Savoir Affaires: une suite logique du Sommet

Le ministre du Développement économique régional Jean-Denis Girard,... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le ministre du Développement économique régional Jean-Denis Girard, le recteur de l'UQAC Martin Gauthier, le directeur de Rio Tinto Gilles Grenon, l'administrateur de Promotion Saguenay Luc Boivin et le représentant de la MRC Lac-Saint-Jean-Est Laval Girard ont pris la parole lundi au nom des partenaires majeurs de l'événement Savoir Affaires.

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Après trois autres régions de la province, c'est au tour du Saguenay-Lac-Saint-Jean de tenir l'événement Savoir Affaires, du 13 au 19 février, à Chicoutimi et à Alma, un rendez-vous réunissant entrepreneurs et étudiants universitaires qui s'inscrit dans une suite logique du Sommet économique régional de juin dernier.

Les thèmes de l'AgroBoréal, de la forêt et de la transformation de l'aluminium, ainsi que le numérique et les applications technologiques, feront l'objet de sessions de travail d'une cinquantaine d'étudiants des cycles supérieurs du réseau de l'Université du Québec, qui collaboreront avec les gens d'affaires de la région et les intervenants clés du développement économique. Le gouvernement provincial, Rio Tinto, Promotion Saguenay et la MRC Lac-Saint-Jean-Est contribuent financièrement à l'événement pour un total de 110 000$.

«Le Sommet économique a fourni beaucoup de matériel et nos thématiques lui font écho, de déclarer le ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional, Jean-Denis Girard, en conférence de presse, lundi matin, à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). La région est en train de diversifier son économie et il faut cibler de nouvelles occasions d'affaires qui sont adaptées à la réalité du Saguenay-Lac-Saint-Jean.»

L'événement Savoir Affaires prendra des allures d'une méga séance de «brainstorming», où les étudiants, dont une dizaine de l'UQAC, seront séparés en équipe et s'affronteront dans une compétition. Ils proviennent de tous les domaines et ont été sélectionnés selon leur intérêt pour le développement régional et l'entrepreneuriat, parmi quelque 80 candidatures. «On a déjà eu des personnes en cinéma et en psychologie. Le fait de ne pas avoir des spécialistes des thèmes permet de sortir des sentiers battus. Ce qu'ils apportent de différent est une valeur ajoutée», croit le directeur adjoint aux études et à la recherche de l'UQAC, David-H. Mercier.

Selon le représentant de Promotion Saguenay et conseiller municipal Luc Boivin, la contribution des étudiants est essentielle pour briller sur la scène mondiale. Lui-même possède une chaudière à biomasse dans son entreprise, où le fluide de combustion a été conçu dans le projet de maîtrise d'un élève de l'UQAC, qui a depuis d'autres clients. «Il faut croire au savoir et donner aux étudiants des outils de développement.»

Le directeur général du CLD Lac-Saint-Jean-Est, Laval Girard, espère que Savoir Affaires Saguenay-Lac-Saint-Jean sera porteur d'initiatives comme cela l'a été dans les autres régions à la suite des précédentes éditions. Depuis trois ans, une centaine d'opportunités d'affaires originales ont été détaillées et au moins six projets créateurs d'emploi ont été lancés.

«On ne peut pas égaler la production de masse qui se fait en Chine et en Inde dans un contexte de mondialisation, mais avec de la créativité et de l'audace, on peut tirer notre épingle du jeu, poursuit le ministre Jean-Denis Girard. Ce défi servira de tremplin à la région.»

Le directeur au Développement économique régional de Rio Tinto, Gilles Grenon, estime que le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la multinationale sont «gagnant gagnant» en collaborant pour de nouveaux projets dans le contexte économique actuel, plutôt difficile.

L'occasion de saisir des opportunités

Le Sommet économique régional est loin d'être un «rendez-vous manqué», selon le député libéral de Dubuc Serge Simard. Au contraire, il est encore temps de saisir les opportunités pour dynamiser l'économie.

«J'ai été surpris de voir les critiques. Le rendez-vous, il est encore là et le travail se continue extrêmement bien. Cet automne, le premier ministre a rencontré le comité aviseur pour faire un suivi des discussions, et il le fera encore prochainement. Les recommandations seront diffusées au cours de l'année et il y a encore plusieurs annonces à venir», a-t-il affirmé en marge de la conférence de presse, lundi, de l'événement Savoir Affaires.

Des dizaines de personnes font partie des groupes de travail formés après le Sommet. Certains doivent livrer les résultats de leur premier mandat dès avril, selon l'échéancier prévu. «L'ensemble de la population régionale est impliqué. Cela veut dire que les personnes qui critiquent n'ont pas confiance en la population», se désole Serge Simard.

Graphic Packaging

En matière d'économie régionale, le libéral souligne les difficultés dans le secteur du papier et du carton, après l'annonce récente de la démolition possible de l'ancienne cartonnerie de Jonquière, fermée par Graphic Packaging en juillet. Il trace un parallèle avec la fermeture définitive de l'usine Port-Alfred d'Abitibi-Consolidated en 2005.

«C'était mon dossier et malgré tous nos efforts, on n'a pas réussi à la garder. Je souhaite bonne chance au syndicat et aux intervenants impliqués. De toutes les discussions qu'on a eues avec la compagnie, aucune n'a porté de fruits. Il semble que c'était décidé à l'avance. Le temps joue en notre défaveur.»

Élections partielles

Même s'il est adjoint parlementaire du premier ministre pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le député ignore les intentions de Philippe Couillard à propos du déclenchement des élections partielles dans la circonscription de Chicoutimi, sans élu depuis la démission du péquiste Stéphane Bédard en octobre. Il reste un peu plus de trois mois avant la fin du délai prévu par la loi.

«L'association du parti à Chicoutimi travaille fort pour trouver un candidat qui représentera les intérêts de toute la population. Nous n'avons pas eu de député élu depuis 1935 et ces élections sont une opportunité pour être à l'écoute des citoyens», précise Serge Simard, qui travaillera en collaboration avec le futur candidat.

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