Accident: Marc Pettersen blâme le MTQ

Le secteur de la route 172 à Canton-Tremblay,... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le secteur de la route 172 à Canton-Tremblay, où deux courbes se suivent pour former un S est considéré problématique par le conseiller municipal du secteur, Marc Pettersen.

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Conseiller municipal du secteur où deux accidents ont eu lieu coup sur coup samedi soir à Canton-Tremblay, Marc Pettersen souhaite que Saguenay ait le pouvoir de réduire la vitesse sur les routes de son territoire afin de protéger les citoyens.

Actuellement, la ville doit recevoir l'approbation du ministère des Transports pour changer les limites de vitesse. Or, elle a essuyé des refus à plusieurs de ses demandes dans les dernières années, notamment celles concernant la route 172, où une sortie de route et une collision frontale ont lieu samedi soir, et le boulevard de l'Université à Chicoutimi, où une jeune femme a perdu la vie le 31 décembre.

«On nous répond de faire respecter la loi. On organise des opérations policières souvent à ces endroits, mais les patrouilles ne peuvent pas être là 24 heures sur 24. Le Ministère n'est pas très collaborateur, il se contente d'amener les personnes d'un point A à un point B le plus vite possible», se désole M. Pettersen en entrevue téléphonique.

Celui qui est aussi président du comité d'urbanisme proposera au conseil d'arrondissement de Chicoutimi qu'une autre recommandation sur la vitesse des boulevards Sainte-Geneviève (route 172) et de l'Université soit envoyée au MTQ. Si la proposition est acceptée, elle sera discutée au conseil de ville qui pourra adopter une résolution officielle. «Après, ça peut prendre six mois pour que le ministère analyse tout ça et fasse une étude», explique-t-il.

Marc Pettersen est las de la situation. «En ce moment, c'est papa qui décide pour nous, et on ne peut rien faire. Si on agit unilatéralement, on est illégal selon le Code de la sécurité routière. On reçoit beaucoup de plaintes de citoyens sur la vitesse. On devrait pouvoir décider nous-mêmes, à part pour les autoroutes, afin de sécuriser la population. Là, on se retrouve pris entre l'arbre et l'écorce.»

Signalisation

Questionné plus précisément sur le secteur problématique de la route 172 à Canton-Tremblay, où deux courbes se suivent pour former un S, le conseiller municipal admet qu'il y a «place à l'amélioration». «Ça fait un bon bout qu'il n'y a rien eu de fait. La dernière intervention, c'était l'installation de lampadaires parce que ce n'était pas vraiment éclairé.»

Selon lui, il serait facile pour le ministère des Transports, comme première étape, de poser une signalisation plus adéquate pour annoncer la courbe, par exemple une pancarte avec des clignotants recommandant de réduire sa vitesse.

«Il y a beaucoup d'accidents dans le coin. On a été chanceux de ne pas avoir de décès samedi, parce qu'il y en a déjà eu, poursuit Marc Pettersen. Ce n'est pas tout le monde qui connaît les dangers de l'endroit. Il faut être très prudent et ne pas lâcher la route des yeux, il suffit d'un instant pour dévier un peu de la trajectoire. Et si l'autre en sens inverse se décale en même temps...»

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