La politique énergétique réclamée

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Pascal Girard
Le Quotidien

L'Association québécoise de la production d'énergie renouvelable (AQPER) a réussi le tour de force de réunir comme signataires d'une lettre ouverte l'industrie minière, l'industrie forestière, un syndicat ainsi que des municipalités pour demander à Québec de déposer au plus tôt sa politique énergétique.

Initialement prévue pour la fin de 2015, la politique a été élaborée à partir des consultations réalisées par Québec dans la première partie de l'année.

«Pour réaliser son objectif de réduire les émissions de 37,5%, il va falloir que les actions structurantes commencent et l'appel qu'on fait, c'est de dire "dépêchez-vous de publier"», a expliqué en entrevue téléphonique l'initiateur de la démarche, Jean-François Samray, le président-directeur général de l'AQPER. Cet organisme regroupe plus d'une centaine de membres, dont environ le quart sont des producteurs indépendants d'électricité qui développent et exploitent des parcs éoliens, de petites centrales hydroélectriques et des centrales de valorisation du biogaz ou de la biomasse.

D'ailleurs, les biogaz et la biomasse représentent une part importante de l'orientation demandée à Québec par les secteurs minier et forestier. «Nous sommes tous les trois parties prenantes de la Table des partenaires du Plan Nord. À force de discuter ensemble, on a vu qu'il y a des alternatives pour réduire la quantité d'énergie fossile consommée sur le territoire du Plan Nord. C'est là où on produit encore de l'énergie électrique avec du diesel. Aux États-Unis, on est en train de supporter l'industrie forestière avec des politiques qui permettent de la production de biodiesel à partir de biomasse forestière résiduelle», a-t-il poursuivi.

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Le PDG de l'Association québécoise de la production d'énergie renouvelable (AQPER), Jean-François Samray, demande à Québec de déposer au plus tôt sa politique énergétique.

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Des milliers d'emplois

Le PDG de l'AQPER stipule également que les énergies vertes qui seraient déployées se traduiraient également en milliers d'emplois au Québec. Il cite notamment qu'à la suite de la conférence sur le climat de Paris, de grands pans de l'économie mondiale, dont plusieurs grands investisseurs, tournent le dos aux énergies fossiles. «Grâce à ses ressources et à ses sources d'énergie renouvelable diversifiée, le Québec est bien outillé pour se positionner comme un leader dans la lutte contre les changements climatiques. Avec la venue de la nouvelle politique énergétique, tout peut être mis en place pour transformer et moderniser son économie pour la rendre plus prospère, plus durable», clament les signataires dans la lettre.

En plus de l'AQREP, les signataires de la lettre sont l'Association minière du Québec (AMQ), le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), la Fédération québécoise des municipalités (FQM), l'Association des producteurs de copeaux du Québec (APCQ), les maires de Longueuil et Gaspé, le président de la Chambre de commerce de Gaspé et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International).

Un appui à GNL Québec

Le PDG de l'AQREP, Jean-François Samray, verrait d'un bon oeil l'implantation d'une usine productrice de biocarburant au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il s'agirait selon lui d'une bonne façon de supporter l'industrie régionale. Il appuie également le projet d'implantation d'une usine de liquéfaction de gaz naturel à Grande-Anse par GNL.

« Pour substituer le diesel dans le Nord-du-Québec, il va falloir des carburants alternatifs, que ce soit du biodiesel ou du gaz naturel liquéfié. Et on peut diluer progressivement ce dernier avec du gaz naturel fait de sources renouvelables comme le biométhane. De plus, pour acheminer ce gaz, on ne va pas construire un pipeline jusque dans le Nord-du-Québec, il faut liquéfier le gaz naturel. Et l'infrastructure qui serait construite permettrait de liquéfier le gaz naturel qu'il soit de source renouvelable ou pas », a-t-il poursuivi.

Le projet de Grande-Anse est évalué à 7,5 milliards $. GNL Québec, dont les principaux actionnaires sont les compagnies américaines Freestone Capital et Breyer Capital, prévoit embaucher 4000 travailleurs pendant quatre ans pour ériger les installations, à partir de 2018.

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