Pettersen réitère son intention de discuter des limites de vitesse des boulevards de l'Université et Sainte-Geneviève au conseil d'arrondissement de Chicoutimi, pour qu'une résolution demandant de les réduire soit finalement envoyée au ministère des Transports.

Plus précisément pour la dernière artère, il souhaite que la limite passe à 50 km/h entre l'embranchement de la route vers Saint-Honoré et le début de Canton-Tremblay, et à 70 km/h à partir de cet endroit sur une distance d'environ 1,5 km vers Shipshaw. Actuellement, le maximum est de 90 km/h. «Ce n'est plus comme il y a 10 ans, explique-t-il. Les maisons se sont multipliées et il y a maintenant deux entrées de gros quartiers, plus trois autres intersections importantes. On reçoit beaucoup de plaintes.»

La mise en place d'un feu de circulation est aussi envisagée.

Pour ce qui est du boulevard de l'Université, M. Pettersen croit que la limite aurait dû être changée définitivement pour 70 km/h, au lieu de 90 km/h, lorsque des travaux d'asphaltage ont été réalisés il y a environ deux ans. Le 31 décembre, une jeune femme y a perdu la vie alors que la chaussée était glissante.

«Je ne lance pas entièrement la pierre au Ministère, poursuit le conseiller. Plusieurs pensent qu'ils peuvent rouler à la limite maximale, peu importe la météo. C'est aussi aux citoyens d'adapter leur conduite. Tout le monde doit faire preuve de civisme.»

Le conseiller n'est d'ailleurs pas favorable à ce que cette artère serve de lien cyclable entre les quartiers, comme cela est présentement discuté, à moins que la piste cyclable soit complètement séparée de la voie des automobilistes, sur le talus. «C'est bien beau, mais ça risque d'être dangereux sinon.»

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