L'artiste Karol Proulx attend toujours

Depuis le changement de vocation de l'ancien hôtel... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Depuis le changement de vocation de l'ancien hôtel de ville de Jonquière et sa conversion en quartier général de la police de Saguenay, l'artiste Karol Proulx déplore le fait que son oeuvre soit en grande partie masquée par un mur de granit.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'artiste originaire d'Arvida, Karol Proulx, attend toujours que son oeuvre, La place de l'Homme, retrouve sa place de choix devant le quartier général de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

À l'époque où l'immeuble de la rue Powell servait d'hôtel de ville (Arvida, puis Jonquière par la suite), la fresque de quatre murales réalisée en 1973 était bien visible. Dans la foulée du changement de vocation du bâtiment, provoqué par le regroupement de tous les effectifs de la Sécurité publique de Saguenay sous un seul et même toit, une rampe d'accès dotée d'un mur de granit est venue obstruer l'oeuvre en grande partie. Il s'agit d'une gifle pour l'artiste, qui définit son travail comme étant la première manifestation artistique soulignant le déséquilibre de la relation entre l'Homme et son environnement.

Le 25 décembre, Karol Proulx a publié un montage photo sur Facebook, dépeignant le QG de la police et son oeuvre à titre d'exemple du panorama qui pourrait être offert aux citoyens d'Arvida, si «l'erreur du passé» était corrigée.

«L'image utilisée pour la carte de souhaits est la proposition que j'ai faite, soit sur fond de ciel, et le remplacement du gros bloc de granit par un bassin avec des plantes», explique Karol Proulx, désormais établi dans la métropole.

L'artiste également à l'origine d'Élévation vers une conscience universelle, une structure d'aluminium située à Place Davis et récemment bonifiée de vitraux signés Harold Bouchard, a interpellé le conseiller du secteur, Carl Dufour, par le passé.

«Je sais que Carl Dufour est sur le dossier, mais il est certain que les revendications doivent venir des usagers», a-t-il fait valoir, lorsque questionné par la représentante du Progrès-Dimanche.

Réparation

Le conseiller municipal Dufour entend profiter de la rénovation de l'entrée extérieure du QG pour redonner à l'oeuvre de M. Proulx ses lettres de noblesse.

«J'ai à coeur les oeuvres d'art d'Arvida. On a restauré celle devant Place Davis et on a mis en évidence celle de Daniel Dutil au rond-point Sainte-Thérèse. Celle-là est particulière parce qu'ils sont allés mettre un gros bloc de béton en avant. Karol Proulx est un artiste connu et son oeuvre doit être visible», a-t-il convenu. L'entrée du poste de police, considérée désuète, sera revue en corrigée, possiblement en 2017. Carl Dufour croit que le contexte sera alors propice à la mise en valeur de La place de l'Homme.

Quant aux trois murales de Jordi Bonnet (une quatrième peut être vue au Foyer de loisirs), l'élu veut également les restaurer. L'aval du ministère de la Culture sera toutefois requis avant la réalisation de quelconque installation, puisqu'il s'agit d'une fresque reconnue.

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