Gilles Couturier, inventeur d'un élévateur à kayak

Démarrer son entreprise à 69 ans

Le Kayak Hop élévateur de Gilles Couturier est... (Photo courtoisie)

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Le Kayak Hop élévateur de Gilles Couturier est actuellement en peaufinage dans une usine de Québec. L'entrepreneur devrait obtenir son démo officiel le 16 janvier.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Il a fallu bien du flair, de l'audace et de la ténacité à Gilles Couturier pour démarrer son entreprise à l'âge de 69 ans. L'amoureux de plein air et ancien professeur de mécanique automobile à l'école Dominique-Racine a créé le Kayak Hop élévateur. Son produit, un appareil fait d'aluminium et permettant d'installer un kayak sur le toit d'un véhicule sans lever le petit doigt, n'est pas encore sur le marché. Mais les efforts acharnés de son concepteur devraient bientôt porter leurs fruits.

Gilles Couturier a eu l'idée de créer l'élévateur de kayak, lequel fonctionne grâce à un moteur mécanique actionné à l'aide d'une télécommande, après avoir vendu son Westfalia. Il s'est vite aperçu qu'installer l'embarcation sur le toit d'un campeur n'était pas une mince affaire et présentait certains dangers pour lui et son épouse. Il a donc créé un prototype et a construit l'appareil lui-même. L'invention a fait plusieurs jaloux dans l'entourage de M. Couturier, ce qui lui a permis de croire qu'il tenait quelque chose.

Déterminé, le sexagénaire a fait concocter une étude de marché. Celle-ci s'est avérée concluante et est venue confirmer que le Kayak Hop avait sa raison d'être. Il a ensuite frappé aux portes de diverses organisations pour obtenir du financement. Le Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium (CQRDA), le Centre local de développement (CLD) de Saguenay, Rio Tinto, la Société de la vallée de l'aluminium et le réseau Trans-Al lui ont tous offert leur appui. C'est ainsi qu'il a pu boucler environ 75 pour cent du budget requis pour démarrer l'entreprise.

Gilles Couturier a démarré son entreprise, Kayak Hop... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Gilles Couturier a démarré son entreprise, Kayak Hop élévateur, à 69 ans.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

«Il faut que tu te fixes des objectifs et que tu ne te laisses pas abattre par les obstacles. Comme mon père disait : ''si tu ne peux pas entrer par la porte d'en avant, il y a toujours la porte d'en arrière et celle de côté», image l'homme de 71 ans, qui a d'abord confié la conception des plans et la fabrication du Kayak Hop à des compagnies régionales. Une dizaine d'unités ont été fabriquées. Malheureusement, des pépins techniques sont survenus et il a dû confier le mandat à une entreprise de Québec qui détient une usine à Alma. Son élévateur est en cours de peaufinage et Gilles Couturier espère obtenir le démo de la version améliorée la semaine prochaine.

Le président de Kayak Hop ne pense pas qu'il soit beaucoup plus difficile pour une personne plus âgée de se lancer en affaires. L'important, dit-il, c'est de s'investir, de croire en son produit et de demeurer raisonnable, en ce qui a trait aux quantités d'argent personnel investi.

«Surtout, il ne faut pas avoir peur de foncer ou du ridicule ni s'empêcher de se lancer parce qu'on pense qu'on va faire rire de soi», note celui qui a jugé important de suivre un cours en entrepreneuriat et en dessin technique pour s'outiller. La prochaine étape, pour Gilles Couturier, sera la mise en marché. Une autre paire de manches, convient le citoyen de Laterrière, qui se dit toutefois prêt à relever le défi.

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