Un rôle qui évolue auprès des marins

Les marins de passage au centre baieriverain en... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Les marins de passage au centre baieriverain en profitent pour se détendre. Ils peuvent bénéficier de plusieurs services d'accompagnement.

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Durant la période des Fêtes, on pourrait croire que les travailleurs des bateaux, lors de leur visite au centre de services de la Mission internationale des marins au Saguenay, soient tout excités de pouvoir communiquer avec leur famille après de longues semaines en mer. En fait, la tendance des compagnies maritimes à équiper leurs navires du Wi-Fi disponible en tout temps, même en plein milieu de l'océan, force les organismes d'aide à se renouveler pour rester utiles.

Nous sommes le 31 décembre. Quelques marins originaires de l'Inde ou des Philippines viennent se détendre dans les locaux du centre affilié à la North American Maritime Ministry Association (NAMMA) et à l'Assemblée chrétienne de La Baie. Leur bateau chargé d'alumine comptant 22 membres d'équipage a accosté durant la nuit aux installations portuaires de Rio Tinto. Comme c'est la veille du jour de l'An, l'éloignement des proches est plus difficile. «Mais c'est beaucoup mieux depuis qu'on a Internet à bord», confie en anglais un marin de huit ans d'expérience.

En tant qu'administrateur de la NAMMA, le directeur de l'organisme baieriverain Denis Côté a une vue d'ensemble sur la situation mondiale. Il constate que la venue du Wi-Fi sur les navires peut avoir un effet négatif sur la santé psychologique des travailleurs. Ils passent plus de temps sur leurs appareils électroniques, sont plus fatigués et négligents au boulot, ce qui peut créer des accidents, et interagissent moins avec leurs compagnons à bord. Certains ne sortent même plus du bateau une fois à quai.

«Il faut trouver des moyens pour être proactif. Les marins aiment voir ce qui se passe aux alentours, alors on pense à développer un service de transport vers les attraits touristiques de la région, ou à organiser des sorties pour voir la Fabuleuse histoire d'un royaume en anglais, par exemple. Mais pour ça, il faut que les mesures de sécurité soient moins restrictives», indique le seul employé rémunéré du centre, toujours en recherche de fonds.

Il y a quelques années, M. Côté a mis fin à la tradition trop coûteuse d'offrir des «shoeboxes», des boîtes contenant des produits essentiels, aux membres d'équipage durant le temps des Fêtes. «La moyenne d'âge des marins a baissé de 10 ans, ça ne fait pas plaisir à un jeune qui porte des vêtements de marque de recevoir des bas de laine ou du savon.» À la place, il donne des cartes d'appel pour que les conversations outre-mer coûtent moins cher. Il suffisait de voir les sourires et les poignées de main reconnaissantes pour apprécier la pertinence du cadeau.

Une application pour rester à l'affût

La Mission internationale des marins au Saguenay disposera bientôt d'une application mobile pour être en contact plus facilement avec les navires et les autres organismes affiliés à la North American Maritime Ministry Association (NAMMA).

Le projet nommé MAR-E, pour «mer» en latin et le «e» d'électronique, agira comme un réseau social et pourrait être disponible dans la prochaine année. «Ça va nous permettre d'organiser des activités à l'avance et de connaître les besoins des marins, comme les cas médicaux», donne en exemple le directeur du centre baieriverain Denis Côté.

L'initiative, subventionnée par la fondation britannique Mission to Seafarers, fait partie du processus pour demeurer intéressant et utile auprès des marins.

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