Luc Boivin vilipende Josée Néron

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Le conseiller Luc Boivin

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le dévoilement public du projet de réaménagement du boulevard Talbot a été le prétexte pour le conseiller Luc Boivin d'accuser la chef de l'Équipe du Renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, de parler des deux côtés de la bouche.

À l'occasion de la première séance régulière du conseil de l'année, où l'ordre du jour était plutôt léger, M. Boivin a demandé à Mme Néron de s'expliquer sur le fait qu'elle est d'accord avec le réaménagement de cette artère principale tout en ayant voté contre le plan triennal 2016-2019. «Entendre parler un conseiller municipal des deux côtés de la bouche, j'ai de la misère avec ça. Étant donné que 25% du budget ira dans votre quartier, je trouve ça agaçant quand on se présente au conseil.»

Mme Néron a expliqué qu'en votant contre l'adoption du plan triennal, elle ne souhaitait pas voter contre le fond du document, mais plutôt contre la façon dont le processus s'est déroulé puisque, selon elle, il n'y a pas eu de participation des élus à l'élaboration du plan triennal pas plus qu'à l'élaboration du budget. «À l'arrondissement, on a fait le travail, mais le plan triennal, on l'a reçu à 11 h 30, soit une demi-heure avant son adoption. J'ai demandé à Jean Tremblay: "Voulez-vous qu'on travaille ensemble? " Il m'a répondu non.»

Mme Néron a expliqué que la loi oblige le conseil à adopter les deux documents en même temps, et ce, après une période de préparation entre le 15 novembre et le 31 décembre. «Mes valeurs, c'est qu'on prépare ensemble le budget et le plan triennal. Nous sommes des gens qui représentons les citoyens. Depuis 2013, je demande qu'on travaille autrement.»

Le maire Jean Tremblay est intervenu dans le débat en déclarant que personne n'est obligé de voter comme la majorité autour de la table.

Le conseiller Boivin est revenu à la charge en affirmant qu'en votant contre le plan triennal, la conseillère ne valorise pas le travail effectué par le président du Conseil du trésor, Jean-Yves Provencher, qui a tenu des séances de présentation.

Mme Néron a convenu qu'il y a eu une certaine avancée dans le processus, mais que ce n'était pas ce à quoi elle s'attend au chapitre de la prise de décision.

En entrevue après la séance, Mme Néron a déclaré s'attendre à ce que ce genre d'attaque survienne puisque chaque fois qu'un élu présente une position opposée, il est victime de ce genre de répliques. Elle a ajouté très bien vivre avec ces situations.

Vérificatrice générale

Le mandat de la vérificatrice générale Rina Zampieri expirera le 31 avril prochain. La conseillère Julie Dufour a tenté de s'enquérir auprès du maire de la façon dont Saguenay procédera au recrutement et à la nomination de son successeur. M. Tremblay a mentionné qu'il était encore trop tôt pour discuter du sujet en ajoutant que le tout se ferait dans le cadre des règles prévues par la loi.

La période de questions du public a été l'occasion pour la citoyenne Diane Brassard d'interroger le maire sur le plan de développement durable adopté récemment et la nécessité de préserver les espaces naturels dans la perspective du projet d'expansion du lac de boue rouge de Rio Tinto. Le maire Tremblay a répondu que Saguenay suit de près le dossier.

Saguenay aura sa devise d'ici l'été prochain

(Patricia Rainville) - Saguenay devrait avoir sa devise d'ici l'été prochain. Le comité, présidé par Guylaine Simard, tiendra d'ailleurs une rencontre de travail aujourd'hui et un héraldiste sera même consulté au cours des prochains mois.

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, avait annoncé vouloir doter la ville d'une devise il y a quelques mois. Pour ce faire, il avait demandé aux citoyens de soumettre des propositions, avant de nommer la directrice du Musée du Fjord de La Baie, Guylaine Simard, à la tête du comité de travail.

Jointe lundi par Le Quotidien afin de savoir si le projet avait avancé, Mme Simard a expliqué qu'une rencontre de travail aura lieu aujourd'hui. « Il s'agit d'un processus rigoureux et d'une démarche qui mérite qu'on s'y attarde sérieusement. Il ne s'agit pas d'un simple slogan publicitaire, mais d'une devise qui doit représenter les valeurs et la mission de la ville. De plus, une devise doit perdurer dans le temps. Nous allons d'ailleurs consulter un héraldiste du gouvernement », a indiqué Guylaine Simard.

L'héraldique est la science du blason, c'est-à-dire l'étude des armoiries.

Recommandations aux élus

Le comité s'attend à faire part de ses recommandations au conseil municipal d'ici quatre ou cinq mois. Guylaine Simard et son équipe proposeront des idées, mais au final, ce sont les membres du conseil qui choisiront la devise de Saguenay.

« Évidemment, nous allons regarder attentivement les propositions des citoyens. D'ici là, je veux m'entourer des meilleures personnes et de spécialistes en la matière », a indiqué Mme Simard. Cette dernière a préféré ne pas révéler l'identité de ces spécialistes, puisque rien n'a encore été officialisé.

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