Stimulant et grisant

Les sentiers sont magnifiques juste bien assez larges... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Les sentiers sont magnifiques juste bien assez larges pour bien manoeuvrer le vélo.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

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Louis Potvin
Le Quotidien

CHRONIQUE / Nous étions une dizaine pour cette randonnée matinale en fatbike au club Tobo-Ski de Saint-Félicien. Une petite neige tombait et la température était parfaite.

Pour se mettre en jambe, on s'élance dans le «vélo parc». On enchaîne ensuite quelques beaux petits sentiers bien sinueux afin d'apprivoiser la bécane. La lourdeur de la monture ne paraît pas, tant le vélo flotte sur la neige. La frénésie nous gagne alors que l'on descend dans une section du bien nommé «Slalom».

Elle s'accroît encore plus lorsque l'on descend vers la rivière à l'Ours. C'est à ce moment que la vitesse atteinte nous invite à ne pas être trop téméraires. On peut perdre l'adhérence rapidement avec ce genre de vélo si la pression des pneus n'est pas adaptée à la surface de la neige.

Montée du Belvédère

Le premier supplice se manifeste dans la «Montée du belvédère». Ouf! Là, le surpoids de notre monture nous fait souffrir. On cherche une vitesse encore plus facile. Hélas, il n'y en a plus. Mon coeur veut sortir de ma poitrine. Deux passages nous obligent à mettre pied à terre, car la roue arrière perd son adhérence. On marche un peu. Puis on enfourche le vélo. La «Montée du belvédère» est «tough» en vélo de montagne, elle l'est tout autant en fatbike. Preuve que l'on a travaillé fort, un repos s'impose au belvédère. Le froid qui glaçait le bout des doigts s'est envolé comme par magie...

Le tapis blanc se déploie devant nous dans une enfilade de petits lacets de la «Ligne verte». On ne voit pas le temps passer. Le paysage est magnifique. Les branches des sapins et des épinettes s'affaissent sous le poids de la neige. Le son des pneus qui mordent le sentier est comme de la musique.

Approche alors la montée «Olympique» que nous descendrons. La prudence est de mise, car il y a de bons dénivelés et des virages brusques. Finalement, mes craintes ont été vaines. La descente s'est déroulée avec aisance. Il faut bien jouer des freins, car les roues ont tendance à danser. Un doigté que les plus expérimentés maîtrisent bien.

Puis le cortège se retrouve sur la «Montagneuse». Comme cette section a été plus travaillée, le roulement durci nous permet d'atteindre une meilleure vitesse. Les arbres arrivent plus vite aussi...

Martin Demers, qui roule devant moi, pousse de grands soupirs de satisfaction. Le président du Tobo-Ski a encore eu une belle idée. Je ne pensais pas que rouler en fatbike serait aussi stimulant et grisant. On a presque l'impression d'être en ski alpin tant tout se fait en douceur. Tous les obstacles du vélo de montagne disparaissent sous le tapis blanc. «C'est pour ça qu'on a des adeptes de vélo de route qui aiment moins le vélo de montagne. Ce n'est pas technique. C'est très accessible, c'est surprenant», mentionne Clément Ferland lors d'une pause.

La dernière avant de finir notre périple. La cerise sur le gâteau. Alors que les jambes sont lourdes, le «Sous-bois» nous permet de dévaler vers le chalet. Un sentier rapide et sinueux qui nous permet d'atteindre une belle vitesse de pointe. J'ai le sourire accroché sur le visage qui ne me lâchera plus jusqu'à l'arrivée.

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