Serres Toundra: les travailleurs hollandais au boulot

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Après une année riche en péripéties, le promoteur Éric Dubé a bon espoir que 2016 sera profitable pour les Serres Toundra de Saint-Félicien. Loin d'être expulsés, les travailleurs hollandais pourront revenir au cours du mois de janvier pour continuer le transfert de la technologie étrangère nécessaire au projet écologique.

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Le promoteur Éric Dubé, que l'on voit avec Caroline Fradette, affirme que les échéanciers sont respectés pour le projet des Serres Toundra.

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Le 24 décembre, il avait été annoncé qu'Immigration Canada avait renvoyé les huit ouvriers de la société Kubo dans leur pays en raison d'une confusion au sujet de leur statut. M. Dubé assure au contraire que ce départ était prévu de longue date. «S'ils avaient été expulsés, est-ce qu'on les aurait laissés finir leur travail jusqu'au 23 décembre? Quelques-uns vont revenir en janvier pour poursuivre les installations, puis il y aura des suivis au printemps.»

Le promoteur admet que des détails techniques ont été soulevés, mais que des avocats spécialisés en immigration s'en sont chargés. «Les problèmes qu'on a eus sont majoritairement réglés et on respecte toujours nos échéanciers. On va pouvoir avoir nos premiers concombres en septembre 2016», poursuit-il, confiant que le chantier avancera désormais rondement.

Le maire de Saint-Félicien Gilles Potvin, qui travaille depuis quelques années déjà au développement de l'Écoparc, où est situé le complexe horticole de huit hectares, est soulagé de ce dénouement. Il souligne l'aide des élus fédéraux Denis Lemieux, de Chicoutimi-Le-Fjord, et Denis Lebel, de Lac-Saint-Jean. «Je n'ai fait que mon travail de député, s'est contenté de commenter ce dernier. Je me suis toujours douté qu'on trouverait une solution.»

Démarches difficiles

Éric Dubé, qui n'en est pas à sa première embûche dans le dossier, constate qu'il est «vraiment difficile d'amorcer un gros projet au Québec, comparé au reste du Canada». Le coût de la première phase est évalué à plus de 30 M$ et devrait permettre de créer une centaine d'emplois. Les embauches se tiendront au cours des prochains mois.

«Au total, ce sera 400 emplois. Pour Saint-Félicien, c'est comme si on ouvrait une usine de 80 000 employés à Montréal, s'enthousiasme le promoteur. C'est sûr que j'aimerais engager tout de suite des travailleurs locaux, mais il faut commencer par les Hollandais, qui vont former les gens d'ici petit à petit.»

M. Dubé se réjouit de ce transfert de connaissances, qui marque selon lui la plus grosse entente entre le Canada et les Pays-Bas dans le domaine agroalimentaire. «Dans cinq ou dix ans, peut-être que le Québec aura sa propre branche économique dans les serres technologiques. Au Lac-Saint-Jean, on va pouvoir avoir des emplois à l'année, et ça va diversifier l'économie pratiquement mono-industrielle.»

Le promoteur mentionne également le travail d'équipe avec Produits forestiers Résolu, essentiel au projet, notamment pour les terrains, et la réduction de l'empreinte écologique grâce à la récupération de l'eau de pluie et de la neige pour arroser les plants.

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