Chicoutimi: une lutte sans merci se prépare

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Malgré sa démission, l'ancien député péquiste de Chicoutimi Stéphane Bédard reste un militant actif du parti.

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Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois se préparent à une chaude lutte pour les élections partielles dans Chicoutimi que le premier ministre a l'obligation de déclencher dans un délai de six mois après le départ du député en poste, le souverainiste Stéphane Bédard.

Au cours d'un entretien téléphonique, le président du Parti libéral dans Chicoutimi, le notaire Marc Beaulieu, a admis qu'une victoire dans le comté de Chicoutimi aurait valeur de symbole pour la formation de Philippe Couillard. Il faut remonter en 1935 pour trouver un député libéral dans Chicoutimi.

«Il y a de très bons candidats intéressés à se présenter. Ces candidats ont rencontré le directeur général du parti et il pourrait y avoir une assemblée d'investiture quand nous jugerons que le moment est propice en vue de l'élection partielle. Il n'y aura alors qu'une seule partielle au Québec», insiste Marc Beaulieu.

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Le président du Parti libéral dans Chicoutimi Marc Beaulieu avoue qu'il y a de bons candidats intéressé.

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Le nom de Marc Beaulieu a circulé comme candidat potentiel pour cette élection. Hier, le principal intéressé semblait loin de cette possibilité. Pour le moment, les noms de Claude Bouchard, de Promotion Saguenay, et de Francine Gobeil, ex-attachée politique du maire Jean Tremblay, circulent pour la candidature libérale dans Chicoutimi.

Interrogé sur l'identité des éventuels candidats, le président du parti est demeuré prudent. Il laisse aux personnes concernées le soin de procéder aux annonces. Le président du parti doit demeurer neutre dans le cadre d'une investiture.

Marc Beaulieu entend de son côté se concentrer sur les préparatifs de la campagne électorale. Même si les libéraux considèrent avoir des chances de reprendre Chicoutimi, Marc Beaulieu est conscient que la bataille sera ardue.

«C'est une élection partielle. C'est une situation différente. Nous comptons aussi sur le fait que certains souverainistes n'ont pas aimé le traitement réservé à Stéphane Bédard par le chef Pierre Karl Péladeau. Le comté Chicoutimi a une valeur de symbole et nous allons travailler pour être en mesure de proposer aux gens un leadership économique», a conclu le président.

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L'historien Éric Tremblay

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Michel Potvin

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Parti québécois

La formation souverainiste n'est pas en reste au chapitre des rumeurs alors que les noms de l'agriculteur Michel Potvin, de la femme d'affaires Mireille Jean et de l'historien Éric Tremblay ont circulé. Le président du parti, Loïc Chartier, refuse de s'avancer sur l'identité des candidats potentiels qui songent à briguer les suffrages.

«Ce que nous pouvons dire pour le moment, c'est que le parti est en excellente santé dans Chicoutimi. Plusieurs personnes ont signifié leur intérêt pour une candidature. Pour le moment, nous allons attendre avant de confirmer l'identité des personnes», insiste le président.

Ce dernier juge que le départ de Stéhane Bédard, et surtout les circonstances entourant son départ, n'aura pas d'impact significatif sur les convictions des militants péquistes. Loïc Chartier affirme ne pas avoir rencontré de militant en colère contre le chef Péladeau et sa décision de reléguer Stéphane Bédard au rôle de député alors qu'il occupait la fonction de leader parlementaire. Le député sortant est lui-même demeuré un militant actif.

«Stéphane Bédard est toujours militant du Parti québécois. Il a participé à certaines activités du parti au cours des derniers mois. L'élection partielle sera une bonne occasion pour évaluer la performance économique du gouvernement libéral dans la région. Ils ont convaincu les Québécois que le retour du Parti libéral allait signifier une croissance économique. Ce n'est pas vraiment ce que nous constatons», a conclu le président.

La date de l'élection partielle, en fonction des obligations pour le premier ministre de déclencher les hostilités, devrait arriver à mi-mandat du gouvernement. Une victoire libérale donnerait à la formation de Philippe Couillard des munitions dévastatrices d'ici le prochain scrutin. Pierre Karl Péladeau ne peut se payer le luxe d'une défaite dans cette forteresse souverainiste détenue depuis 1976 sans interruption.

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