Patro de Jonquière: un lien unique avec la population

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Le directeur général du Patro de Jonquière, Yannick Gagnon.

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Le titre de Personnalité du mois de décembre 2015 Le Quotidien/Radio-Canada est décerné aujourd'hui au Patro de Jonquière. L'entrepreneur social, qui aime se définir comme une usine de fabrication de bonnes personnes, joue un rôle crucial dans un contexte de morosité économique. De plus, le centre communautaire célèbre le succès de la campagne « Le Patro en route vers un nouveau gymnase ».

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Une partie de la section des jeunes et l'animateur Charles Lépine entourent le directeur général du Patro de Jonquière, Yannick Gagnon.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Le Patro de Jonquière est un milieu de vie où chemine la personne. Et elles sont nombreuses les personnes qui redonnent à leur Patro, peu importe par quelle porte elles y sont entrées. Une réalité qui prouve le lien quasi infus qui unit le centre communautaire et la population.

« On fait cheminer la personne. Chaque année, on retrouve des jeunes qui sont devenus moniteurs ou qui embarquent au sein du conseil d'administration, partage le directeur général du Patro de Jonquière, Yannick Gagnon. Moi-même, je suis entré au Patro à cinq ou six ans, je suis devenu moniteur et je finis ma neuvième année comme directeur général. On a des gens comme l'ex-recteur de l'UQAC, Bernard Angers, sur notre CA, qui sont hyper impliqués. C'est incroyable! »

« Les anciens reviennent avec leurs contacts et leur expertise. Nous sommes entourés de gens extraordinaires, de gens de coeur. Nous sommes choyés. »

Le centre communautaire est autonome pour 60 % de son budget de 1,4 million $. À titre d'entrepreneur social, le Patro doit créer ses partenariats et renouveler ses moyens de financement. La proximité avec la communauté est donc cruciale. Le succès de la campagne « Le Patro en route vers un nouveau gymnase » l'a démontré une fois de plus, alors qu'une dernière offensive de financement devrait permettre d'atteindre l'objectif de 800 000 $.

« À travers ce projet-là, il s'est passé quelque chose de magique. La communauté s'est approprié le projet, affirme Yannick Gagnon. On va avoir récolté 800 000 $ de manière volontaire, à coût de billets pour la Loto Patro ou de briques. Chaque don était accompagné d'un témoignage sur la reconnaissance de nos actions. C'est touchant! C'est fou! »

Le Patro de Jonquière a pour vocation première d'accompagner une clientèle plus démunie par le loisir, grâce à un souci d'accessibilité communautaire. « Il y a plusieurs portes pour découvrir le Patro. Un enfant par le volet animation, un adolescent avec un problème de dépendance, un jeune adulte qui vient jouer au hockey ou un aîné qui vient au bingo. L'outil premier demeure le loisir. Par le loisir, on entre en relation avec la personne pour ensuite l'accompagner et cheminer avec elle », détaille Yannick Gagnon.

En 68 ans d'existence, le Patro de Jonquière a beaucoup évolué, note son directeur général. Le centre communautaire inclut désormais quatre secteurs : animation, intervention, sports et communautaire/milieu de vie. Bien connu de tous pour ses réalisations sur le terrain de jeu, le Patro de Jonquière joue un rôle crucial d'intervention, auprès d'une population aussi hétéroclite que les problématiques rencontrées. Le centre est également très sollicité dans un contexte de morosité économique, afin de solidifier un tissu social affaibli.

Par ailleurs, avec ses trois Alternatives Café Jeunesse, son chalet Kiwanis et ses travailleuses de rue, plus que jamais, le Patro de Jonquière est actif à l'extérieur de ses murs. « Les dix dernières années, le Patro a explosé à l'extérieur de ses murs, dans son action et dans son développement. Il a connu une expansion importante », fait valoir Yannick Gagnon.

« Le communautaire, c'est une flamme »

Le directeur général du Patro de Jonquière combat les préjugés dont est victime le milieu communautaire. « Le milieu communautaire a encore un peu une réputation d'être léger et peu formé. Ce n'est tellement pas vrai », affirme Yannick Gagnon.

« Les moniteurs sont tous formés, il y a plusieurs personnes avec des baccalauréats au Patro. Ce sont des profs et des intervenants qui pourraient travailler n'importe où ailleurs, mais qui ont choisi le communautaire. Le communautaire, c'est une flamme. »

Selon Yannick Gagnon, le milieu communautaire est plutôt très riche. Riche de coeur, de partage et de proximité, mais aussi d'expertise. « Le communautaire est crédible, structuré et mobilisé. Ses acteurs sont des acteurs de premier plan, alors ce préjugé doit être enlevé, martèle-t-il. Sans prétention, le Patro est une référence en termes de loisirs et d'intervention. »

Yannick Gagnon tient à rendre hommage à tous ces acteurs « qui ont choisi le contact humain », dont, au premier chef, les jeunes. « S'occuper de 25 petits gars de sept ou huit ans pendant trois jours quand il pleut dehors, c'est probablement l'emploi le plus difficile que tu auras à faire dans ta vie. Tous les gens qui travaillent au Patro ont choisi ce style de vie et tout ce qu'il implique », met-il en relief.

« L'été, le Patro, c'est 750 jeunes et 116 moniteurs. C'est l'équivalent de deux écoles et demie ça! Les mathématiques deviennent la baignade, les moniteurs de 16 à 18 ans remplacent les professeurs, et dans tous les services, les bureaux sont fermés. C'est exceptionnel! C'est une incroyable responsabilité. Ces jeunes-là méritent un gros bravo.

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