Agriculteur, un métier sans pause

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«Ce que j'aime le plus de mon travail, c'est la polyvalence [...] c'est ce qui fait la beauté de la job.»

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Frédéric Marcoux
Le Quotidien

Agriculteur depuis son tout jeune âge, le propriétaire de la ferme Léothé à Jonquière, Denis Tremblay, n'a jamais regretté de pratiquer le métier, même dans le temps des Fêtes. En compagnie des trois autres membres de sa famille à la ferme, Denis peut s'offrir le luxe d'avoir quelques congés et de gérer son horaire, afin de profiter pleinement de cette période de réjouissances.

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Denis Tremblay est conscient qu'avoir la responsabilité de plus d'une centaine de bêtes nécessite beaucoup de sacrifices.

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« On n'est pas à plaindre, c'est un métier que nous avons choisi et c'est une passion pour nous », lance d'emblée Denis Tremblay.

Pour lui, se lever à 4 h 15 tous les matins ne lui pose pas problème. Il est conscient qu'il a sous sa responsabilité des êtres vivants. Pour assurer le bien-être et le confort des 180 bêtes de race holstein, dont 75 vaches en lactation qui composent le troupeau, l'agriculteur est prêt à faire tous les sacrifices nécessaires.

« Il faut être né là-dedans pour comprendre le mode de vie qu'est l'agriculture et tout ce que ça implique. C'est une business et ça n'arrête jamais. Tu as toujours hâte au lendemain pour voir les résultats de ton travail ».

Horaire flexible

Denis Tremblay s'offre parfois des journées de congé, puisqu'il travaille à la ferme avec son frère Jean. Ils sont accompagnés de leur fils respectif, Pierre-Yves et Guillaume, tous deux aussi passionnés que leur père. Chaque duo père-fils peut effectuer la traite, ce qui permet aux autres de s'offrir un moment pour décrocher du boulot. Selon Denis Tremblay, le travail d'équipe est la clé. Le quatuor peut aussi se permettre de devancer quelque peu les heures de la traite, dans le but de festoyer plus rapidement par la suite.

« On fêtait plus auparavant qu'on le fait aujourd'hui. Il y a 20 ans, il n'y a pas un jour de l'An où on se couchait, on restait debout. On finissait la soirée et on s'en venait au travail! Avec l'âge, c'est différent, on essaie de se coucher plus tôt. Notre entourage connaît notre mode de vie et le respecte », de confier celui qui a longtemps été impliqué dans l'agriculture provinciale chez Holstein Québec, une organisation qui représente plus de 5000 éleveurs au Québec.

S'épanouir grâce à l'agriculture

Malgré les inconvénients par moment, Denis Tremblay ne changerait jamais de métier pour rien au monde. Il apprécie les occasions et la diversité que l'agriculture lui offre.

« Les fêtes sont de belles occasions pour festoyer, mais ce n'est pas une raison pour lâcher ta business pour autant. Ça continue quand même et on s'organise avec les fêtes. C'est certain que pour les agriculteurs qui sont seuls, il y a moins de latitude. Ce que j'aime le plus de mon travail, c'est la polyvalence. À un moment donné tu dois gérer, tu dois faire du bureau, tu peux être électricien ou plombier, tu es un peu mécanicien et tu dois parfois de salir les mains.

« Il y a aussi l'aspect de l'alimentation et de la génétique. Quelque part, tu joues dans tout. C'est ce qui fait la beauté de la job », de conclure Denis Tremblay avec le sourire.

Frédéric Marcoux, fmarcoux@lequotidien.com

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