Fibre: Québec cherche une solution à long terme

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Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

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Le gouvernement du Québec entend en arriver à une solution à long terme pour régler les problèmes du coût de la fibre confirmé par l'étude DDM menée à la demande du ministère des Forêts, de la Faune et des parcs.

L'étude, dont les conclusions publiées dans l'édition de mardi du Quotidien démontrent que le bois québécois coûte entre 6 et 7$ le mètre cube de plus que celui de la province voisine, constitue l'un des éléments dont le gouvernement entend se servir pour en arriver à une solution viable pour l'industrie. Pour le ministère, les travaux sont en cours avec la cellule de crise et doivent franchir une nouvelle étape le 8 janvier lors d'une rencontre.

«L'étude DDM constitue l'un des éléments que nous allons considérer pour en arriver à une solution permanente. Nous devons aussi attendre les résultats du travail du ministère des Finances. C'est très rare que le ministère des Finances intervienne dans un ministère sectoriel comme ça se fait en ce moment et il est important d'attendre les conclusions de leurs travaux», a indiqué au Quotidien Mathieu Gaudreault, attaché de presse du ministre Laurent Lessard.

Pas sur la place publique

Le gouvernement entend donc éviter de négocier sur la place publique toute modification ou changement significatif au régime forestier. Malgré les conclusions de cette étude et les plaintes répétées des industriels, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs semble toujours réticent à admettre que les problèmes sont loin d'être réglés.

Sommet de Saint-Félicien

Depuis l'adoption du régime en 2013, le gouvernement a tenu un sommet, à Saint-Félicien, qui a accouché de trois rapports centraux. Le gouvernement n'a toujours pas donné de réponse aux rapports produits par des acteurs de l'industrie sur les problèmes du régime forestier, la transformation de l'industrie forestière et tout le volet de la productivité de la forêt.

Pour le moment, l'industrie du sciage du Québec doit lutter avec un vent de face très violent pour parvenir à concurrencer celle des autres provinces. À titre d'exemple, la Scierie Girard de Saint-Ambroise va transformer 200 000 mètres cubes de bois au cours de l'année. Ces coûts de production seront supérieurs de 1,4 M$ à ceux d'une scierie opérant en Ontario avec des équipements semblables.

Au Québec, l'industrie forestière parvient à livrer un mètre cube de bois dans la cour de la scierie pour approximativement 67$.

Démarche importante

L'attaché de presse du ministre a insisté sur l'importance de la démarche initiée avec la cellule gouvernementale. Québec considère qu'il s'agit de la meilleure façon de trouver la solution qui mettra à l'abri l'industrie de l'imposition d'une nouvelle surtaxe sur les exportations québécoises de bois d'oeuvre.

Québec n'entend pas plus intervenir directement dans la crise de la certification forestière qui est en train de faire tomber un après l'autre les certificats du Forest Stewardship Council (FSC) sur le territoire québécois. Selon Mathieu Gaudreault, le gouvernement n'est pas un client du FSC et laisse à l'industrie toute la latitude pour choisir l'organisme de certification devant lui permettre de vendre sur les marchés internationaux.

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